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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 09:18

~~ Christine Taubira n’en a sans doute pas terminé avec l’affaire du policier blessé en Seine-Saint-Denis. Après la révélation de ce que le détenu en cavale était fiché, dangereux et n’aurait jamais dû être autorisé à sortir, après la manifestation des policiers sous les fenêtres du ministre de la Justice, i>Télé révèle que la cavale du détenu n’aurait pas donné lieu à la réaction attendue de la part du parquet de Melun.

Selon i>Télé, « le parquet de Melun aurait refusé l’ouverture d’une information judiciaire qui aurait permis des investigations plus coercitives et efficaces pour retrouver le détenu. Cette demande aurait été transmise par courriel avec la procédure jointe début septembre par la direction régionale de la police judiciaire de Versailles. Les policiers souhaitaient mettre sur écoute l’entourage du détenu évadé. Ce qui était impossible dans le cadre d’une enquête préliminaire. » Le parquet conteste absolument avoir reçu des forces de police la moindre demande. Or, plusieurs sources judiciaires de très haut niveau affirment le contraire et confirment l’existence par courriel de la demande d’information judiciaire. Quant à la chancellerie, elle est sur la même position et prétend ne pas avoir trace de ce courrier électronique.

Si l’affaire est exacte, elle engage la responsabilité de l’institution judiciaire et révèle une grave lacune, confinant à la faute lourde, dans l’exercice par le ministère public de ses pouvoirs d’investigation. Une lacune doublée d’un mensonge : celui du magistrat du parquet, couvert par la chancellerie. En jeu, la vie d’un policier qui, s’il survit, restera lourdement handicapé par les séquelles de ses blessures. Alors que les services de police étaient mobilisés pour retrouver le détenu en cavale, le parquet dont ils dépendent pour la conduite de l’enquête leur aurait refusé les moyens nécessaires à la localisation du criminel. Les magistrats du parquet sont directement responsables de ces investigations qui ne peuvent se faire que sous leur contrôle et leur autorité. S’ils refusent l’autorisation de mise sous écoute, les policiers ne peuvent rien faire sans violer la loi. Or, la police française est profondément légaliste. Empêtrée dans un filet serré d’obligations dont le respect conditionne la validité de l’enquête, attentive à ne pas enfreindre la moindre règle de forme, elle ne peut pas faire autrement que de se plier aux instructions de l’autorité judiciaire. Ce que la police pourrait faire, en revanche, c’est « égarer » une copie de ce courriel à proximité d’une source journalistique. Ce qu’elle fait chaque jour dans des affaires intéressantes, comme on le comprend en lisant dans la presse certains procès-verbaux d’interrogatoire dont l’encre est à peine sèche…

Il faudra bien alors que le parquet – ou la chancellerie – s’explique et apporte les réponses aux questions posées : une panne d’Internet, par exemple, qui aurait empêché la transmission de la réponse à la police ? Si on ne peut plus compter sur le réseau, où va la justice française ? Taubira doit donner une explication. Sans doute le fera-t-elle à sa manière, c’est-à-dire en brandissant devant les caméras des documents censés prouver de manière irréfutable que la police n’a jamais transmis une telle demande… Mais l’émotion causée dans l’opinion publique – et au sein de la police – par ce crime rend l’exercice un peu plus délicat que le précédent mensonge à propos des écoutes de Sarkozy. Nous pouvons lui faire confiance pour s’en sortir à sa manière, sans sortir du gouvernement pour autant. Il reste donc à attendre. Si l’affaire n’est pas prestement enterrée. Vu l’état d’esprit des policiers, c’est peu probable.

François Teutsch (avocat)

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 07:17

Entretien avec Alain de Benoist

C'est devenu un gag récurrent : chaque nouveau Président parvient à nous faire regretter son prédécesseur. Avec François Hollande, on a atteint le fond, non ? Contrairement aux commentateurs qui le couvrent d’injures (se défouler en éructant est le meilleur moyen de faire savoir qu’on n’a rien à dire), je ne parviens pas à détester François Hollande. Je me désole de le voir occuper le poste qui est le sien, mais sur le personnage lui-même, je n’ai rien à dire. Il aurait sans doute pu faire un convenable receveur des postes, un directeur de succursale d’une société d’assurances, un marchand des quatre saisons. En tant que premier secrétaire du PS, il n’a pas été pire qu’un autre : dans les magouilles et les petites blagues, il a toujours été à son affaire. Le seul problème est que ce personnage insignifiant est président de la République

. Depuis Pompidou, Mitterrand excepté, la fonction de chef de l’État n’a cessé de se dégrader. Il n’y a plus de chefs, et il n’y a guère plus d’État. La comparaison est certes facile, mais on imagine évidemment mal le général de Gaulle aller faire du jogging en suant à grosses gouttes sous un tee-shirt aux armes de la police new-yorkaise, ou partant en scooter pour aller rejoindre sous la couette une pom-pom girl du show-business. Un chef de l’État doit avoir conscience qu’il n’est pas seulement lui-même, mais qu’il incarne une fonction. Qu’il se discrédite lui-même passe encore, qu’il rabaisse sa fonction est impardonnable.

L’homme et sa fonction sont deux choses différentes, et c’est la fonction qui doit l’emporter. Cela pose la question de savoir ce que l’on est en droit d’attendre de la part d’un chef de l’État. Dans ce domaine, qu’on soit en monarchie ou en république, on en revient toujours à Ernst Kantorowicz et à sa célèbre thèse sur Les Deux Corps du roi. Bien sûr, on n’attend plus du chef de l’État qu’il guérisse les écrouelles, mais au moins qu’il soit conscient de ce qu’il incarne, à savoir cette fonction souveraine qui le met en position de diriger une nation, c’est-à-dire un peuple singularisé par son histoire. Quand on incarne une telle fonction, on ne va pas parler à la télévision dans des émissions de « divertissement », on ne joue pas au « type sympa » et on apprend à nouer sa cravate ! On respecte la fonction qu’on incarne, et on s’applique à la faire respecter. Or, le pouvoir n’est respecté que s’il garde une dimension de sacralité. Même dans une république laïque, même dans une société sortie de la religion, il reste une appétence pour le sacré, d’abord parce que tous les grands thèmes politiques modernes sont d’anciens thèmes religieux qui ont été rabattus sur la sphère profane, ensuite parce que les hommes obéissent à tout sauf à des choix rationnels. La sacralité du pouvoir est, au même titre que le suffrage populaire, le fondement de la légitimité. Mais cette dégradation est allée significativement de pair avec le déclin du politique. Cerné par l’économie, par la morale des droits de l’homme, par les diktats de l’expertocratie, le politique décline. Et c’est l’impolitique qui règne. François Hollande n’est pas seulement un homme inculte, qui n’est même pas capable d’articuler une phrase en français correct, c’est un homme qui ignore aussi ce qu’est la politique. Il l’ignore parce que les notions de mythe collectif, de marche du monde, de sens historique, lui sont étrangères. Tout comme ses prédécesseurs, il ne sait pas que la politique est tragique. Ou plutôt qu’elle l’était. Car la politique est aujourd’hui devenue comique. La grande erreur des politiques est de croire qu’ils seront d’autant plus populaires qu’ils apparaîtront « comme tout le monde », alors que c’est exactement l’inverse. Ce n’est pas la proximité qui rend populaire, c’est la hauteur et la grandeur. Ce n’est même pas d’être aimé, c’est d’être admiré. Pour être admiré, il faut faire de grandes choses. Et pour faire de grandes choses, il faut être en surplomb. C’est-à-dire ? Dans l’entretien exclusif qu’il vient d’accorder à la revue Éléments, Patrick Buisson dit à merveille ce dont il s’agit quand il se moque de « Hollande disant : si le chômage ne recule pas, je ne me représenterai pas. La belle affaire ! Il montre par là qu’il n’a rien compris à ce qu’est la puissance politique du mythe dans l’Histoire […] Les mythes sont les agents de l’Histoire, ils font l’élection. Pas l’économie. » Régis Debray rappelait récemment que « la conscience historique, c’est l’essence de toute grande politique ». Mais cette notion même de grande politique est totalement étrangère à la classe politique au pouvoir, qui ne connaît que la météorologie électorale, la politicaille et les « petites phrases » qui font du buzz, et qui ne raisonne plus qu’en termes de « communication » et d’« image » parce qu’elle croit qu’on peut remplacer l’autorité par la séduction. « Chacun sait, ajoutait Debray, que nos décideurs ne décident plus rien, que nos élus n’ont plus de prise sur le cours des choses, que l’art de gouverner consiste à faire semblant […] La fin du politique est ce qui fait époque en Europe. » La politique, ce n’est pas la discussion sur les 35 heures ou sur le statut des fonctionnaires, ce n’est même pas la croissance ou le chômage.

La politique, c’est le regard perçant et l’esprit de décision, les grands projets collectifs, le sens du moment historique, la claire perception d’un sujet historique. La politique, ce n’est pas l’avenir, c’est le destin. Allez parler de « destin d’un peuple » à François Hollande ! Tous les hommes politiques sont aujourd’hui des intermittents du spectacle.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 15:48

~~Communiqué de presse du Front National

Depuis plusieurs jours, le Front National reçoit des messages affolés de personnes âgées en détresse qui découvrent, stupéfaites, le montant exorbitant de la taxe d’habitation dont elles doivent soudainement s’acquitter. Il s’agit, dans la plupart des cas, de veuves et de veufs aux revenus modestes qui, pour la première fois de leur vie, se retrouvent dans l’obligation de payer cette taxe très lourde pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros. La raison en est simple : ce sont là les effets scélérats d’une réforme fiscale décidée par Nicolas Sarkozy en 2008 (la suppression de la demi-part fiscale concernant les veuves et les veufs) dont la mise en œuvre s’est faite progressivement pour aboutir au désastre que l’on connaît aujourd’hui. Dans l’incapacité financière de payer cette taxe, de nombreuses personnes âgées, voire très âgées, basculent dans une situation de stress absolument insupportable. Dans cette affaire, le gouvernement de Monsieur Valls porte quant à lui la très lourde responsabilité de n’avoir pas su anticiper une telle injustice fiscale.

Le Front National demande que des mesures d’urgence soient prises afin d’exonérer ou de rembourser cette taxe aux veuves et veufs victimes de cette réforme injuste votée par l’ancienne majorité UMP de Nicolas Sarkozy.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 21:11

~~Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

L’annonce par Bernard Cazeneuve de la répartition de nouveaux migrants « dans les campagnes » au motif qu’il n’y aurait pas de problèmes-clés de logement en zone rurale est une preuve supplémentaire de cette politique de peuplement scandaleuse et de la complète déconnexion du ministre de l’Intérieur.

Bernard Cazeneuve rejoint là le voeu des Républicains ex-UMP qui, par les bouches de Jean-Pierre Raffarin et Valérie Létard, avaient déjà appelé à répartir les migrants dans les campagnes. Désormais, tous les Français sont concernés par cette submersion migratoire qui pourrait toucher le moindre village, dans des territoires jusque là préservés.

Ni dans nos campagnes, ni dans nos villes, la France ne doit plus accueillir aucun migrant supplémentaire.

Le Front National appelle les Français à manifester leur refus catégorique de cette immigration de masse qui appauvrit la France, dégrade ses comptes sociaux et altère sa cohésion nationale, en votant pour les listes du Front National aux élections régionales de décembre prochain.

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 18:01

~~Philippe de Villiers est ancien ministre, député et président de la Vendée. Il est également le fondateur du Puy du Fou, et l’auteur de Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, ouvrage qui revient sur trente ans de vie politique. Ce livre dénonce un monde politique putréfié

… Avez-vous admiré un seul homme politique ?

Tous ceux qui ont dit la vérité sont partis, de gré ou de force. Seuls les menteurs sont restés. Ceux qui n’ont cessé de répéter qu’avec plus de musulmans il y aurait moins d’islamistes, avec moins de frontières plus de sécurité, avec plus d’Europe plus de prospérité… Ceux qui prétendent aujourd’hui qu’Assad est le danger numéro un parce qu’ils sont vendus au Qatar et à l’Arabie saoudite… J’ai admiré des gens dans ma vie, qui avaient une colonne vertébrale et donc une pensée, une logique, une droiture. Pas dans la classe politique française. J’ai quitté la vie politique parce que je considérais alors que la parole métapolitique était plus efficace. Je ne supportais plus le protocole compassionnel qui régit la vie politique : qui pleure le plus est le mieux élu… Les hommes politiques sont devenus des visiteurs de crash, des sous-stars du show-biz qui ne vivent que du mensonge et de la dissimulation. Avec le temps, je me suis dit que j’avais un message à faire passer aux jeunes pour les encourager à devenir une génération de dissidents.

Comment devient-on un dissident ?

Un jour, Soljenitsyne m’a dit : « Vous, les Européens, êtes dans une éclipse de l’intelligence. Vous allez souffrir. Le gouffre est profond. Vous êtes malades. Vous avez la maladie du vide », mais il a également ajouté : « Le gouffre s’ouvrira à la lumière, de petites lucioles dans la nuit vacilleront au loin […] Aujourd’hui, les dissidents sont à l’Est, ils vont passer à l’Ouest. » Les dissidents sont ceux qui marchent à tâtons dans la France effondrée sur elle-même et submergée de l’extérieur : ils cherchent les murs porteurs. Les hommes politiques refusent de trouver des solutions parce qu’ils sont vendus au mondialisme qui nécessite la destruction de tous les attachements vitaux. La dénonciation de la mondialisation est un sujet important de votre livre… Derrière les mensonges, j’ai vu la haute trahison. Cette conjonction inouïe entre les intérêts de certains et l’idéologie des autres. D’un côté la recherche d’un marché planétaire sans frontière, de l’autre l’idéologie d’un homme nomade, désaffilié, désexué, atomisé. Depuis Mai 68, le « no frontière » des libéraux s’est associé au « no limite » des libertaires pour desceller toutes les pierres angulaires. C’est, par exemple Giscard, fil spirituel de Cohn-Bendit, qui a organisé le chassé-croisé destructeur entre l’avortement de masse et l’immigration de masse. Un jour, mon ami Jérôme Lejeune m’a dit : « Ne lâchez pas sur l’avortement, c’est la vie qui commande tout. » L’avortement a servi de passeport à toutes les transgressions qui ont peu à peu permis la déshumanisation du monde par l’effacement planifié du visage de l’homme. Les élites mondialisées que je dénonce ont abattu tous les murs porteurs de la France. Lorsque j’aborde la question de l’Europe, je m’arrête sur la pensée de Jean Monnet : son but n’était pas de créer une superpuissance mais de déconstruire les nations pour offrir l’Europe au marché planétaire de masse. Pour faire advenir le consommateur compulsif recherché par les marchés américains, il fallait tout détruire : la famille, la nation, les frontières… Il faut maintenant reconstruire, entièrement. La réponse doit être radicale, et se concentrer sur deux réalités : la famille et la patrie charnelle, qui sont nos attachements vitaux.

Par où commencer cette reconstruction ?

Il y a aujourd’hui deux mots interdits que sont la patrie et la nation. La patrie est la terre des pères, la paternité. La nation, c’est la naissance, la maternité… Comment êtres frères sans père ni mère ? Le drame que subit la France est double : ils ont attaqué la famille, et la famille des familles qu’est la nation. Cette dernière est un héritage, il faut le réaffirmer : la nation se reçoit, elle ne se choisit pas ! Il faut affronter ces élites mondialisées qui n’ont cessé de détruire le peuple réel, la communauté nationale, la haute mémoire, la famille et finalement la France. Vous avez vous-même quitté la politique dégoûté… Que faire, concrètement ? Ils veulent fabriquer des atomes urbains et manipulables, à nous de former des générations de tempéraments autonomes, s’exercer à l’insurrection de l’esprit ! Il faut multiplier les isolats de la résistance, créer des écoles hors contrat, lancer des associations indépendantes qui développent des pensées droites et assurent la transmission, la réaffiliation et l’enracinement. Il faut défendre le caractère sacré de la vie, la filiation comme repère, la nation comme héritage, les frontières comme ancrage et le rêve français comme fenêtre sur le monde. Nous sommes revenus au temps des catacombes et chacun doit veiller à sa petite luciole, pour que la flamme ne s’éteigne surtout pas. Ceux qui n’ont plus d’espoir sont ceux qui n’ont plus de solution. Quand je vois ce qu’est devenu le Puy du Fou qui était exactement créé dans cet esprit d’indépendance, je réalise que c’est faisable ! Cette dissidence-là finira par faire exploser le système. Un mot pour la fin ? J’ai été un homme politique, je ne le suis plus et ma parole est libre. J’ai écrit avec une plume de feu, n’en pouvant plus de voir la France mourir. Je suis heureux là où je suis aujourd’hui, je n’ai pas besoin de notoriété mais il faut comprendre ce livre comme un appel aux avilisseurs de tous bords : reprenez-vous, ne touchez plus à la France, cessez de la massacrer ! J’ai quitté la vie électorale mais la passion de la France, aujourd’hui souffrance, ne m’a jamais quitté. Ce livre n’est pas une démonstration, c’est un battement de cœur.

Propos recueillis par Charlotte d’Ornellas

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 10:18

~~Il s’est passé un événement majeur le 24 septembre 2015 en Bavière. Horst Seehofer, ministre-président du gouvernement bavarois, a officiellement reçu Viktor Orbán – l’homme d’État qui a tenté d’appliquer les accords de Schengen (et oui !) en contrôlant les frontières extérieures de l’Europe grâce à la construction d’un mur de protection. En Allemagne, et devant les alliés de Merkel, le Premier ministre hongrois s’est présenté comme « le capitaine garde-frontière » et a fustigé « l’impérialisme moral » de Merkel. Horst Seehofer lui a répondu qu’il n’avait « pas de critique » à faire sur la politique hongroise et qu’elle avait gagné « le soutien du gouvernement bavarois ». En clair : le land le plus puissant d’Allemagne est entré en dissidence du gouvernement fédéral ; et Merkel risque de perdre le soutien des 56 députés de la CSU, alliée bavaroise de la CDU.

L’événement est d’importance : il a fait l’objet de 83.700 occurrences sur Google. Les presses allemande et anglo-saxonne ont largement commenté l’événement. Certes, d’un point de vue critique, mais ils en ont parlé ! À l’heure où j’écris (dimanche 27 septembre au matin), pas un seul article français postérieur à l’événement n’était répertorié sur Google. Les médias de propagande français ne se contentent pas de désinformer. Ils ont purement et simplement cessé d’informer. Ils sont devenus autistes. Pourtant, il deviendra de plus en plus difficile de cacher l’opposition des peuples européens et de certains de leurs gouvernements à la folle politique migratoire de la Troïka Merkel/Juncker/Hollande.

Jean-Yves Le Gallou

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 09:30

~~Cher Michel Onfray,

vous avez déclaré dans l’émission « On n’est pas couché » de vendredi dernier : « C’est de bonne guerre pour [Marine Le Pen] de chercher à enrôler des gens, des troupes, dans la culture : elle n’a personne. Il n’y a pas de culture, il n’y a pas d’idées, il n’y a pas de pensée, il n’y a pas de programme culturel chez Marine Le Pen. Il n’y a pas une seule figure médiatique, un sportif, un écrivain, un chef d’entreprise qui rallie Marine Le Pen […] » J’ai mis cette injuste saillie sur le compte d’un réflexe de défense. Vous êtes un philosophe populaire par origine, tempérament et perception. Et vous avez je crois la piété du réel, que vous faites primer sur l’idéologie. Ces deux qualités vous font nécessairement croiser les positions du Front national, aujourd’hui parti du peuple et de la réalité. Et vous récoltez dès lors inévitablement l’hostilité de la caste médiatico-politique qui méprise le peuple, la réalité et la réalité du peuple – que le pauvre Yann Moix contestait l’autre soir comme le cocaïnomane conteste ses propres limites. Attaqué par la gauche bobo et la droite sarkozysto-juppéiste, vous avez cherché un peu de répit en vous démarquant du parti qui les combat toutes deux. Soit.

Mais rien ne vous obligeait à le faire en lui déniant toute qualité intellectuelle. Alors même que vous mesurez personnellement ce qu’il en coûte de s’opposer à la bien-pensance organisée, faites-vous semblant d’ignorer que l’adhésion publique au Front national peut valoir mort ou, du moins, fragilité sociale dans l’Éducation nationale, à l’université et, pire encore, dans ces milieux de la culture institutionnelle dont vous remettez, avec talent, certains représentants à leur place ? Vous savez pourtant bien vous-même que la résistance a toujours un prix, n’est-ce pas, Michel Onfray ? Et c’est joyeusement que nous le payons pour défendre le peuple français « old school », qui souffre, et le réel, qu’on déforme. Nous y mettons de notre côté la volonté d’une grande force politique au service du peuple sans nous dispenser, croyez-le, de construire une pensée au service du réel. Défense personnelle, légère mauvaise foi –

je crains surtout que vous ne soyez dans l’ignorance. Je vous décrirais avec plaisir, si nous débattions, la tectonique des plaques intellectuelle qui attire vers Marine Le Pen talents, compétences et énergies. Cette poussée se matérialise, entre autres, par la création de collectifs thématiques associés au Rassemblement Bleu Marine. Me mêlant d’écrire par ailleurs, j’ai l’honneur de présider le précurseur Collectif Racine. Je serais heureux de débattre avec vous, Michel Onfray, de la pensée politique et culturelle du Front national, de ses relations avec les grands courants animant notre pays, du colbertisme au gaullisme en passant par le national-populisme, le conservatisme et le socialisme. Par-delà droite et gauche, à la française, sans moraline, avec panache et magnanimité ! C’est quand vous voulez !

Yannick Jaffré Professeur agrégé de philosophie, Président su collectif Racine

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 15:12

~~S’il est un pays qui n’a pas bonne presse ces temps-ci au sein de l’Union européenne, c’est bien la Hongrie. S’il est un homme politique qui est vilipendé, jugé et condamné par ces parangons de vertu et d’hypocrisie que sont les représentants des institutions européennes et les médias comme il faut, c’est bien M. Viktor Orbán, Premier ministre hongrois.

Comment le gouvernement magyar, nous rabâche-t-on à longueur de journée, loin de se féliciter que la Hongrie soit le point de passage choisi par des centaines de milliers de migrateurs en route vers l’Europe du Nord et de l’Ouest, loin d’accueillir à bras ouverts, loin d’y voir une chance, loin de tenter de les retenir, leur ferme ses frontières, tente de leur opposer des barrières infranchissables, les menace, s’ils passent outre, de peines de prison ? Et comment se fait-il que la population approuve massivement les mesures prises par un Premier ministre non seulement « populiste », ce qui est un péché, mais populaire, ce qui est un scandale ? Le Hongrois serait-il par nature bête et méchant, frileux et xénophobe, comme l’idée commence à s’en répandre ? Mérite-t-il le mépris affiché que lui témoignent tatie Merkel ou papa Juncker ? Les censeurs et les dénonciateurs de l’attitude adoptée par Budapest face à la grande migration actuelle seraient bien avisés de prendre connaissance du passé et du présent de la Hongrie. Cela leur éviterait sûrement de penser et peut-être de dire tant de bêtises.

Qu’est-ce que la Hongrie ? Au cœur de l’Europe centrale, un petit pays de neuf millions d’habitants, amputé il y a près d’un siècle de 70 % de son territoire, de 30 % de sa population et de plus en pleine décroissance démographique, un petit peuple d’autant plus attaché à sa langue, à sa culture, à sa cohésion ethnique que celles-ci, perpétuellement menacées, sont aujourd’hui en péril de mort. L’histoire, récente aussi bien qu’ancienne, de la Hongrie explique assez, comme celle de la Pologne, de la Slovaquie, de la Tchéquie ou des pays baltes, sa sensibilité particulière et justifie toutes ses craintes. Frileux, les Hongrois ? Ils ont eu tellement froid. Xénophobes, les Hongrois ? Ils ont assez pâti des ingérences de l’étranger dans leur destin. Christianisée par le roi Étienne il y a mille ans, la Hongrie a subi le joug ottoman pendant trois siècles, jusqu’à l’orée du XVIIIe. Elle n’est passée de la soumission au despotisme musulman que pour être mise en tutelle par les Habsbourg. L’édifice fragile de la double monarchie et de la cohabitation relativement heureuse à laquelle elle avait abouti emporté par la tempête de la Première Guerre mondiale, la Hongrie n’a cessé d’être un satellite du Grand Reich que pour connaître plus de quarante ans l’occupation soviétique. L’insurrection menée par Kossuth en 1848, la révolution de 1956 écrasée dans le sang par les blindés russes ont jalonné et marqué la lutte du peuple magyar pour sa prise en compte et sa survie. Ne pourrait-on comprendre les réactions de peuples qui n’ont retrouvé leur indépendance, aujourd’hui contestée par les puissances qui dominent l’Union européenne, qu’il y a vingt-cinq ans ?

Si la Hongrie ne se montre pas hospitalière – c’est une litote – à ses visiteurs pakistanais, afghans, syriens, éthiopiens, soudanais et autres, c’est qu’elle ne dispose pas d’atouts comparables à ceux des États-Unis, de l’Allemagne et, à un moindre degré, de la France : la puissance, l’ancienneté, la solidité, la richesse, la taille, qu’elle n’est pas assurée de sa pérennité ni même du maintien de son identité. La Hongrie n’attaque ni ne menace personne, elle est sur la défensive. À ce propos, une remarque. La fragile clôture que la Hongrie, comme un vieux peuple paysan, tente d’opposer à des intrusions qu’elle redoute, est communément qualifiée de « mur », par référence au mur de Berlin. Certains, même, ne craignent pas de parler à son propos d’un nouveau « rideau de fer ». On leur rappellera qu’il existe deux sortes de « murs ». Ceux qui sont destinés à empêcher de passer les candidats à la sortie. Les murs des maisons d’arrêt ou des pays-prisons n’ont pas d’autre finalité. Ceux qui n’ont pour raison d’être que de faire obstacle aux candidats, pacifiques ou non, à l’entrée. On parle alors de remparts ou de murs de protection. Ce n’est pas exactement la même chose

Dominique Jamet

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:21

~~ Cette fois, ça chauffe. L’Allemagne entend couper les fonds de l’Union européenne aux pays opposés aux quotas. L’Allemagne est comme ça : Mamie Nova, hier, avec les migrants, Tatie Danielle, aujourd’hui, avec les Européens récalcitrants. Voulez-vous bien tendre vos doigts, Polonais, Slovaques, Tchèques, Hongrois et Roumains, que Frau Angela donne un coup de règle. Et la France est là, derrière, bras croisés, fronçant les sourcils et opinant du chef quand le mauvais élève fait la grimace sous les coups.

D’aucuns diront qu’à chaque fois qu’on laisse l’Allemagne reconstituer les pièces de son puzzle national, elle n’a de cesse de vouloir entraîner, avec son autorité impérieuse, toute l’Europe dans ses mauvais coups. La vérité, surtout, est qu’à l’instar de ce qui se passe à l’échelon français, on assiste à une confrontation entre « l’Europe périphérique » et l’élite, entre les petits-bourgeois laborieux de l’Europe profonde, encore animés par ce que l’on pourrait appeler, en caricaturant, un bon sens paysan, et les grands bourgeois de « l’Europe qui compte », cosmopolites et condescendants, qui, de vous à moi, trouvent ces Slovaques, Hongrois et consorts bien ploucs et bien butés.

Pour les réformes sociétales, déjà, il fallait toujours les remorquer. IVG, mariage gay… pffft, pas moyen de rien en tirer. Chantal Delsol a décrit le phénomène dans son livre Populisme : les demeurés de l’Histoire. Ces pays-là sont les provinciaux de l’Europe, les rustres en sabot, avec un béret virtuel vissé sur la tête. Quand Juncker, Européen des Lumières, parlant des migrants, demande « audace et humanité », les bouseux répondent prudence et réalité. Des sociologues éclairés analysent, dans 20 Minutes, ces « réticences », pour reprendre leur terme pudique, comme ils décriraient pour la revue GEO les peurs ancestrales d’une tribu pygmée qui n’aurait jamais croisé un étranger : « Ces populations sont restées dans un enfermement d’ordre idéologique et psychologique hérité de la période communiste », y lit-on. « Si, à l’Ouest, on peut voir l’immigration comme un atout ou une opportunité, les pays de l’Europe centrale craignent une menace – infondée (sic) – pour leur culture et la cohésion sociale du pays. » Un « expert » évoque encore une « crispation identitaire, confessionnelle et économique ». Ce n’est pas beau, une crispation, on imagine une main tordue par l’arthrose. Mais il concède que « la volonté d’instaurer des quotas a été vécue comme une atteinte à leur souveraineté nationale ». Un autre ajoute : « La Slovaquie, qui compte environ 4.000 musulmans, a également expliqué vouloir accueillir simplement des réfugiés chrétiens. L’idée qu’il y ait une population musulmane plus significative a quelque chose d’effrayant pour eux. » Cette fois, ce ne sont plus des crispations de vieillard mais des frayeurs enfantines. L’Europe « avancée » reproche à cette Europe « arriérée » de ne pas être assez moderne et, partant – cf. Chesterton -, de ne pas avoir laissé, elle aussi, ses vertus chrétiennes devenir folles. Quel mépris. Quelle morgue.

« Lorsque l’Allemagne ou la France disent quelque chose, nous ne devons pas nous prosterner et répéter la même chose », s’est indigné le Premier ministre slovaque, Robert Fico. Mais si, pourtant, il faudra bien faire des courbettes, et répéter en chœur en ouvrant vos portes : « Viva Frau Angela, viva notre bienfaitrice », car sinon on vous coupera les vivres. C’est la folie des grandeurs, et elle ne peut générer qu’une horrible aigreur.

Gabrielle Cluzel

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 23:21

~~ Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Après avoir totalement ouvert ses portes aux migrants pour de basses raisons économiques, voyant dans cette masse humaine un réservoir de travailleurs à bas coût, l’Allemagne est soudainement rattrapée par la réalité de sa folie migratoire. Complètement débordée par l’afflux sans précédent de clandestins sur son territoire, eux-mêmes attirés par les déclarations irresponsables de Mme Merkel, l’Allemagne se résout enfin à changer radicalement de politique en suspendant les Accords de Schengen, et en rétablissant sa frontière avec l’Autriche. Par suivisme et idéologie, le gouvernement français s’est mis, lui, dans la pire des situations, acceptant de faire peser sur les Français la charge des migrants que l’Allemagne a fait venir en Europe, et que finalement elle ne souhaite plus aussi largement recevoir.

C’est aussi et surtout un désaveu terrible pour l’ensemble des responsables politiques français, de l’UMP au PS, qui ont constamment rejeté et dénigré les frontières nationales, alors qu’elles sont, on le voit, le seul rempart efficace et réaliste face à la crise migratoire et aux trafics d’êtres humains qui l’alimentent. Hélas le mal est fait, par un jeu de vases communicants permis par la libre circulation totale des personnes, les clandestins passent les frontières des pays européens sans aucun contrôle. Le Front National demande en conséquence que le gouvernement français suspende à son tour en urgence les Accords de Schengen et rétablisse ses frontières, notamment avec l’Allemagne pour éviter que le trop-plein de clandestins dont elle ne veut plus ne vienne chez nous. Ce qui se joue actuellement sur notre continent est l’ultime échec d’un système européen coupé des réalités et noyé dans ses dogmes. Le rétablissement des frontières nationales est une question de pragmatisme politique et de bon sens.

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