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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 17:18

Il faudrait interdire à Nadine Morano de parler. Si j'étais Premier ministre, je lui demanderais d'agir mais de se taire. Tout ce qu'elle dit "plombe" encore davantage un pouvoir englué dans une permanente eau trouble. Ne vient-elle pas de déclarer que "la République irréprochable fonctionne parfaitement" parce que des mises en examen ont été opérées par le juge Van Ruymbeke et qu'elles révéleraient l'indépendance de la justice ? L'infantilisme de l'argument accable.

Il est d'autant plus absurde qu'au sujet de ce dossier Karachi ayant mis en cause judiciairement ces derniers jours le noyau dur de la "Sarkozye", il semble acquis que Brice Hortefeux a renseigné Thierry Gaubert sur l'évolution de cette procédure et que l'Elysée qui a rédigé, avec l'aide de l'avocat de Nicolas Bazire, un communiqué soulignant que le nom de Nicolas Sarkozy n'y était jamais cité, a été informé de la teneur de certains interrogatoires et auditions. Même si ce sont des procédés prévisibles de la part de n'importe quel pouvoir et, dans le passé, déjà remarqués, ils n'en demeurent pas moins en l'occurrence infiniment regrettables : c'est un euphémisme. Ils démontrent que grâce à la police avertissant le ministre de l'Intérieur ou par l'entremise des conseils, aussi bien le président que son ancien ministre de l'Intérieur ont été, en dépit du secret de l'enquête et de l'instruction scrupuleusement respecté  par le magistrat instructeur et opposable à tous les tiers, alertés et prévenus. Encore une béance dans la République irréprochable (Marianne 2, le Monde, le Parisien, nouvelobs.com) !

Il me plaît dans le même registre de faire venir dans ce débat un ministre que j'ai toujours apprécié et dont l'intelligence et la tenue sont admises par tous. En plus, il n'a trahi personne et sa distance d'avec Dominique de Villepin n'a pas fait naître chez lui, selon une triste habitude humaine et politique, une animosité à la hauteur de la mauvaise conscience qu'il aurait pu éprouver. Je suis persuadé qu'il aurait remarquablement fait oublier Christine Lagarde mais après le psychodrame qu'on connaît, il a été maintenu à l'agriculture et il a eu la classe d'en sembler satisfait. Bref, pour parler net, c'est l'anti-Nadine Morano si on désire un contraste basique !

Thomas Legrand a de la suite dans les idées. Dès qu'un ministre est invité dans la matinale de France Inter, il ne manque pas de lui poser une question qui va devenir "culte". Je la rappelle. L'avocat Bourgi annonce à Nicolas Sarkozy en 2005 que des mallettes d'argent liquide - environ 20 millions de dollars - auraient été remises par ses soins à Jacques Chirac et à Dominique de Villepin de la part notamment d'Omar Bongo. Non seulement le ministre de l'Intérieur d'alors ne dénonce pas ces trafics comme il y était tenu mais, devenu président, il décore Bourgi d'une Légion d'honneur que ce dernier, paraît-il, aurait hautement méritée. Qu'en pense le ministre et qu'aurait-il fait dans les mêmes circonstances ?

J'ai déjà dit à quel point Xavier Bertrand avait été décevant dans sa réponse. Bruno Le Maire, pour sa part, a développé une argumentation à l'évidence sincère pour fustiger l'immoralité publique, inciter l'Etat à la plus grande rectitude et souligner avec force sa détestation des pratiques douteuses. Aucune de celles-ci n'a été expréssément visée mais par rapport à l'ordinaire prudence des ministres de ce gouvernement, même abstrait le discours de Bruno Le Maire n'a pas manqué d'impressionner. L'auditeur, j'en suis sûr, ne le tournait pas en dérision, ne s'en moquait pas.

Jusqu'au moment où Thomas Legrand l'a ramené au coeur de son interrogation qui était de le questionner sur ce qu'il aurait accompli à la place de Nicolas Sarkozy. Léger énervement de Bruno Le Maire rétorquant comme si cela allait de soi :" Mais vous avez bien compris ce que j'ai dit !".

De cette réponse, chacun est libre de faire ce qu'il veut.

Pour ma part, pourquoi Bruno Le Maire, que j'estime, n'a -t-il pas été capable d'aller clairement au bout de sa dénonciation, de sa désignation ? Etait-il si dangereux, si compliqué d'affirmer tout uniment qu'il n'aurait pas agi comme Nicolas Sarkozy, qu'il ne se serait pas abstenu de révéler et qu'il n'aurait pas décoré ?

Ce ministre était à un souffle de la liberté, de la vérité. Mais, on le constate chaque jour, un Le Maire ne fait pas

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