Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Clamart National et Populaire
  • Clamart National et Populaire
  • : site politique pro Marine Le Pen
  • Contact

Recherche

13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 09:43

  

 

 

 

 

 

Voici ce que le think tank LEAPS écrivait il y a quelques semaines , Cela fait froid dans le dos. La crise est devant nous et le G20 de Séoul n'en est que la triste illustration

 

Depuis quelques mois, nous assistons au déclenchement d'une vaste guerre monétaire mondiale, à l'image de ce que LEAP/E2020 avait anticipé il y a près de deux ans et rappelé dans son calendrier anticipatif de la crise . D'ici quelques semaines, l'échec inévitable du tandem FMI/G20 à résoudre ces tensions monétaro-commerciales ( en fournira à la fois une nouvelle preuve tout en marquant un nouveau point d'inflexion de la dislocation géopolitique mondiale : le chacun pour soi devenant la règle .

D'ici deux semaines, avec l'annonce des détails concrets du vaste plan de réduction des dépenses publiques, le Royaume-Uni va finalement devoir affronter la crise socio-économique sans précédent qu'il tente désespérément de camoufler depuis des mois , et il va devoir le faire seul (puisque les Etats-Unis ne sont pas en mesure de l'aider, et qu'il s'est mis en dehors du système de sauvetage financier européen).

Et, dans trois semaines, les Etats-Unis vont simultanément exposer une paralysie politique sans précédent suite aux élections de mi-mandat , tandis que la Réserve fédérale US va se lancer dans une nouvelle tentative de sauvetage de l'économie américaine en monétisant un plan de relance que le gouvernement fédéral n'est plus en mesure de lancer . Cette tentative, dont l'ampleur sera moindre que celle que les marchés financiers attendent (car la Fed aussi est dorénavant contrainte, en l'occurrence par les détenteurs des avoirs libellés en Dollars US : Chine, Japon, Europe, pays pétroliers, ...) mais largement suffisante pour entraîner une nouvelle chute du Dollar et plonger le système monétaire mondial dans un état de conflit encore plus grave, échouera de toute manière car la société américaine est entrée de facto dans une phase d'austérité dont les dirigeants américains devront reconnaître courant 2011 qu'elle doit s'imposer également à la politique budgétaire et monétaire du pays .

La séquence globale des quatre années à venir peut donc se résumer assez simplement du côté des dirigeants mondiaux : dernières tentatives US pour « retourner au monde d'avant la crise » (stimulation de la consommation, maintien des déficits, monétarisation de la dette) qui échoueront toutes , dernières tentatives occidentales de faire face à la crise avec des méthodes issues du « consensus de Washington » (limitation des déficits par réduction des dépenses sociales, pas de hausses d'impôts sur les hauts revenus, privatisation des services publics, …) qui génèreront un chaos socio-politique croissant, accélération de la sortie des BRIC de la plupart des circuits occidentaux financiers et monétaires (en particulier des deux piliers financiers que sont Wall Street et Londres) qui accroîtra l'instabilité monétaire, montée en puissance de guerres commerciales (en parallèle aux guerres monétaires ) arrivée au pouvoir à partir de 2012 d'équipes dirigeantes décidées à tenter de nouvelles solutions pour sortir des conséquences sociales, économiques et politiques de la crise, prenant acte du fait que le « consensus de Washington » est mort … car il n'y a plus de consensus et car Washington est une puissance mondiale moribonde.

Pour le reste, le maintien de la note Triple-A de la dette américaine appartient au même monde virtuel que la récente déclaration de fin de récession par les autorités économiques US : la déconnection croissante entre la parole des acteurs-clés d'un système qui s'effondre et la réalité perçue par la majorité des citoyens et des acteurs socio-économiques est un indice infaillible de dislocation systémique . D'ailleurs les marchés financiers ne s'y trompent pas puisque l'envolée du coût d'assurance de la dette américaine talonne l'Irlande et le Portugal : avec un accroissement de 28% de ce coût au troisième trimestre, les Etats-Unis sont ainsi devenus le troisième pays pour lequel les marchés de la dette craignent de très mauvaises surprises .

Partager cet article

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article

commentaires

Liens