Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Clamart National et Populaire
  • Clamart National et Populaire
  • : site politique pro Marine Le Pen
  • Contact

Recherche

17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:18

Tous ceux qui l’ont vécue se rappellent l’indescriptible et grotesque panique qui déferla sur la France lorsque le 21 avril 2002, contre toute attente – à commencer par la sienne –, Jean-Marie Le Pen se qualifia pour le second tour de l’élection présidentielle. Celui qui était alors le président en exercice du Front national n’avait nullement envisagé une éventualité à laquelle il ne s’était donc pas préparé, et ce résultat inattendu l’embarrassait encore plus qu’il ne le réjouissait.

Encore avait-il assez de sang-froid, de connaissance du pays et d’expérience politique pour savoir qu’il n’avait aucune chance de transformer l’essai en victoire. À l’inverse, les uns par calcul feignaient de croire, les autres, pris d’un accès de folie collective et de déraison moutonnière, crurent vraiment que la bête immonde était de retour et qu’à son score de 16 %, sans bénéficier d’aucun désistement, d’aucune réserve, et sans faire campagne, le challenger pouvait ajouter la bagatelle de 34 points et l’emporter.

On connaît la suite. Le Pen, renforcé des troupes squelettiques de Bruno Mégret, gagna péniblement deux points d’un dimanche à l’autre et Supervoleur, Supermenteur – alias Jacques Chirac – pour qui 20 % des électeurs s’étaient prononcés ce même 21 avril, fut triomphalement reconduit dans ses fonctions avec 82 % des suffrages, dont naturellement il ne fit rien.

Autres temps, autres réactions. Le sondage paru hier matin dans Le Figaro ne semble pas avoir suscité une émotion particulière. Cela tient peut-être à la période pascale où nous sommes, et davantage à ce que les résultats de la dernière présidentielle, ceux des dernières municipales, les prévisions déjà publiées concernant les élections européennes du 25 mai et surtout l’impopularité abyssale du chef de l’État élu il y a deux ans – et normalement encore là pour trois ans – nous ont préparés à l’idée que notre paysage politique est entré dans une période sismique intense, propice à de colossaux glissements de l’opinion et des votes.

D’ores et déjà, à en croire cette enquête d’opinion, si le peuple français était appelé à voter dimanche prochain dans la même configuration politique qu’en avril 2012, François Hollande serait éliminé dès le premier tour avec seulement 19 % des voix et c’est Marine Le Pen, forte de 25 % des suffrages, qui affronterait Nicolas Sarkozy, crédité de 29 %. Dans cette hypothèse, la présidente du Rassemblement Bleu Marine gagnerait huit points entre le premier et le second tour et réunirait donc 33 % contre 67 % à Sarkozy. Dans l’hypothèse, exclue en principe, mais proposée aux sondés, où elle serait quand même opposée à François Hollande, elle gagnerait vingt et un points par rapport au premier tour et ne serait battue par le candidat socialiste que par 54 % contre 46 %. Pour mémoire, s’il avait la chance de se mesurer à Hollande au second tour, Sarkozy le distancerait de vingt-deux points (61 % contre 39 %).

Trois enseignements sont d’ores et déjà à tirer de cette enquête.

Le premier est qu’elle consacre la réussite de l’entreprise de dédiabolisation menée depuis trois ans par la fille du chef. Opposée au candidat de la droite classique, Marine Le Pen dispose de réserves qui ne sont pas négligeables, et qui s’avèrent plus que substantielles si son adversaire était François Hollande.

Deuxième leçon : le Parti socialiste, en perte de vitesse et de crédibilité, semble de toute façon mal parti pour l’échéance de 2017, mais il est pleinement assuré d’une claque monumentale s’il est représenté par le président sortant. De quoi le faire fortement réfléchir sur le choix de son candidat.

Troisième enseignement : si Marine Le Pen fait au premier tour dix points de plus que son père en 2002, et suivant le cas entre seize et vingt-neuf points de mieux au second tour, elle le doit en partie à ses efforts, mais ce succès encore relatif est d’abord la marque en creux de la gestion à tous égard lamentable de la France par le RPR puis l’UMP et par le PS. Le prochain coup n’est pas encore le bon, mais si les deux grands partis de mauvais gouvernement se montrent encore égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire au-dessous de tout dans les années qui viennent, le 21 avril 2022 pourrait bien être celui du changement – le vrai.(dominique Jamet)

Partager cet article

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article

commentaires

Liens