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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 22:40

Les drachmes, lires et autres marks feront-ils bientôt leur retour dans les distributeurs ? Chez les patrons, beaucoup ne veulent pas y croire, mais le tabou est tombé ces dernières semaines, la crise de la dette souveraine ayant bel et bien atteint le cœur de l'Union monétaire. «Nous n'en sommes pas là, et les politiques doivent absolument tout faire pour l'éviter, témoigne un patron du CAC 40. Mais jamais les incertitudes n'ont été aussi grandes, et, dans les cénacles de patrons européens, le sujet est omniprésent.»

Au sein des groupes - surtout les multinationales -, l'enjeu est désormais de réfléchir à cette hypothèse qui n'est plus tout à fait d'école, de bâtir des plans d'urgence pour «le cas où». Un sujet sur lequel, sans surprise, les langues se délient davantage hors de la zone euro qu'en son sein. Outre-Manche, le gendarme britannique des banques leur a très officiellement demandé d'élaborer des plans de crise ad hoc. À New York et à Londres, tour à tour, plusieurs grandes plates-formes financières (CLS Bank, ICMA, Thomson Reuters ou encore FXall), qui exécutent des transactions de banque à banque, notamment sur le marché des changes, ont fait savoir à leurs clients qu'elles se préparaient. Pour ces opérateurs qui brassent des quantités énormes d'opérations, il s'agit d'en assurer la bonne fin et le traitement rapide, même en cas de changement de dénomination monétaire. Sur les marchés obligataires, les grands investisseurs suivent le conseil récemment donné par les équipes recherche de Nomura, qui ont publié une étude sur les «aspects légaux» d'une explosion de l'euro: ils recensent leurs contrats, sachant que ceux qui dépendent d'une juridiction différente du pays qui sortirait de la monnaie unique auront plus de chances d'être exécutés en euros que dans la nouvelle devise, forcément dévaluée…

Exercice de simulation théorique

En France aussi, même si on en parle moins, on se prépare dans les entreprises. «Ce serait irresponsable de notre part de ne pas y réfléchir», témoigne le dirigeant d'un grand groupe. «Nous travaillons tous sur des scénarios de sortie de la monnaie unique, mais sans trouver pour l'instant de solutions aux problèmes immenses que cela poserait: comment gérer la trésorerie ? Comment faire les feuilles de paie ? Quelle monnaie serait disponible dans les distributeurs de billets ? Ce serait un saut terrifiant dans l'inconnu», ajoute un autre. Car les entreprises ont beau vouloir se préparer, bâtir des plans d'urgence comme pour n'importe quelle autre catastrophe, celle-ci est particulièrement difficile à scénariser. «Faut-il parier sur la sortie d'un, deux, quatre pays de l'euro ? Sur la création d'une “zone mark” élargie ? Sur une explosion complète et désordonnée de l'euro ?» s'interroge un dirigeant.

L'exercice de simulation reste donc très théorique. Les repères manquent cruellement, au point que certains se replongent dans «l'avant»-euro, pour se rappeler comment cela fonctionnait. Pour l'heure, ce sont plutôt les trésoriers qui sont à la manœuvre, rapatriant le cash encore localisé dans les pays considérés comme les plus fragiles et prévoyant les procédures d'urgence pour récupérer au plus vite leurs fonds restés dans tel ou tel pays de la zone pour les besoins de l'activité.

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Published by National & Populaire
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