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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 21:27
  • INFO LE FIGARO - Pour 2013 à 2015, le gouvernement travaille sur une baisse annuelle de 2,5% des effectifs, hors Éducation, Justice et Sécurité.

Pendant cinq ans, la gauche a accusé Nicolas Sarkozy de casser le service public, à coup de suppressions de postes, de fermetures de petits tribunaux et autres services locaux. Mais pour tenir ses objectifs de baisse de déficits publics, le gouvernement Ayrault s'apprête à mener une politique tout aussi sévère.

Au cours des premières réunions de préparation du budget pluriannuel 2013-2015, ces derniers jours, Matignon a fixé à la direction du Budget des objectifs très stricts pour servir de base aux négociations entre Bercy et les différents ministères. Ces négociations seront ensuite soumises fin juin à l'arbitrage définitif de Matignon qui enverra début juillet une lettre de cadrage à chaque ministère, déclinant les principes généraux en matière de dépenses. Les budgets précis, ministère par ministère, seront finalisés fin juillet.

Les chiffres sur lesquels travaillent la direction du Budget, dont Le Figaroa eu connaissance de source interne au ministère, concernent les effectifs de fonctionnaires, les dépenses de fonctionnement et d'intervention. À chaque fois, l'effort demandé est conséquent.

Les ministères, à l'exception de ceux «prioritaires» (Éducation, Justice et Intérieur), verront ainsi leurs effectifs diminuer en moyenne de 2,5% par an de 2013 à 2015 inclus. Ce qui équivaut au non remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite. Le gouvernement Ayrault veut concilier deux objectifs: stabiliser les effectifs globaux de l'État, tout en créant 65.000 postes dans l'Éducation, la Justice, la police et la gendarmerie. Pour cela, il est contraint de mettre sous pression les ministères. L'enjeu est crucial car les dépenses de personnel, retraites comprises, absorbent plus de 30% du budget de l'État.

Des objectifs ambitieux

Sur les «dépenses de fonctionnement», l'exécutif est tout aussi ambitieux pour le moment. Ces dépenses - achat de fourniture, entretien des locaux et des flottes de voitures, abonnements téléphoniques… - représentent environ 12% des charges de l'État. Le gouvernement voudrait qu'elles diminuent de 10% en 2013, de 3% en 2014 et de 3% en 2015, dans tous les ministères, à l'exception des trois prioritaires qui devront quand même consentir des efforts.

L'équipe Fillon avait, elle, fixé des objectifs inférieurs: une baisse de ces dépenses de 5% en 2011 et de 10% sur la période 2011-2013 (hors ministère de la Défense). Or la cible a été manquée en 2011, les dépenses de fonctionnement n'ayant baissé que de 2%, malgré le lancement de nombreux chantiers tels que la centralisation des achats, des restructurations immobilières, etc. Autant dire que l'actuel gouvernement n'aura pas la tâche facile.

Enfin, l'exécutif travaille sur une baisse de 40% des «dépenses d'intervention» de l'État au cours des trois prochaines années (hors les trois ministères prioritaires). Cette catégorie, qui ne pèse pas moins de 40% du budget de l'État, recouvre par exemple des aides à l'agriculture ou des subventions aux associations ou aux manifestations culturelles. Toutefois, exception importante, les dépenses d'intervention à caractère social ne seront pas concernées par les coupes. Aides au logement, contrats aidés, allocation adulte handicapé, RSA, bourses étudiantes… seront donc épargnés.

Contactés, les entourages de Jean-Marc Ayrault (Matignon) et Jérôme Cahuzac (Budget) ont assuré qu'aucun cadrage n'était arrêté. Ils ont admis la «cohérence» des chiffres de réduction des effectifs mais contesté ceux sur les dépenses d'intervention et de fonctionnement

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Published by National & Populaire
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