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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 15:56

Mirroir, petit miroir magique, dis-moi que je suis toujours la plus belle… Eh bien non, Majesté. Depuis les élections européennes de mai dernier, le « premier parti d’opposition », ce n’est plus l’UMP, c’est le Front national. Une foucade, une tocade, un mouvement d’humeur ? Toutes les enquêtes d’opinion vont dans le même sens: les élections départementales de fin mars devraient confirmer et même accentuer ce qui apparaît donc comme une tendance lourde. Le Front national y est donné de nouveau en tête, et de loin, autour de 30% des suffrages exprimés.

Et dans deux ans et demi ? Allez savoir. En tout cas, à en croire le sondage publié avant-hier dans Marianne, si l’on votait aujourd’hui non pas dans le seul département du Doubs pour y donner un remplaçant à M. Moscovici mais dans la France entière pour élire le président de la République, Marine Le Pen, en recueillant de 29 à 31% des votes, suivant les cas de figure, distancerait nettement tous ses rivaux. Face à la présidente et candidate du Front national, Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé, pour l’UMP, et Manuel Valls, pour le Parti socialiste (à supposer bien sûr que le P.S existe toujours en 2017, que M. Valls soit toujours étiqueté socialiste et que son parti l’ait désigné) plafonnent chacun à 23%. Quant à M. Hollande, tout requinqué qu’il est depuis le début de l’année, il n’obtiendrait que 21% des voix. Tous derrière et elle devant, comme dans le poème de Francis Jammes mis en musique par Brassens.

La leçon de ces chiffres est claire: alors que Marine Le Pen, qui n’aura pas de concurrents dans son parti, semble assurée d’être présente au second tour, il n’en est pas de même des représentants des deux grands et vieux partis traditionnels. Celui qui sera sorti vainqueur de la compétition au sein de son propre camp devra ensuite livrer une bataille de chiens à son adversaire « républicain » s’il veut se qualifier pour la finale. Il s’ensuit que, dès lors que l’investiture de l’UMP ou du le P.S. n’en est plus la garantie, ils devront tout faire pour aboutir à une candidature unique de la gauche ou de la droite. Le temps n’est plus où Lionel Jospin croyait pouvoir négliger les petits candidats qu’étaient Chevènement, Christiane Taubira ou Dominique Voynet, le temps n’est plus où le R.P.R. était assez fort pour ne pas redouter une candidature centriste.

Marine Le Pen, forte de sa confortable avance du premier tour sur des compétiteurs qui font désormais figure de challengers, serait-elle donc en position de l’emporter ? En aucun cas, et ceci quel que soit son adversaire. Manuel Valls, avec 61%, Alain Juppé, avec 60%, Nicolas Sarkozy avec 57% et même François Hollande avec 55% (51% seulement suivant un autre sondage) la coifferaient, plus ou moins facilement, sur le poteau…

On verrait donc, une fois de plus, au nom du Front républicain et de la défense des valeurs de la démocratie par ceux pour qui elle n’est qu’un mot, se constituer une fois encore l’union de la droite et de la gauche parlementaires, on verrait donc, toute honte bue, les notables socialistes et les notables conservateurs, avouer que ce qui les rapproche prime sur ce qui les sépare et étaler au grand jour leur complicité ? Il est de fait qu’aujourd’hui, en 2015, la France qui désire l’accession du Front national au pouvoir est moins nombreuse que la France qui ne la souhaite pas ou qui n’en veut à aucun prix. C’est d’ailleurs pourquoi les apprentis-sorciers qui s’accrochent au pouvoir ou qui aspirent à y revenir voient en Marine Le Pen à la fois leur pire cauchemar et leur dernière chance. Mais qu’en sera-t-il en 2017 ?

La Grèce hier a renvoyé dos à dos la Nouvelle démocratie et le PASOK, l’un et l’autre discrédités et faillis. L’Espagne, demain, dira sa lassitude de la fausse alternance entre le Parti socialiste et le Parti populaire. La question qui se pose dès aujourd’hui en France est de savoir si nous approchons nous aussi du point de bascule, celui à partir duquel une majorité hait à ce point les gens en place qu’elle cesse d’avoir peur de ceux qui pourraient les remplacer. Dominique JAMET

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Published by National & Populaire
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