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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 17:10

 

ENTRETIEN AVEC PAUL-MARIE COUTEAUX, président du SIEL, publié dans JOL PRESSE le 12/11/2013 (Propos recueillis par Marine Tertrais)

Paul-Marie Coûteaux (à gauche) et Marine Le Pen, en avril 2012 - Photo : Rémi Noyon/Flickr cc.Le Rassemblement Bleu Marine, coalition politique française de partis souverainistes, à vocation électorale, a été lancée officiellement le 8 mai 2012. Aux élections législatives de juin 2012, le RBM est parvenu à faire élire deux députés « marinistes », Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard. Comment ce mouvement fonctionne et quel est son objectif, en vue des municipales ?

Eléments de réponses avec Paul-Marie Coûteaux, président du parti Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL) et membre du Rassemblement Bleu Marine. Entretien.

Sont aujourd'hui adhérents au Rassemblement Bleu Marine, le Front national, Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL), parti gaulliste et souverainiste, présidé par Paul-Marie Coûteaux, Patrie et Citoyenneté (PeC), présidé par l'ex-chevénementiste Bertrand Dutheil de La Rochère et des indépendants : une dizaine de candidats dits « d'ouverture », souvent non encartés. Parmi eux, Gilbert Collard, Olivier Eyraud, conseiller général de l'Ain (élu UMP) depuis 1995, Catherine Blein, ancienne chargée de mission du secrétariat général du RPR, ou encore Nathalie Huiart, ancienne responsable Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) en Picardie.

Mais autour de quelles idées se retrouvent les membres du RBM ?

JOL Press : Pour quelles raisons le parti Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL) que vous présidez a rejoint le Rassemblement Bleu Marine (RBM) ?

Paul-Marie Coûteaux : Le SIEL a une implantation territoriale dans presque tous les départements, maintenant, en tout cas dans toutes les régions, et a plus de 600 adhérents. Le RBM a été créé en vue d'élargir autant que possible les assises de Marine Le Pen, en dépassant celles du Front national. Il souhaite rassembler des anciens souverainistes du MPF (Mouvement pour la France, parti fondé par Philippe de Villiers), des anciens du RPR (Rassemblement pour la République, parti se revendiquant du gaullisme), de l'UMP ou de DLR (Debout la République, parti souverainiste, fondé par Nicolas Dupont-Aignan). Le SIEL étant lui-même composé de toutes ces orientations politiques, intégrer le RBM nous a paru intéressant.

JOL Press : Les partis, comme le SIEL, servent-ils de passerelles entre la droite traditionnelle et le FN ?

Paul-Marie Coûteaux : Oui, tout à fait. Le terme de « passerelle » n'est peut-être pas le bon puisque sur une passerelle on ne fait que passer, mais notre adhésion au RBM permet d'attirer, au sein d'un rassemblement national, des gens qui ne se reconnaissent pas nécessairement dans les idées du Front national mais qui veulent bien collaborer avec Marine Le Pen.

JOL Press : Pourquoi n'avoir pas directement rejoint le Front national ?

Paul-Marie Coûteaux : On peut tout à fait soutenir Marine Le Pen et ne pas être membre du FN. Plus de six millions d'électeurs ont voté pour Marine Le Pen en 2012, il n'y a pas, pour autant, six millions de membres au FN. Je suis gaulliste et le FN, qui existait bien avant 1972, s'est appelé, à une époque, Front National pour l'Algérie Française – le parti sera dissous en 1961 lors du putsch des Généraux – et avait été fondé par Jean-Marie Le Pen dans une optique nettement anti-gaulliste. Je ne me retrouve absolument pas dans les traditions du FN, de ce point de vue-là. J'ai été au RPR, à la Fondation Charles de Gaulle, j'ai écrit plusieurs ouvrages sur le général de Gaulle, je ne me vois donc pas dans un parti qui a été, à ses origines, et qui est resté, à certains égards, assez éloigné de la culture gaulliste.

Faire une alliance électorale avec un parti n'implique pas d'épouser toutes les idées de ce parti. François Mitterrand a été élu avec un rassemblement, qui s'appelait Fédération des gauches démocrates et socialistes, dans lequel se sont unis des radicaux, la Section française de l'Internationale ouvrière, l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), la Convention des institutions républicaines (CIR) et différents clubs de gauche. Ces rassemblements sont très fréquents dans l'histoire de la vie politique. Tous les partis ont pour objectif d'élargir leur surface électorale. C'est aussi l'intention de Marine Le Pen qui souhaite, grâce au RBM, rassembler tous les patriotes.

JOL Press : Pourquoi, selon vous, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas rejoint le RBM ?

Paul-Marie Coûteaux : Je ne comprends pas pourquoi il ne nous rejoint pas. Je ne vois pas d'explications autres qu'une stratégie personnelle, pour se distinguer. Ses troupes d'ailleurs ne comprennent pas non plus. Nos bases programmatiques sont à peu près les mêmes : lui aussi a des origines gaullistes, il était au RPF (Rassemblement pour la France, parti gaulliste fondé en 1992) avec moi, nous avons fait des campagnes ensemble... Je ne comprends pas. Il est tellement isolé, il n'arrivera pas à grand-chose tout seul. Il y a deux solutions : soit il entre à l'UMP, comme parti à l'intérieur de ce mouvement composé, soit il rejoint le RBM. Je ne comprends pas sa position actuelle.

JOL Press : Est-ce que, aujourd'hui, l'étiquette RBM est difficile à assumer ? Cela expliquerait certainement les réticences de Nicolas Dupont-Aignan...

Paul-Marie Coûteaux : Cette étiquette est difficile à assumer si les médias confondent systématiquement les partis qui ont rejoint le RBM et le Front national. le SIEL est, par exemple, un parti certainement plus libéral, plus chrétien, nettement marqué à droite, alors que le FN se déclare ni de droite, ni de gauche... Personnellement, je ne tiens absolument pas à me confondre avec le Front national. L'an dernier, lors de la présidentielle, j'ai été l'un des porte-parole de Marine Le Pen. Son programme n'était pas le programme du FN. Il ne faut pas croire qu'un candidat à la présidentielle soit le candidat d'un parti. On ne se présente pas au nom d'un parti mais en son propre nom et les partis soutiennent.

JOL Press : Quel est le public visé par le RBM ?

Paul-Marie Coûteaux : Le RBM veut rassembler le plus grand nombre de Français patriotes possible. Pour le SIEL, je voudrais viser la reconstitution de ce que fut, en 1999, le mouvement Pasqua – Villiers. Aux élections européennes la liste était arrivée en tête de la droite, devant celle du RPR et de Démocratie libérale menée par Nicolas Sarkozy, avec 13% des suffrages. Cette alliance s'était traduite par la création d'un parti, le Rassemblement pour la France (RPF). L'aventure s'est arrêtée car il y avait un problème de leader, ils ne s'entendaient pas. Je pense aujourd'hui que le leader pourrait être Marine Le Pen.

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Published by National & Populaire
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