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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 08:54

L'initiative, aussi intelligente que courageuse, des quatre parlementaires qui se sont rendus à Damas sans en avoir demandé la permission à personne, n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde. C’est normal. Ainsi Jean-Christophe Cambadélis n’a-t-il pas hésité à brandir contre Gérard Bapt, député socialiste et président du groupe d’amitié France-Syrie à l’Assemblée nationale, les foudres qu’il n’avait pas osé lancer il y a huit jours contre les frondeurs. « Il y aura des sanctions », a menacé le premier secrétaire du PS.

Côté UMP, si Claude Guéant a estimé judicieuse cette reprise de contacts avec le régime syrien et si François Fillon, avec une netteté qui ne lui est pas habituelle, n’a pas hésité à dire qu’il irait lui aussi en Syrie s’il en avait l’occasion, Nicolas Sarkozy a lourdement ironisé sur la démarche de ceux qu’il a appelés « les quatre gugusses ».

L’ancien président de la République aurait mieux fait de tourner au moins sept fois sa langue dans sa bouche. Ne serait-ce que parce que sa réaction démontre, s’il en était besoin, que contrairement à ses dires, il n’a pas changé, qu’il est décidément dans ses gènes de parler avant de réfléchir et qu’il est bien toujours et pour toujours le même homme, péremptoire, arrogant et méprisant.

Or, s’il y a quelqu’un qui devrait faire preuve d’humilité et de retenue sur ce sujet, c’est bien M. Sarkozy. Qui d’autre que l’ancien chef de l’État avait fait du même Bachar el-Assad, qu’il déclare à présent infréquentable, l’invité d’honneur de la revue du 14 juillet 2008 ? Qui d’autre que l’ancien chef de l’État avait déroulé devant Kadhafi le tapis vert avant de se retourner subitement contre le dictateur libyen ? Qui porte plus de responsabilités que l’ancien chef de l’État dans le chaos qu’a entraîné de l’autre côté de la Méditerranée une intervention décidée sans réflexion et menée sans vision, à supposer qu’elle n’ait pas été déterminée par des raisons où l’intérêt de la France n’était pour rien ?

Le Premier ministre, pour sa part, affichant sa pondération habituelle, s’est indigné de cette rencontre entre des représentants du peuple français et un dictateur « qui n’est qu’un boucher ». Il nous semble pourtant qu’en raison de ses fonctions et ès qualités, M. Manuel Valls ne rechigne pas à serrer la main à des bouchers casher tels que M. Netanyahou, à des bouchers halal tels que le roi d’Arabie saoudite et, bien sûr, à des bouchers en gros comme les dirigeants chinois.

De Manille, non sans avoir préalablement consulté Marion Cotillard, Mélanie Laurent et Ségolène Royal, l’actuel président de la République a tenu à mêler sa voix au chœur des indignés et à condamner « des gens qui n’ont été mandatés que par eux-mêmes ». Pendant la dernière guerre, M. Hollande ou M. Valls auraient-ils donc refusé de s’allier à Staline, dictateur et boucher, pour contrer Hitler et son soi-disant IIIe Reich ? La tuerie du 7 janvier à Paris, les massacres perpétrés chaque jour par ceux qui tuent au nom de l’État islamique et au nom d’Allah n’ont-ils donc pas mis de plomb dans la tête des responsables de notre politique étrangère ? Ne voient-ils toujours pas où est le danger, où la barbarie, où la priorité ? C’est à désespérer.

Contre le gré du gouvernement français et les pronostics de ses experts, Bachar el-Assad a tenu et tient toujours grâce au soutien indéfectible de la Russie, de l’Iran, du Hezbollah et d’une partie de son peuple. Si un jour, par la faute des somnambules qui nous gouvernent, Abou Ibrahim al Baghdadi devait installer son « califat » à Damas, de quoi aurait l’air M. Hollande ? « Gugusse » serait un mot bien trop aimable pour le qualifier.

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Published by National & Populaire
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