Pour son premier discours devant le Parlement européen, mardi 5 février à Strasbourg, le président de la République François Hollande a retrouvé de vieilles connaissances de la classe politique française. Daniel Cohn-Bendit, Philippe de Villiers et Marine Le Pen étaient présents. La présidente du Front national s'est lancée dans une diatribe de cinq minutes contre la politique européenne de François Hollande.

 "Il est plus que temps de vous apercevoir que vous vous êtes trompés de chemin (...), poursuivre votre politique socio-économique, c'est faire le jeu exclusif des puissances d'argent et d'une Union européenne quasi-totalitaire", a-t-elle déclaré, avant de dénoncer une UE sous "l'emprise des banksters de Goldman Sachs".

"Cette monnaie unique, il faudra bien accepter de la déconstruire ensemble avant qu'elle ne le fasse d'elle-même, dans la surchauffe et la panique des salles de marchés", a-t-elle ajouté sous les huées de certains députés.