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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 17:54

Dans un article fort documenté, le JDD nous décrit l'ambiance au sein de l'UMP durant la campagne et comment les cadres administratifs qui souhaitaient la neutralité de l'appareil ont été placardisé ou viré. Le parti était entièrement au service de jf Copé

"L'ambiance s'est dégradée… Pour le personnel, c'est devenu tendu." L'employé de l'UMP qui parle souhaite rester anonyme. La centaine de permanents de la Rue de Vaugirard a en tête les cas de l'ancien directeur de l'informatique et de l'ancien directeur juridique… "Le parti est à l'image de ce qu'est l'UMP aujourd'hui : un malade", soupire un cadre. Pour ne rien arranger, l'Urssaf a lancé un contrôle sur la façon dont le parti gère ses salariés. "On nous a dit de faire attention à ce qu'on dit dans les couloirs", confie un employé. "Pour nous, les vieux permanents, pas les jeunes de la garde Copé, la campagne interne a été un cauchemar. Tout l'appareil a été mis au service d'un seul candidat et il règne maintenant une chasse aux sorcières", résume-t-il. "Oui, forcément, c'est tendu, admet Éric Cesari, le directeur général, chacun se surveille, mais bon, c'est ridicule, et ça passera."

David Biroste a été embauché par le parti de Nicolas Sarkozy voilà trois ans, sous la direction de Xavier Bertrand. Professeur de droit, en charge des questions juridiques, il se retrouve en charge des travaux de la Cocoe, la commission qui, depuis fin juin, doit piloter le scrutin interne. "Je prépare un dossier pour licenciement abusif contre l'UMP, je ne souhaite faire aucun commentaire", s'excuse-t-il auprès du JDD. Mais aux dires de ses anciens collègues, "David Biroste sait tout sur la façon dont s'est préparé le vote". Tous les mardis soirs, avant la réunion de la commission présidée par le sénateur Patrice Gélard, organisée dans une salle du 2e étage, c'est David Biroste qui planchait sur les sujets. C'est encore lui qui, avant chaque réunion, accompagnait le sénateur dans le bureau de Cesari, au 5e, pour "une réunion préparatoire systématique". "Et alors, on veut dire que j'étais Fantômas, que je pilotais la Cocoe en sous-main!" s'étrangle Cesari. "David Biroste a insisté de bout en bout pour que le siège du parti reste neutre", résume un de ses collègues. 

Un SMS pour un meeting de Morano?

Le premier gros clash a eu lieu le 3 septembre. Ce jour-là, Pascal C., le permanent de la Rue de Vaugirard chargé d'envoyer mails et SMS aux adhérents, reçoit l'ordre du patron des fédérations d'envoyer un message aux adhérents de la Sarthe pour les inviter à une réunion de Copé. Pascal C. demande par mail un feu vert à son chef direct, Christophe Laroche, le patron de l'informatique. Étonné de la demande, Laroche interroge Biroste sur la marche à suivre. Ce dernier répond, par mail, à sa supérieure hiérarchique, Fabienne Liadzé, que les moyens du parti doivent rester neutres comme le prévoient les statuts. "Liadzé est allée chez Cesari et Biroste et Laroche ont été priés de ne plus laisser de trace écrite", indique un de leurs proches. Cesari "ne se souvient pas" de ce premier incident. Pourtant, le 25 septembre, rebelote. Le même Pascal est prié d'envoyer un SMS pour un meeting de Nadine Morano, elle aussi soutien de Copé. Cette fois-ci, Biroste rédige une longue note écrite, dans laquelle il rappelle les règles d'impartialité. Le soir même, ils sont de nouveaux convoqués chez Cesari. "Il était ivre de rage, raconte un permanent. Il hurlait sur Laroche, lui disant qu'il ferait ce qu'on lui dirait de faire… Laroche, qui est un ancien militaire, n'a pas bronché. Il a ensuite été en congé maladie, puis est parti." "C'est des conneries, le SMS pour Morano, j'ai interdit qu'il parte, et oui je les ai engueulés, mais parce qu'ils n'avaient pas respecté la voie hiérarchique", se défend Cesari.

Biroste, jugé lui aussi "peu fiable" par le camp Copé, a été écarté en octobre. Cette fois-ci, il avait rappelé la règle, pourtant décidée par le bureau politique, qu'aucune des motions ne devait se prévaloir du nom de "Sarkozy". Mais l'équipe de Génération Sarkozy, proche de Copé, est passée outre. "David a été mis au placard, puis il a été en congé maladie, et carrément licencié pendant son congé, trois semaines avant le vote, parce qu'il devenait gênant", indique un de ses collègues. "Nous avions une série de manquements envers lui, voilà tout", répond Cesari. Selon nos sources, Pascal, le jeune permanent en charge des mails, est en congé maladie depuis le début de la semaine. Une nouvelle victime de "l'ambiance".

Laurent Valdiguié - Le Journal du Dimanche

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