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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 11:10

Ils appellent ça « la fête de la violette ». Cette année, c’était la deuxième édition. 2.500 militants d’après Le Parisien, réunis en Sologne, pour crier « Nicolas, Nicolas ! ». Ambiance kermesse de cour d’école et cerveau dans le cartable. 

« Fête de la violette », lancée par la « moite forte » pour faire pendant à « la fête de la Rose » organisée en Saône-et-Loire par le PS. Décidément, l’UMP ne vit que dans l’ombre de son modèle inavouable, signe d’une capitulation idéologique signée de longue date.

Dire que la « fête de la violette » est un hommage revendiqué par Guillaume Peltier et Geoffroy Didier… à l’héritage napoléonien ! La violette était en effet le symbole de ralliement à l’Empereur. Car pour eux, être bonapartiste en 2014, c’est soutenir l’ancien président de la République… dont ils réclament jour et nuit, telles des fillettes effrayées par le noir de leur chambre, le retour immédiat. Parce que « c’est un chef », parce qu’il « donne un cap ». Ne riez pas s’il vous plaît !

Oui, vous avez bien lu. Nicolas Sarkozy comparé à Napoléon, le symbole du pouvoir fort, de la France au sommet du monde, de la fusion avec le peuple. Que fait le pauvre Sarkozy dans cette galère historique ? Un homme soumis à toutes les puissances extérieures, qui a détruit les dernières traces de gaullisme à droite, qui a humilié les électeurs en faisant revoter (par le Parlement) la constitution européenne refusée par les Français, un homme qui a de nouveau fait rentrer la France dans le rang de l’OTAN… Un homme qui a ouvert les vannes de l’immigration-invasion comme jamais et endetté la France jusqu’à plus soif….Quel rapport avec Bonaparte bon sang ?

Et le must absolu de cette réunion -sensée être très à droite- fut l’invitée d’honneur : j’ai nommé miss Rachida Dati. La gauche en tremble encore. Le plus cruel dans cette triste pantalonnade à la sauce UMP, c’est que Guillaume Peltier est sensé avoir été prof d’histoire. C’est dire l’état de l’éducation nationale… À ce rythme, il finira par nous dire que Léon Blum était le Jules César des années 30, ou que Chirac avait tout d’un Philippe le Bel.

Qu’en 2014, le plus important « courant » de l’UMP entretienne une telle confusion historique et politique en dit long sur l’effondrement des élites dirigeantes. Surdiplômés, surpayés, souvent à ne pas faire grand chose, ces playboys dérisoires de l’intelligentsia fantôme crient famine au niveau intellectuel. Dans leurs esprits déréglés tout se vaut, tout se mélange, de Gaulle, la France, la démocratie, l’Europe, Bonaparte, l’identité. (Joris Karl)

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 14:02

Le gamin qui rentre à la maison avec un zéro en maths : « Pas étonnant, le prof peut pas me saquer ! » Et papa et maman de faire chorus avec leur petit trésor, innocente victime d’un sadique. Il arrive bien entendu qu’un professeur prenne un élève en grippe, ne serait-ce que parce que non content d’être nul, il est chahuteur. Mais au fait, ce zéro était-il mérité ? C’est bien la dernière question que se posent des parents aimants, roulés dans la farine par un enfant astucieux.

Nicolas Sarkozy, l’autre soir, a commencé par jurer à Gilles Bouleau, à Jean-Pierre Ekabbach et à travers eux à nous tous, que même en cherchant bien, il n’avait rien à se reprocher. Les yeux dans les yeux. D’autres avant lui nous ont fait le coup, en politiciens chevronnés et, pour nous limiter à un exemple récent, l’un des derniers en date avait nom Jérôme Cahuzac.

Estimant qu’il avait réglé la question, M. Sarkozy a consacré l’essentiel de son intervention à vitupérer les deux juges d’instruction qui avaient osé le mettre en examen, et à traiter la forme plus volontiers que le fond. Dans ce registre, il a d’ailleurs été excellent, et d’autant plus qu’il était en un sens sincère. La colère de l’ancien président de la République n’était pas jouée, et on lui accordera volontiers que les « deux dames », comme il les appelait, qui se sont fait un malin ( ?) plaisir de l’humilier, ont fait preuve d’une rare et inutile inélégance. En traitant celui qui fut le chef de l’Etat comme un vulgaire voyou, elles ont abusé de leur puissance du moment et ne se sont pas grandies en croyant l’abaisser.

Cela dit, et redit par l’intéressé, le fait qu’un magistrat soit prévenu contre celui qui comparaît devant lui ne signifie pas automatiquement que le prévenu lui-même est innocent.

Le fait qu’un juge soit adhérent du Syndicat de la magistrature n’empêche pas que nombre d’agissements de M. Sarkozy justifient la curiosité de la justice et qu’en particulier les comptes fantastiques de sa campagne posent un problème qu’on ne saurait évacuer d’un haussement d’épaules.

Le fait, enfin, que son avocat, lui-même et un haut magistrat leur ami aient été abusivement mis sur écoutes entraînera peut-être la nullité de la procédure mais ces écoutes semblent bien avoir assuré la base de la sensationnelle mise en examen de MM. Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert pour trafic d’influence et corruption, active et passive.

C’est maintenant aux tribunaux d’en décider, et l’on ne doute pas que M. Sarkozy saura présenter et assurer sa défense.

Reste que des circonstances imprévues ont contraint Nicola Sarkozy à quitter les hauteurs d’où il prétendait dominer le paysage politique et à descendre dans l’arène à une date qu’il n’avait pas choisie et sur des sujets qu’il ne souhaitait pas traiter. On a pu constater que l’ancien président et futur candidat à de nouvelles fonctions n’avait rien perdu de sa combativité et que, comme l’avait notamment prévu François Fillon qui le connaît de près et pour cause, les défis qui lui sont lancés l’excitent plutôt qu’ils ne l’abattent.

Cerné par les affaires et trahi par une partie des siens, Nicolas Sarkozy sait que dans la course de haies qui s’annonce, il rencontrera autant d’obstacles politiques que d’obstacles judiciaires, et que les petits pois qu’il a imprudemment raillés ne lui poseront pas moins de problèmes que les poids lourds de l’UMP.

En même temps qu’il affrontera les uns, il devra écarter, dominer, décourager, convaincre ou vaincre les grands barons qui, pendant qu’il faisait retraite, se sont émancipés et ont affiché leurs ambitions.

Il lui faudra ensuite séduire, et ce ne sera pas le plus facile, une partie des 65% de Français qui, selon un sondage publié hier, ne souhaitent pas le voir revenir aux affaires.

La route est donc encore longue devant lui, et la pente raide, mais sa décision et son objectif final ne font guère de doute. Le Sarkozy 2007 y pensait tous les matins en se rasant. Le Sarkozy 2014 se rase de nouveau. C’est bien la preuve qu’il y pense. (Dominique Jamet)

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:18

Un grand merci à Michèle Sabban. Ton appart’, Michèle ! Merci !

Merci à Karim Benzema pour ses lèvres serrées pendant la Marseillaise, devant toute la France qui regarde. On n’en demandait pas tant. Merci, mon Karimou d’amour.

Merci à Yannick Noah pour son dernier album, et surtout pour la chanson « Ma colère ! ». Jamais on n’aurait osé l’écrire nous-mêmes ! Trop bien, mon Yaya !

Un énorme merci à Aymeric Caron. Vraiment. Un bonheur. Donner honte aux derniers hommes de gauche d’être du même camp que toi, il n’y avait que toi pour y parvenir !

Un prix spécial du Jury à l’Union Européenne. Cette législation qui permet à n’importe quel mineur de quitter la France sans autorisation parentale pour rejoindre le djihad (à vos souhaits) en Syrie, c’est juste ex-tra-or-di-nai-re ! Du pain béni ! Surtout quand en prime on peut choper une interview de l’un de ces « jeunes » partis lutter. Ceux-là, même avec un casting de folie, on n’aurait jamais pu en trouver de meilleurs !!! Les interviews, l’accent du sud, tout… juste parfaits ! Ils sont par-faits !

Merci à la Belgique (surtout sa partie francophone), qui par sa couardise institutionnalisée et son internationalisme socialisant viral devient le poumon du futur terrorisme mahométan en Europe. Les gars, vous assurez grave ! Merci, merci, merci !

Un gros poutou à BHL pour TOUS ses éditoriaux. A chaque fois, c’est juste incroyable de précision : ça tombe tellement juste ! On ne saurait faire mieux. Mon Bernard, un grand merci !!! Avec une mention spéciale pour tes interventions en Ukraine. As-tu seulement vu avec qui tu t’es retrouvé à table ?

Merci.
Merci à TF1 de changer les prénoms quand ils ne sonnent pas assez auvergnats. Merci la rédac !
Merci d’avoir salopé la traduction de l’interview de Poutine et d’y avoir fait des coupes aussi énormes ! Merci, merci, merci !
Merci à France Télévisions de ne pas parler des églises profanées, des tabernacles éventrés, des tombes renversées lorsqu’elles ne sont ni juives ni musulmanes. Merci, merci merci ! (De toutes façons, dans ce cas-là, c’est l’oeuvre d’une « personne dérangée »).

Merci à Pierre Bergé pour ses tweets appelant à l’assassinat des défenseurs de la Famille ! Quel talent, ma louloute !
Merci à Rokhaya Diallo pour toute son oeuvre, merci à Caro Foufourest pour toutes ses apparitions télévisuelles. Toi et Conchita Wurst, ma Caro.

Merci à Manu-le-chimique pour ses arrestations d’étudiants armés de chapelets. Merci à Christiane Taubira. Vraiment. Ma Cricri, chacune de tes prestations télévisées nous fait gagner des électeurs par paquets de 1.000 ! Tu es inimitable (d’ailleurs il est officiellement interdit de t’imiter !).

Merci aux grandioses supporters de l’équipe de football d’Algérie. Vous faites un travail irremplaçable chaque soir de match.

Merci à tous.
Vous êtes formidables.

Des centaines de millions d’euros dépensés en affiches, spots publicitaires, réunions publiques, etc. n’auraient jamais pu égaler votre efficacité à tous.

Votre insondable bêtise, vos mensonges – auxquels vous finissez par croire – , votre pleutrerie en étendard, vos omissions, vos silences et vos montages, vos regards en coin et vos clins d’oeil, vos éditos, vos chansons et vociférations, votre corruption, votre nihilisme et votre mépris, sont autant d’ogives nucléaires… tournées vers vous et votre monde qui meurt, qui est mort, qui sent déjà.

Une seule prière : continuez. Surtout, continuez.
Jamais le peuple ne se serait réveillé sans vous.
Il ouvre lentement les yeux; il est encore un peu engourdi.
Quand le réveil sera accompli, ça va faire très mal.
Donc, surtout, continuez à « vous battre contre tous les fascismes ».
Merci.
Du fond du coeur.
Pour la France. (G de Robin)

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 14:34

C’est un signe majeur de déclin, mais qui se préoccupe de la fuite de nos compatriotes ? L’émigration des jeunes français diplômés ou travailleurs manuels n’est, pour l’instant, que peu commentée ou étudiée. C’est aussi le signe que l’attachement à la patrie est moindre qu’auparavant. Et puis, quitter la France n’était pas un choix courant il y a 20 ans, car il était difficile d’espérer de meilleures conditions de vie ailleurs. Ce n’est désormais plus le cas.

Selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique, intitulée « Trop d’émigrés ? Regards sur ceux qui partent de France », ce phénomène n’est pas suffisamment pris en compte dans l’étude des flux migratoires trop centrée sur l’immigration. Il n’existe pas de chiffres précis sur le nombre de Français expatriés, mais on estime leur nombre à 2 millions. Parmi eux, beaucoup de scientifiques et de commerciaux, mais aussi des travailleurs des métiers de bouche. À l’heure de l’« iconomie » (conceptualisé par Jean-Michel Quatrepoint, ce néologisme désigne la troisième révolution industrielle due à l’informatisation), et du « cerveau main-d’œuvre », la France ne peut pas se permettre ces départs de talents essentiels. Nous sommes déjà en retard, et savoir que 40 % des meilleurs chercheurs français en économie travaillent outre-Atlantique est un déchirement pour tous les patriotes sincères.

Trois types d’émigrés ont été définis par la FIP : l’émigré patrimonial qui cherche à payer moins d’impôts tel l’animateur Arthur parti en Belgique, l’émigré économique qui est généralement un entrepreneur pensant trouver un écosystème plus favorable à l’étranger, et l’émigré « désabusé » qui cherche à trouver un emploi à la hauteur de ses qualifications hors de la France et est généralement un jeune diplômé. Le rapport envisage principalement des mesures fiscales pour pallier ce problème. Soit, il y a effectivement des ajustements fiscaux à prendre dans notre pays. Mais est-ce le seul problème ? Je ne le crois pas.

Oui, la France doit garder ses talents et ses compatriotes plus fortunés. Et pour cela, il s’agit avant tout de réveiller le sentiment français et l’amour de la patrie. Bien sûr, notre monde ouvert est attirant, l’on peut faire fortune au Brésil en profitant des plages de Copacabana ou triompher à Los Angeles plus facilement qu’en France. Mais il ne faut plus que la réussite individuelle soit le seul horizon des individus, il faut redonner du sens à la réussite collective de la nation. Et pour cela, la patrie doit aimer ses enfants, en leur montrant que la réussite ici est possible.

Inversons les flux migratoires ! Il faut retenir les émigrés français en leur permettant de s’accomplir dans leur pays. C’est une des clés de notre avenir (Gabriel Robin )

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:03

Reviendra ? Reviendra pas ? La plaisante question ! Est-il jamais parti ? A-t-il cessé un moment depuis sa défaite, sitôt passés le choc et l’inévitable défaillance d’un soir, de suivre de près l’actualité, d’analyser, de critiquer, de commenter, de convier indifféremment à sa table et de tester les amis sûrs et les soutiens éventuels, de distiller à son habitude compliments et vacheries, de rencontrer au cours de ses déplacements les grands de ce monde, pendant cinq ans ses pairs, de peser ses chances, de guetter en sniper professionnel la fenêtre de tir et l’instant où la cible serait à sa portée ?

Revenir ? Ne pas revenir ? Autant dire être ou ne pas être… mais revenir pour quoi faire ? Eh bien, pour « tout changer » naturellement, pour faire de la politique « autrement », pour faire revivre la République et la démocratie, pour faire en somme pendant les cinq ans d’un éventuel deuxième quinquennat ce qui n’a pas été fait, ou qui a été mal fait pendant le premier. Vaste programme, et d’autant plus séduisant qu’il est plus flou et qu’agrémenté du mot magique et passe-partout de « changement », ce même grigri fétiche qu’agitait François Mitterrand en 1981 ou François Hollande en 2012 il est censé garantir celui qui le porte contre les balles, l’adversité et lui valoir le retour d’affection de masses crédules et politiquement analphabètes. Reste à traiter avec l’agence de communication qui saura faire passer le message et bien sûr à trouver l’indispensable financement de la campagne dont on ne peut se dispenser. La routine…

En vieux routier de la politique politicienne, Nicolas Sarkozy comptait bien choisir la date et la forme de son retour du cap Nègre, et voler tel un aigle de la rue de Miromesnil à la rue du faubourg Saint-Honoré sans faire le détour de la rue de Vaugirard. Le temps et les circonstances en ont décidé autrement. L’intérimaire impopulaire et discrédité qui était censé tenir la maison et s’effacer le jour venu brutalement mis à la porte et désormais hors jeu, trois anciens Premiers ministres ont pris en main les commandes, la préparation d’un congrès refondateur et l’organisation de la primaire statutaire à laquelle l’ancien président de la République entendait se soustraire. Chaque jour suscite de nouveaux candidats à l’élection interne censée précéder l’élection présidentielle et l’insolence toute nouvelle de jeunes prétendants donne de l’audace aux vétérans blanchis sous le harnois, les uns pressés d’entrer en lice, les autres bien décidés à ne plus laisser passer leur tour et à ne pas lui céder la place sans combat. Celui qui entendait réapparaître comme le sauveur providentiel acclamé par la foule subjuguée devra-t-il se soumettre aux règles d’une lutte à la loyale et au verdict de plus en plus incertain des militants, voire des sympathisants ?

Encore faudrait-il qu’il en ait la possibilité et c’est ce que les premiers développements et les suites prévisibles du scandale Bygmalion remettent en question. Le bilan désastreux du quinquennat de Nicolas Sarkozy, sa manière d’être et de faire, son culte révérencieux de l’argent, les relents de corruption qui émanent de son proche entourage, l’affaire Karachi et quelques autres dont se poursuit l’interminable instruction étaient autant de casseroles bruyantes qui accompagnaient sa marche sans l’entraver. Politiquement, personnellement et moralement contesté, l’ancien chef de l’Etat était jusqu’à présent passé entre les mailles de la justice. Il pourrait en aller autrement cette fois-ci. Comme ce fut le cas il y a quelques années lorsque Jacques Chirac n’échappa aux condamnations qu’il encourait normalement que par la grâce du silence et de l’abnégation d’un certain nombre de ses proches collaborateurs – entre autres Michel Roussin et Alain Juppé – l’impunité et la suite de la carrière de Nicolas Sarkozy sont désormais entre les mains des quelques initiés qui en toute connaissance de cause violèrent dans l’espoir d’assurer sa réélection les dispositions du Code électoral. Pousseront-ils eux aussi le dévouement jusqu’à se taire et à payer la note de leur patron ?

Si tel ou tel d’entre eux craquait, s’il apparaissait que le premier magistrat de la République, normalement garant de la Constitution, et censément exemplaire, a bien été le donneur d’ordre des grossières manipulations financières qui ont été récemment révélées, Nicolas Sarkozy ne serait pas seulement disqualifié sur le plan de la moralité, mais devrait en vertu de la loi être frappé d’inéligibilité, du moins s’il était traité comme n’importe quel justiciable. Ce n’est plus une batterie de casseroles mais un boulet qu’il traînerait après lui et qui, en lui interdisant de participer à la course, règlerait définitivement la question de son retour. (DOMINIQUE JAMET)

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 11:06

Disons-le tout net, la tâche qui incombe à Manuel Valls – à savoir relancer la croissance tout en réduisant les déficits sans pouvoir ni dévaluer, ni baisser les taux d’intérêt – est une tâche impossible.

PIB, dette, taux ou parité de change, une de ces quatre variables doit lâcher, c’est le B.A.-BA de l’économie politique et toutes les querelles entre les différentes écoles de pensée portent justement sur le fait de savoir laquelle. Quant à l’hypothèse d’une reprise tirée par la demande mondiale – quand bien même la France disposerait encore d’une capacité exportatrice suffisante –, il ne faut pas y compter, les perspectives de croissance sont partout révisées à la baisse.

Pas plus tard que jeudi, la Fed a ramené sa prévision de croissance pour les USA en 2014 de 2,9 % à 2,2 %, emboîtant le pas à la Banque mondiale qui, la semaine précédente, avait réduit sa prévision de croissance mondiale de 3,2 % à 2,8 %.

La Cour des comptes, qui n’a jamais été aussi volubile que ces dernières années, enfonce le clou. Le déficit fin 2014 sera proche de 4 %, voire au-delà, contre 3,6 % prévus dans la loi de finances. Le gouvernement doit impérativement trancher dans le vif : diminution du nombre des fonctionnaires et rallongement de la durée du travail. Pour mémoire, fin 2012, François Hollande tablait sur un déficit de 3 %… en 2013 !

Pour la Commission européenne, cette perspective est inacceptable. Certes, au lendemain des européennes, José Manuel Barroso s’était montré prudent vis-à-vis de Paris dans ses recommandations accordant à la France le bénéfice du doute… jusqu’à la fin 2014.

Mais au moment de son intervention, ni Janet Yellen ni la Banque Mondiale ne s’étaient encore exprimées, pas plus que l’Irak ne s’était embrasé, et on ne parlait pas encore de grèves, ni à la SNCF ni chez les intermittents du spectacle. Autant dire que les carottes sont cuites et on ne peut même plus exclure que l’année 2014 soit encore pire que 2013 (4,3 % de déficit).

Dénué de toute crédibilité du strict point de vue des compétences économiques, coiffé d’un Président totalement discrédité, harcelé sur sa gauche par des députés qui n’ont plus rien à perdre, tous aussi convaincus du désastre électoral à venir, Manuel Valls va droit dans le mur.

Mercredi dernier, pour les quatre experts 1 habituels réunis par Yves Calvi dans « C dans l’air », c’était la course à qui serait le plus pessimiste. Peu avant la fin de l’émission, la très libérale et très europhile Ghislaine Ottenheimer affirma en substance que la solution viendrait de l’euro, arguant que si les Américains pouvaient imprimer du dollar à leur guise, il fallait faire comme eux. Une affirmation hautement symbolique puisqu’elle reconnaissait à la fois la nécessité d’une dévaluation et son impossibilité. Or, le 2 août 1992, Michel Sapin, l’actuel ministre des Finances, déclarait au Journal du Dimanche : « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant [...] sur une monnaie unique, la plus forte du monde, [...] les entreprises pourront se développer et créer des emplois. »

Dans ma cambrousse, on appelle ça faire tourner les gens en bourrique.

Notes:

  1. Mathilde Lemoine, Nicolas Beytout, Ghislaine Ottenheimer et Thierry Pech.

  (C Servan)
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:02

La base géante des Frères Musulmans à Bordeaux dévoilée par son architecte.

mosBord.jpg

L’information a été révélée par le quotidien portugais Público. C’est un cabinet d’architecte portugais qui a été choisi par les musulmans de Bordeaux, afin de construire le vaste centre islamique voulu par Alain Juppé dans le quartier de la Bastide. Alain Juppé a mis à disposition un vaste terrain municipal cédé pour une Grande Mosquée (Sud Ouest du 5 avril 2013).

D’après Público, cette mosquée avoisinerait un coût de plus de 24 millions d’euros, pour une surface de 12 000 mètres carrés ! L’espace dédié au culte pourra accueillir plus de 4000 fidèles, soit le plus vaste local religieux de toute la région.

Ce projet démesuré, dans les tuyaux depuis une dizaine d’années, est soutenu par le maire de Bordeaux, mais également par les socialistes, dont l’ancien candidat aux municipales et député de Gironde Vincent Feltesse (PS), avait versé 50 000 euros sur sa réserve parlementaire (Sud Ouest). 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 07:49

                               

Encart Front National - Flamme - logo

Communiqué du Front National

François Hollande, au meeting du Bourget trois mois avant l’élection présidentielle, avait annoncé aux Français que la finance était son ennemi :
« Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu et pourtant il gouverne : cet adversaire, c’est le monde de la finance… »

François Hollande avait fustigé cette « finance qui a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies », cette « emprise qui est devenue un empire » et « s’est affranchie de toute règle ».

Ce discours fut probablement l’une des clés de la victoire de François Hollande à l’élection présidentielle.

Or, Monsieur Hollande vient de nommer Laurence Boone, chef économiste Europe de « Bank of America Merrill Lynch » , conseillère économique à l’Élysée !…
Bank of America est la deuxième plus grosse banque américaine et est une des plus présentes sur les marchés financiers. Loin de s’attaquer à la finance qui a effectivement pris le contrôle de l’économie, il la cajole et lui demande de conseiller l’État français sur sa politique économique. Cela ne surprendra que ceux qui n’avaient pas encore perçu la soumission totale du PS et de ce gouvernement aux puissances d’argent.

François Hollande avait déjà renié une de ses promesses de campagne : il n’a pas séparé « les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi, de leurs opérations spéculatives ». Il a juste fait semblant via une loi fort justement décriée.

Il récidive aujourd’hui en nommant une ex-banquière de Wall Street au poste de conseiller économique. Il conforte ainsi à l’Élysée les lobbies de la spéculation.

C’est une nouvelle gifle pour le peuple français.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 12:16

En s’emparant de Mossoul, deuxième ville d’Irak (deux millions d’habitants), ainsi que de la province de Ninive, avec ses énormes gisements pétrolifères, d’où ils ont chassé sans difficulté une armée gouvernementale bien équipée mais peu motivée, les djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant viennent de remporter une victoire spectaculaire dont nous risquons, hélas, de comprendre un jour prochain l’importance. L’organisation intégristo-terroriste, qui contrôle désormais en continuité la moitié du territoire irakien et près de la moitié de la Syrie, récolte ainsi les fruits de la politique irréfléchie, imprudente, inconstante, voire insensée de l’Occident.

Lorsque les États-Unis, en 2001, à la suite de l’attentat du World Trade Center, ont pris la tête d’une coalition internationale en Afghanistan, leur but de guerre était d’abord de retrouver et de châtier les responsables de ce crime, à commencer par Oussama ben Laden, mais également renverser le gouvernement des talibans qui les abritait et d’empêcher le pays de devenir le sanctuaire du terrorisme vert. D’ici à quelques mois, les derniers contingents américains évacueront l’Afghanistan sans avoir terminé le travail commencé et il est permis de redouter que les talibans, aussi puissants et plus vindicatifs qu’hier, reviennent sur leurs traces et se réinstallent à Kaboul.

Lorsqu’en 2003 les États-Unis ont monté, sur des bases mensongères, la grande opération qui devait aboutir à la chute et à l’élimination de Saddam Hussein et du régime baassiste, ils n’avaient pas prévu qu’à l’impitoyable dictature du « maître de Bagdad » succéderaient dans un premier temps le chaos, dans un deuxième l’insurrection sunnite. Lorsqu’en 2011, pour des raisons et dans des conditions qui, avec le recul, ne semblent pas claires comme de l’eau de roche, Paris et Londres ont estimé urgent d’abattre Kadhafi – dictateur fou mais dictateur dont nous mesurons rétrospectivement l’utilité –, ils n’avaient pas imaginé que, trois ans plus tard, la Libye, mise en coupe réglée par des bandes incontrôlables, deviendrait la base arrière du terrorisme en Afrique du Nord.

Grâce à l’appui de la Russie et à l’interventionnisme de l’Iran, le régime de Bachar el-Assad, en dépit de l’hostilité des grandes démocraties occidentales et du soutien militaire et financier apporté par les monarchies du Golfe à l’insurrection, a tenu bon jusqu’ici. C’est une grande chance où nous ne sommes pour rien.

Reste que l’entreprise de subversion sanglante et obscure des islamistes en Afrique et au Moyen-Orient dispose d’ores et déjà de deux et disposera bientôt de trois « sanctuaires » où sont et seront formés, entraînés, armés et d’où partiront les assassins qui se réclament du nom d’Allah. Notre diplomatie d’ignorants dogmatiques et de néfastes apprentis sorciers récolte ainsi ce qu’elle a semé. Tout ce qui a été entrepris ou favorisé dans ces pays a raté, tout est à recommencer. Quand, comment, avec qui ? C’est pour nous tous que la chute de Mossoul sonne le glas des illusions.(Dominique Jamet)

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 15:43

Depuis que Nicolas Sarkozy est venu leur rendre visite, les Suisses ne décolèrent pas. C’est ce que rapporte le quotidien suisse Le Matin, agacé de la prestation de notre ancien président au Swiss Economic Forum la semaine dernière à Interlaken : « Nicolas a fait son Sarkozy. »

Il y a eu d’abord « ses caprices » : la veille, il avait fait savoir que caméras et photos seraient interdites pendant l’intervention, de même que les questions sur la politique intérieure française. Il y a eu ensuite sa prestation : vendredi matin, selon Adolf Ogi, ancien président de la Confédération helvétique, « Nicolas Sarkozy a fait son numéro ». Et il a « manqué de respect à la Suisse », expliquant que celle-ci devait entrer dans l’Union européenne, qu’un pays ne pouvait pas être gouverné par un président qui change chaque année, ou que ce système avec sept conseillers fédéraux était désuet. L’éditorialiste du Matin commente aigrement : « Lorsqu’on vient à Interlaken devant Adolf Ogi, on se tient comme il faut, on essuie ses talonnettes avant d’entrer et on ne pisse pas contre les sapins. »

Les bras nous en tombent. Sarkozy n’aurait-il toujours pas compris ? Aucun de ces communicants chargés de modeler nos politiques, de les optimiser, de leur donner les éléments de langage et les postures, ne lui aurait donc expliqué ? Expliqué qu’il fallait changer ? Que, comme l’a reconnu François Hollande lui-même, il n’avait pas été battu en raison du « programme étincelant » de son adversaire mais parce qu’il était lui-même trop étincelant, rutilant, qu’il brillait de mille feux, et que la France – de moins en moins étincelante, elle – était épuisée d’être éblouie, voire aveuglée, par tant de bling-bling ?

De façon improbable, Hollande est arrivé au pouvoir grâce à ses allures modestes et sans prétention, son manque de charisme, ses costumes mal taillés de Bouvard et Pécuchet auxquels la France trouvait un charme rafraîchissant après les effets de manche de Bel-Ami, sans voir que président normal était synonyme de président ordinaire, et président ordinaire de président vulgaire. Courant le guilledou en scooter, s’asseyant avant la reine d’Angleterre, et laissant couler la France bras ballants, avec la même placidité bonhomme qu’il a pour tout.

Saperlipopette ! Sarkozy, en lequel tant de militants de l’UMP placent leur espoir, n’aurait toujours pas entrepris de se réformer ? En faut-il, du culot, eu égard à l’état de la France, pour aller donner des leçons à la Suisse. Comme un lièvre sémillant irait à l’arrivée dispenser ses doctes conseils à une tortue discrète mais victorieuse, pour la coacher un peu : la petite foulée, ce n’était pas ça, hein ? Travaillez un peu votre souffle. Puis faut changer de godasses, z’êtes grotesque avec ces pompes.

Les Suisses, forcément, sont fumasses, mais ils ne sont pas les seuls : les Français sont lassés d’avoir Les Bronzés à l’Élysée. Ont-ils pour autant envie d’y voir revenir un 007 façon Jean Dujardin, infatué et bombant le torse ?

Alors, que ses soutiens — et je sais que certains lisent Boulevard Voltaire — le lui fassent savoir de toutes les manières : il ne reviendra pas sans s’amender, les Français y veilleront. À tout péché miséricorde, mais pas sans contrition. Ils aspirent à un chef de l’État humble, scrupuleux, prudent, respectueux, tout préoccupé, non de son ego, mais de la France. Et qui le montre. (Gabriel Cluzel)

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