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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 17:08

 

Avec la taxe sur les transactions financières internationales, exhumée par un Nicolas Sarkozy à court d’idées, un vieux serpent de mer resurgit dans le débat politique français. Le chef de l’Etat veut « donner l’exemple » vis-à-vis de nos voisins européens en adoptant cette mesure fiscale d’ici la fin de l’année à l’intérieur des frontières de l’Hexagone. Il serait même prêt à le faire contre l’avis de Berlin, au risque de s’isoler de ses partenaires européens, nous dit-on crânement à l’Elysée.

Après la farce de la TVA sociale, voilà que la locataire de l’Elysée s’apprête ainsi, à quatre mois des présidentielles, à vendre aux Français sa dernière trouvaille, dont il est le dernier à pouvoir revendiquer la paternité : une taxe inventée au début des années 70 pour freiner les spéculations excessives par l’américain James Tobin, prix Nobel de l’économie, reprise et défendue depuis lors, avec Attac, par le mouvement altermondialiste.

Les Français ne seront pas dupes de cette nouvelle manœuvre électoraliste qui repose sur une triple imposture.

1. Nicolas Sarkozy veut légiférer au plus vite en voulant faire preuve ainsi d’un volontarisme politique apparent alors qu’il a toujours affiché, depuis le début de son quinquennat, une profonde défiance à l’égard de cette taxe afin de ne pas nuire à la place financière de Paris.

2. Nicolas Sarkozy tente de nous convaincre de sa capacité d’innovation, de sa réactivité et de son sérieux face à la crise mondiale alors que son projet de taxe, dont nul ne sait quel en sera l’affectation (budget européen ; réduction au déficit français ; aide aux pays en développement…) est notoirement imprécis (assiette et taux indéterminés ; produit fiscal inconnu…) ; au surplus, ce projet reste fondamentalement dérisoire au regard de la gravité de la crise économique actuelle.

3. Nicolas Sarkozy se drape faussement dans une fière posture de rebelle à l’égard de Bruxelles alors que ce projet de taxe, depuis longtemps inscrit à l’agenda de la Commission, sera prochainement discuté avec Angela Merkel en vue de son instauration prochaine au sein de l’Union européenne.

Le chef de l’Etat avait affirmé qu’il fallait « faire participer la finance à la réparation des dégâts qu’elle a provoqués », à l’occasion de ses vœux télévisés pour 2012. Avec un bilan tragiquement nul qui atteste de son impuissance à juguler la crise financière qui assaille notre pays depuis 2008, Nicolas Sarkozy n’a vraiment aucune leçon à donner aux Français en matière de régulation des échanges internationaux. Les Français sauront, le moment venu, se tourner vers Marine Le Pen, seule candidate à proposer à nos compatriotes, avec le bouclier du protectionnisme intelligent, un projet économique solide et fiable, qui préserve réellement nos emplois et sauvegarde la France des ravages de la finance mondiale

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Published by National & Populaire
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