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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 13:18

Croissance nulle au 1er trimestre : ni retournement ni inversion                               

Florian PhilippotCommuniqué de Florian Philippot, vice- président du Front National

Les très mauvais chiffres de la croissance au 1er trimestre 2014, nulle à 0 %, déjà en dessous des prévisions gouvernementales, sont la conséquence directe de l’austérité décidée par Bruxelles et mise en œuvre docilement par le gouvernement Hollande.

La France ne connaît donc ni retournement ni inversion, elle est même au cœur de la crise avec une chute marquée et très inquiétante de la consommation, de l’investissement et du commerce extérieur.

Ces chiffres rappellent l’incapacité du gouvernement à mesurer et anticiper les effets de sa propre politique. Il ne sait pas où il va et applique comme ses prédécesseurs des principes économiques parfaitement insensés : coupes dans la bonne dépense publique et augmentation massive des impôts, auxquels s’ajoutent les effets asphyxiants d’un euro cher.

Sans rupture claire avec la politique d’eurostérité, la France restera donc dans le marasme dans lequel elle est plongée depuis 2008. Pire, l’écart de performance avec ses principaux partenaires risque de se creuser, contribuant un peu plus encore à la marginalisation de notre pays.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 15:14

J’aime bien Nicolas Dupont-Aignan. Il est sympathique et me rappelle furieusement le groupe Partenaire Particulier — des chanteurs d’école de commerce des années 80. Il tient habituellement quelques propos roboratifs qui laissent penser que la droite française n’est pas définitivement morte, tuée par le politiquement correct ou l’accusation de fascisme qui refleurit chaque année depuis 60 ans. Frappés au coin du bon sens, ses propos sur les Roms ou sur les immigrés font regretter qu’il lui manque de solides convictions sur la famille, le mariage, la défense de la vie, et autres sujets qui n’ont rien d’accessoire. Ils sont même indissociables d’une dénonciation bienvenue des ravages du mondialisme, de l’ultralibéralisme et de cet européisme béat qui pollue toujours les esprits d’une bonne partie de la droite française et de ses électeurs.

Mais il est un pas que Nicolas Dupont-Aignan refuse de franchir, c’est celui de l’union des — vraies — droites. On ne l’a pas encore entendu dire qu’il lui semblait indispensable de former un vaste conglomérat souverainiste, patriote, antimondialiste, et fermement décidé à unir ses forces au-delà des divergences légitimes d’appréciation pour remettre notre pays sur le droit chemin. Il restera donc le chef d’un micro-parti.

Or, la configuration actuelle des partis politiques rend indispensable une première phase : faire exploser l’UMP. Actuellement, seul le vote FN semble utile pour cela. Même si les Dupont-Aignan, Boutin, Vanneste, Sens commun et autres sont plus sympathiques que Marine Le Pen et son entourage, ils sont incapables de dynamiter l’énorme machine et de provoquer la saine recomposition de la droite autour des vrais clivages actuels : l’Europe, la place de l’Homme dans la société, l’identité nationale.

Certes, ils ne sont pas d’accord sur tout. Difficile de confronter notre ami Christian Vanneste à Steeve Briois, Christine Boutin à Florian Philippot. Certes, le rapprochement avec le FN reste une opération risquée qui vous grille médiatiquement et sans délai. Mais quand la maison brûle, discute-t-on du numéro des pompiers ?

Que fera Dupont-Aignan de son petit pourcentage aux européennes, s’il ne peut l’agréger à un conglomérat uni par quelques principes clairs ? Ni système, ni extrêmes : la formule percute. Et après ? S’il continue de clamer son rejet de toute alliance avec le Front national, il terminera comme tous les souverainistes : isolé, ou assimilé par l’UMP. Dans les deux cas, on ne les entend plus.

Allons, Monsieur Dupont-Aignan, Marine Le Pen n’est pas le diable. C’est une partenaire particulière, pas trop timide, avec une bonne dose de savoir-faire. Une petite conversation entre vous ne vous tente vraiment pas ?

L’année du centenaire de l’union sacrée, alors que nous commémorons le sacrifice des pantalons rouges de 1914, tombés pour la défense de leur patrie, nous aimerions vous entendre tous ensemble crier : Debout la France ! ( GabrielRobin)

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 22:52

La sortie de l’euro augmenterait nos dettes publiques d’un demi pour cent … 

Bruno LemaireBruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen

Non aux mensonges des tenants du système et des « eurogagas ».

Nous aurons, fin 2014, de l’ordre de 2.000 milliards d’euros de dettes publiques. L’essentiel de ces emprunts, 97 pour cent en fait, a été contracté en droit français. Une loi monétaire (lex monetae) précise que tout montant dû en monnaie nationale peut être remboursé en monnaie nationale.

Ainsi, si notre monnaie nationale devient un franc nouveau, 97% de nos dettes publiques pourront être remboursés en franc nouveau, pas en euro ‘ancien’.

Que signifie au juste cette loi. «Simplement» que sur les 2.000 milliards dus, seuls 60 milliards (6% de ces 2.000 milliards) devront être remboursés en euros, le reste, soit 1.940 milliards, pourront être remboursés en francs nouveaux.

Si le franc nouveau est ensuite déprécié de 15%, cette dépréciation n’augmentera nos dettes que de 15% de 60 milliards, soit 9 milliards. Si le franc nouveau était déprécié de 20%, nos dettes n’augmenteraient que de 12 milliards : une paille par rapport à l’augmentation de 550 à 600 milliards du quinquennat Sarkozy, et des (déjà) 165 milliards des deux premières années du quinquennat Hollande.

Le contribuable français verra donc la dette publique n’augmenter que de 0.45 à 0.6%, bien loin des 15 à 20 % annoncés.

Certes, nos créanciers étrangers ne seront pas très contents, mais la loi est la loi, même pour eux (dura lex, sed lex). C’est d’ailleurs pour cela que lors de la «transformation» ou de la «restructuration» des dettes grecques, la «troïka» a exigé que les nouvelles dettes grecques soient contractées en droit anglo-saxon, beaucoup plus favorable aux créanciers qu’aux emprunteurs.

Est-ce légal ? Oui. Est-ce légitime ? Oui, vu que sur ces 2.000 milliards de dettes, plus des ¾ sont dus à des intérêts rendus légaux, mais illégitimes, par la loi de janvier 1973 interdisant au Trésor public français d’emprunter directement à la Banque de France.

Est-ce juste ? A chaque électeur d’en juger. Quoiqu’il en soit, nier cette possibilité tout à fait légale montre la mauvaise foi ou l’incompétence de nos contradicteurs, ainsi que leur soumission aux marchés financiers : où est passée la guerre que le candidat Hollande voulait mener contre la City de Londres et la «haute finance» ?

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 15:17

 





















Une fois de plus, Éric Zemmour, pour son franc-parler, qui est un parler Franc, se trouve pourchassé, cette fois par le CRAN, joli nom en forme de tête de mort pour une douce association qui lutte contre le racisme, le colonialisme, les discriminations, l’esclavage…

Qui ne serait d’accord avec elle ?

En quoi Eric Zemmour mérite-t-il, une fois encore, d’avoir à ses trousses la meute mimétique et morale ? Dans une chronique sur RTL, il a évoqué : « Les bandes d’étrangers qui dévalisent, violentent, ou dépouillent la France. » Il fustige «  l’immigration de masse » et glorifie les « sociétés homogènes. » Ses propos expliqués historiquement et qui s’inscrivent dans une chronique plus générale ont fait sonner l’alarme des communicants du CRAN ;  au saut du poste, ils ont hurlé à la « Purification ethnique » ! Oui, rien que cela, Zemmour purificateur ethnique et le CRAN purificateur médiatique, puisqu’il exige son licenciement de RTL : du mac–cranetisme !

L’association détecte chez le chroniqueur « un délire xénophobe »… Qui délire du délit, Zemmour ou le CRAN ?

Le chroniqueur honni reprend cependant des éléments déjà développés dans des articles, des livres, des émissions, et même un manuel de criminologie. L’aubaine est bonne, le Zemmour se consomme et se consume bien à la sauce et au petit feu de l’indignation médiatique. Le CSA, CRS du PAF est saisi. Les crâneurs du CRAN mesurent-ils la gravité de l’accusation d’épuration ethnique, savent-ils seulement le sens des mots ?

La purification ethnique, c’est l’élimination systématique et violente d’un groupe ethnique par un autre groupe. Ce qui revient à accuser de meurtre une partie insaisissable de la population française, «  l’autre groupe » ! Au nom de l’autre groupe qui n’existe que dans les fantasmes obsessifs des épurateurs d’épurateurs, aux âmes belles bien sûr, toujours belles comme les pavés des bonnes intentions de l’enfer, on peut s’inquiéter… A-t-on jamais entendu proférer pareille accusation contre un homme et une population pour une chronique radiophonique ?

Il faut défendre Zemmour, non pas, comme ce cher et consensuel Bilger, qui a son mérite,  en chuchotant : « je n’aurais pas dit ce qu’a dit Zemmour, mais il a le droit de le dire ! » Non, mais en affirmant haut, fort : «  et merde,  il l’a dit, c’est son droit, c’est mon droit, c’est votre droit, c’est notre droit », sans que nous ayons besoin d’acheter une assurance tranquillité à la compagnie « je ne l’aurais pas dit ! » Pourquoi se réfugier derrière le bouclier de la bien-pensance ? Trouille ? Pétoche ? Conviction aussi, peut-être ? Où est Ménard, moins front depuis qu’élu ? Où sont les défenseurs de la liberté d’expression d’antan si vaillants? Où sont les Voltaire ? Qui lancera un bravache bonsoir aux censeurs ? Dans ce pays bas, si bas qu’il touche le fond, on ne peut que fermer sa gueule sous peine de muselière, de mort civile, de funérailles médiatiques, de procès perdu d’avance. Taisez-vous !  Silence dans les rangs ! Vos gueules les mouettes du grand large ! Sinon, feu, cloués au mur des années trente dressé par le journal l’humanité subclaquant, mais sur subventionné, fusillés par le régiment des pantoufles tueuses et vertueuses. Ça pue des pieds sous terre. Ici, en France on se meurt d’une colique nouvelle, « la murmurante ! »

Nous, nous voulons pouvoir parler librement.  Nous voulons être libres de parler sans être flingués par les flingueurs de la police parlée.

« Gloire aux pays où l’on parle, honte aux pays où l’on se tait. » Georges Clemenceau le 4 juin 1888, chambre des députés.

Gilbert Collard

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 22:59

Tribune d’Aymeric Chauprade, tête de liste FN aux élections européennes en Ile-de-France

A la suite des révélations sur le degré de corruption du gouvernement islamiste sévissant en Turquie depuis 12 ans, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a fait bloquer l’accès à Twitter et à Youtube dans l’ensemble du pays, au mépris de libertés fondamentales pourtant inscrites dans la Constitution turque et même, pourrait-on dire, des critères de Copenhague retenus depuis 1999 pour tout pays candidat à l’adhésion à l’Union européenne ! [...]

Hebergeur d'image

Rien de tout cela, pourtant, ne suscite la moindre désapprobation de la part de l’Union européenne qui, pendant ce temps, s’acharne sur la Russie et les populations russophones d’Ukraine !

Au contraire, Bruxelles a récemment accompli de nouveaux pas dans le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Désormais, pas moins de 14 chapitres sur 23 sont ouverts dans les négociations d’adhésion. Nicolas Sarkozy, après avoir fait procéder au gel de 5 chapitres lors du sommet européen du 25 juin 2007, avait discrètement ensuite, entre 2008 et 2010, soutenu l’ouverture de 6 nouveaux chapitres.

L’UMP a créé un véritable danger dans le cadre de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008. En effet, une précédente révision précisait que toute adhésion postérieure à la vague de 2004 devait être soumise au référendum.

Or, la révision initiée par l’UMP est venue ajouter un second alinéa permettant d’éviter le référendum si une motion adoptée dans le sens de l’adhésion recueillait une majorité des trois cinquièmes au Congrès. C’est dire toute l’ambivalence de l’UMP sur la Turquie comme sur tout le reste.

L’arrivée au pouvoir de François Hollande n’a fait qu’amplifier le mouvement, de façon ostensible cette fois. A l’automne 2013 est ouvert le chapitre 22, consacré à la politique régionale. Nos régions françaises se verraient alors privées de l’essentiel des aides européennes au bénéfice de régions turques bien plus éligibles aux fonds structurels. Pour mémoire, rappelons que la France est déjà très largement contributrice nette au budget des fonds régionaux, puisqu’elle verse chaque année près de 17 milliards d’euros alors que les régions françaises ne reçoivent que 4 milliards d’euros de dotations.

Surtout, et sans que cela ne soit porté à la connaissance des Français, l’Union européenne vient de porter un nouveau coup à la sécurité et à l’identité des peuples européens. L’accord dit de réadmission prévoit en effet qu’à l’horizon 2017 les ressortissants turcs pourront se rendre dans l’espace européen sans visa préalable. [...]

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 09:47

 

 

 

Réponses du FN – RBM à la propagande du Figaro Magazine                                                

Front National Flamme FNDans son dernier numéro, Le Figaro Magazine, fleuron d’un groupe de presse notoirement proche de l’UMP, consacre pas moins de 6 pages à ce que son journaliste appelle « l’argent secret du Front national » !

Le vent de panique qui gagne l’UMP à l’approche des élections européennes et les profondes divisions internes de ce parti sur l’Europe et sur le reste semblent être les raisons profondes de cette subite crise de vertu et d’ésotérisme.

Plusieurs remarques.

  1. Les différentes structures politiques évoquées dans ce dossier, Le Front national, les associations Jeanne, Cotelec et Promelec, sont toutes soumises au contrôle annuel de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), chargée de viser directement ou indirectement leur comptabilité et d’assurer le respect des règles fixées par la loi du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique. Ces comptes sont tellement secrets qu’ils sont publiés tous les ans au Journal officiel (édition des documents administratifs) et ont pu être consultés sans problème à la CNCCFP par le zélé rédacteur du dossier …
  2. Contrairement à ce qu’affirme le même le même rédacteur, la Commission des financements politiques dispose de pouvoirs d’investigations étendus puisque, depuis 2003, elle a la possibilité de demander à des officiers de police judiciaire de procéder à toute investigation qu’elle juge nécessaire pour l’exercice de sa mission, en dehors de toute enquête préliminaire et de toute information judiciaire (art. L 52-14 du Code électoral) … Lire la suite 

3. Comme tout parti ou groupement politique, l’association Jeanne facture des prestations spécifiquement et exclusivement électorales à des candidats qu’elle soutient ou qui lui demandent son soutien. Cette possibilité est reconnue, tant par le Conseil d’État (avis n° 218461 du 30 juin 2000, Mme Beuret) que par la CNCCFP dans son Guide du candidat et du mandataire, édition 2013, page 53 : « Les formations politiques peuvent facturer au mandataire leurs prestations, s’il s’agit de prestations spécifiquement engagées pour l’élection, ou de dépenses supplémentaires liées à la campagne et engagées à la demande ou avec l’accord du candidat. Les formations politiques sont astreintes aux mêmes contraintes que les autres prestataires et doivent fournir des factures spécifiques, indiquant avec précision la nature de la prestation, son prix et l’identité du bénéficiaire, comme il est de règle pour une facture commercial. Les formations politiques peuvent également refacturer au mandataire les dépenses électorales pour lesquelles elles n’ont joué qu’un rôle d’intermédiaire entre un fournisseur, auprès duquel elles se sont approvisionnées, et un ou plusieurs candidats (en vue d’obtenir des conditions plus avantageuses) ». Une simple consultation du site Internet de la CNCCFP, à la portée d’un journaliste d’investigation débutant, aurait permis de vérifier ce point…

4. Comme tout parti ou groupement politique, l’association Jeanne emprunte à des personnes physiques sympathisantes. Rien ne s’y oppose. On soulignera d’abord que la liberté d’action des partis politiques est reconnue par l’article 4 de la Constitution du 4 octobre 1958, « texte suprême » du droit français : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. Ils contribuent à la mise en œuvre du principe énoncé au second alinéa de l’article 1er dans les conditions déterminées par la loi.
La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la nation ».
Notons aussi que les prêts de particuliers à un parti politique ne sont pas légalement limités dans leur montant.

5. Quand il emprunte des sommes importantes à des particuliers, tout parti ou groupement politique a l’obligation de le faire contre intérêts. Un particulier qui consentirait à un parti un prêt important sans intérêts accorderait un avantage en nature susceptible de dépasser 7 500 euros, pratique strictement interdite par l’article 11-4 de la loi n°88-227 du 11 mars 1988 et sanctionnée pénalement par l’article 11-5 de la même loi…

6. Comme tout parti ou groupement politique, l’association Jeanne prête à des candidats aux élections. Rien ne s’y oppose, comme le rappelle le Guide du candidat et du mandataire de la CNCCFP, édition 2013, page 46 :

« Emprunts contractés par le candidat »

L’emprunt doit être souscrit non par le mandataire, mais par le candidat (ou, le cas échéant, son suppléant ou les colistiers). (…) Copie du contrat de prêt doit être fournie à l’appui du compte de campagne, ainsi que l’échéancier des intérêts et des remboursements du capital. (…) Le prêt peut provenir d’organismes financiers, de partis politiques ou de personnes physiques : (…)

Partis politiques :

Les partis politiques peuvent accorder un prêt à un candidat. Le contrat de prêt doit être obligatoirement fourni. À défaut, le montant correspondant sera considéré comme un apport définitif du parti, n’ouvrant pas droit au remboursement forfaitaire de l’État. ». Le modèle de compte de campagne élaboré par la CNCCFP comprend bien à la rubrique recettes un compte 7023 intitulé : « emprunts auprès des formations politiques ». L’annexe 3 du compte de campagne élaborée par la CNCCFP (« apport de calcul de l’apport personnel ») oblige le candidat à fournir la liste des formations politiques auxquelles il a emprunté, ainsi que le montant et la date des prêts (compte 7023)…

7. Les associations Jeanne et Cotelec prêtent effectivement à des candidats aux élections avec intérêts. Rien ne s’y oppose, comme le rappelle la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques dans son Douzième rapport d’activité (année 2009), pages 86-87. Après avoir fait l’historique de la question et indiqué qu’elle a toujours accepté que des partis politiques refacturent aux candidats des intérêts dès lors que ces partis établissent qu’ils ont eux-mêmes empruntés, la commission indique :

« Dans une décision du 24 juillet 2009, le Conseil d’État a réformé la décision de la commission et a considéré que les intérêts d’un prêt contracté par le candidat auprès d’une formation politique, pour financer sa campagne électorale, devaient être considérés comme des dépenses électorales remboursables, sans qu’il y ait lieu de prendre en compte la circonstance que le prêteur n’ait pas lui-même souscrit un emprunt bancaire pour financer cette campagne. »

Dans un avis du 30 avril 2004 n° 263319 qui concernait un candidat du Front national (avis Gourlot), le Conseil a rappelé les quatre conditions qui permettent de reconnaître aux intérêts d’emprunt le caractère de dépense électorale remboursable.

Les prêts de Cotelec et de Jeanne répondent à ces conditions.

Dans l’arrêt récent du 24 juillet 2009 n° 323679, qui concerne aussi un candidat du Front national (M. Dominique Joly, Val-de-Marne qui avait emprunté au parti politique Cotelec), le Conseil d’Etat a une nouvelle fois confirmé le caractère légal de cette pratique :

« Considérant qu’il résulte de l’instruction que M. A, candidat aux élections municipales de Villeneuve-Saint-Georges, a souscrit pour les besoins de sa campagne un emprunt de 15 000 € au taux de 5 % auprès du COTELEC, association régie par la loi de 1901, émanant de sa formation politique, selon un échéancier allant jusqu’au 30 janvier 2009, qu’il s’engageait à rembourser au plus tard fin mars 2009 ; que la circonstance qu’il se soit acquitté dès le 7 mai 2008, avant la date limite de dépôt du compte de campagne, de la totalité des intérêts de l’emprunt souscrit, ne saurait retirer à ceux-ci la nature de dépenses engagées en vue de l’élection ;

Considérant qu’en réformant le compte de campagne de M. A de la somme de 688 euros correspondant au montant des intérêts du prêt contracté, au motif qu’un emprunt contracté auprès d’une formation politique ou d’une association en émanant ne peut porter d’intérêts ouvrant droit à remboursement forfaitaire de l’Etat que si la formation politique a elle-même souscrit un emprunt bancaire pour financer la campagne du candidat et qu’elle en répercute les intérêts afférents sur le candidat, la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a méconnu les dispositions précitées de l’article L. 52-11-1 du code électoral ; que, par suite, M. A est fondé à demander l’annulation de la décision, en date du 20 décembre 2008, par laquelle la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a réformé son compte de campagne d’une somme de 688 euros correspondant au montant des intérêts du prêt contracté et l’ajout de cette somme tant aux dépenses de son compte qu’au montant du remboursement forfaitaire auquel il a droit ». Depuis cette jurisprudence du Conseil d’État, la commission reconnaît aux intérêts d’emprunt facturés par les partis à leurs candidats le caractère de dépense électorale remboursable, dès lors que les conditions fixées par l’avis du 30 avril 2004 sont réunies…

8. Les prêts de l’association Jeanne à ses candidats ne constituent en aucun cas un exercice illégal de l’activité bancaire. Outre les faits que les prêts avec intérêts ont été faits à l’invitation du Conseil d’Etat et de la CNCCFP, et que la CNCCFP les a validés, tant à l’occasion des élections cantonales de 2011 que des législatives de 2012, une telle interprétation serait excessive pour plusieurs raisons :

- On a d’abord vu que la facturation par Jeanne d’intérêts aux candidats n’est qu’une répercussion des intérêts servis par Jeanne à ses prêteurs ;

- Certains candidats clients de Jeanne ne demandent pas de prêts à cette association et financent eux-mêmes les prestations demandées;

- Les prêts consentis par Jeanne ne le sont qu’à des candidats aux élections pour un usage exclusivement électoral. Il ne s’agit en aucun cas de prêts pour l’achat d’une télévision, d’une voiture ou d’un frigidaire ;

- Les prêts de Jeanne sont d’autant plus les bienvenus que les banques refusent désormais de prêter aux candidats. Il n’y a donc aucune concurrence déloyale ;

- Les très rares banques qui acceptent de prêter à des candidats, exigent des intérêts souvent supérieurs à 7 %. Les prêts de Jeanne sont donc au taux du marché, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État ;

- Les taux demandés par Jeanne sont d’autant moins excessifs que des prêts à court terme ne sauraient être comparés à des prêts sur 25 ans dont les taux sont traditionnellement plus bas que ceux des prêts à court terme ;

- L’association Jeanne ne demande aux candidats qu’elle soutient aucune garantie (pas de caution, pas de dossier médical, pas de feuilles de paye, pas de frais de dossier, pas d’assurance). Elle prend des risques qu’aucune banque n’accepterait.

9. Les partis ou groupements proches du Front national ne se sentent pas obligés de donner l’identité de leurs contributeurs. La CNCCFP a de son côté interdiction de le faire sous peine de sanctions pénales (art. L. 52- 14 du Code électoral : « Les personnels des services de la commission, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels, sont tenus au secret professionnel pour les faits, actes et renseignements dont ils ont pu avoir connaissance en raison de leurs fonctions. »). Le Front national reconsidérera sa position le jour où les rédacteurs du Figaro-Magazine donneront leur numéro de carte bleue à leurs lecteurs. Opacité quand tu nous tiens…

10. Scoop suprême, le rédacteur du Figaro-Magazine fait mine de s’étonner que les prestataires du Front national… sont souvent (pas toujours) proches du Front national ou de Marine Le Pen. Faudra-t-il demain travailler avec la désormais célèbre société Bygmalion ou une entreprise du groupe Dassault pour trouver grâce à ses yeux ? ou encore avec des prestataires sympathisants de Jean-Luc Mélenchon ?

11. Les prestataires du Front national, de ses structures ou de ses candidats ne portent aucune responsabilité dans l’endettement colossal de l’UMP, sujet qui devrait davantage retenir l’attention du Figaro-Magazine et susceptible de passionner ses lecteurs des beaux quartiers.

12. Les prestataires du Front national, de ses structures ou de ses candidats ne sont pas choisis seulement parce qu’ils sont parfois sympathisants, mais surtout pour leurs compétences professionnelles et leur capacité à respecter un strict cahier des charges qui leur est imposé. Les volontaires ne se bousculent d’ailleurs pas au portillon, tant les contraintes légales et pratiques qui s’imposent aux candidats et aux partis politiques sont aujourd’hui nombreuses.

13. A prestation égale, les tarifs qu’ils pratiquent sont infiniment plus raisonnables que ceux réglés par Nicolas Sarkozy à la présidentielle (200 000 euros d’honoraires d’expertise comptable avec le résultat que l’on sait… 16 911,31 euros mensuels pour le directeur de campagne de l’ancien président, avec le résultat que l’on sait… 878 000 euros de prestations pour une campagne numérique – contrat signé avec la société Emakina – ), ou par François Hollande (74 961 euros mensuels forfaitaires pour l’ agence de publicité, BDDP & fils, 11242,40 euros au « militant bénévole » par ailleurs en délicatesse avec le fisc Yannick Noah, pour quelques minutes de chanson lors du meeting du Bourget du 22 janvier 2012). De bien beaux sujets d’investigation pour le limier du Figaro-Magazine.

Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 16:11

A cause de l’austérité européenne et du FMI, la Grèce crève de faim !                               

AUSTERITE EN GRECE, LE PEUPLE A FAIM AVRIL 2014

En pleine crise économique et sociale, emprisonnée dans la zone euro, la Grèce a été contrainte par la Troïka et le FMI (Fonds monétaire international), l’armée de la pensée unique européenne et mondiale, d’imposer la réduction des salaires et des retraites pour éviter la faillite du pays, une régression des conditions de vie sans précédent.

La vidéo ci-dessous, qui se diffuse très largement sur Internet depuis quelques heures, démontre à quel point le peuple grec a faim.

Extrait. « A Athènes, des Grecs se bousculent lors d’une distribution de nourriture gratuite »

Des centaines de Grecs se sont bousculés et se sont invectivés lors d’une distribution gratuite de légumes et de poisson par des vendeurs, ce mercredi 30 avril, sur un marché d’Athènes. Maria, une retraitée de 85 ans, venue chercher un panier de salades et de poissons, interpelle la caméra. Elle se demande comment faire avec une pension rognée à 500 euros par mois.

Mais cette scène n’est pas rare à Athènes, la capitale du pays. De nombreux marchands et agriculteurs effectuent ce genre de

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 12:56

Préparée par les représentants des multinationales américaines et européennes en l’absence de toute concertation politique préalable, l’organisation d’une vaste zone de libre-échange incluant l’Union européenne et les États-Unis est en passe de devenir une réalité.

 

Le Parlement européen et les gouvernements ont confié l’année dernière à la Commission un mandat de négociation exclusif dont le contenu n’a pas été rendu public. Les négociations sont menées en secret et en l’absence de tout représentant élu des peuples. Un déni de démocratie tout à fait scandaleux dont se sont rendus complices les parlementaires européens UMPS qui ont voté en faveur du mandat.

Indifféremment désigné sous les noms de TAFTA, TTIP ou traité de libre-échange transatlantique, il devrait voir le jour en 2015 après ratification par le Parlement européen et les gouvernements. Il ne pourra être ratifié qu’en bloc, toute modification

partielle étant interdite par le mandat exclusif accordé à la Commission européenne. Un traité similaire a été signé l’année dernière entre l’UE et le Canada. Son contenu n’a toujours pas été dévoilé…

Les principaux objectifs du traité sont :

 

1) Supprimer toutes les barrières douanières entre les deux blocs.

2) Supprimer les barrières non tarifaires. Sont désignées comme telles les normes et réglementations techniques, sanitaires, sociales ou encore environnementales.

3) Offrir la possibilité aux multinationales de poursuivre les États devant des juridictions commerciales internationales quand elles estiment que leurs intérêts sont lésés par une décision politique.

4) Amener le partenaire ayant le niveau de libéralisation le plus faible à celui du partenaire ayant le niveau le plus élevé.

C’est un véritable choc de dérégulation qui concerne l’immense majorité de notre quotidien : OGM, bœufs aux hormones, droit du travail, couvertures santé, la liste est sans fin…

 

Seule la culture échappera, peut-être, à ce jeu de massacre ultra-libéral : les journalistes, les acteurs et les écrivains seraient protégés, tant mieux pour eux, quand les artisans, les agriculteurs et les ouvriers seront, eux, laissés à la merci d’une concurrence américaine avantagée à l’export par une monnaie bien plus faible que l’euro. Pire, dans certains domaines, comme l’agriculture, les Américains entendent conserver des politiques d’aide très supérieures aux nôtres.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 21:20

 

MMLP-Gilbert Collard

Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen et de Gilbert Collard

Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté, le mardi 29 avril, contre le programme de stabilité du gouvernement. Ces choix budgétaires, excessivement douloureux pour les classes moyennes, les familles et les retraités, ne feront qu’aggraver la crise en contractant toujours plus l’économie et la création de richesses.

Une fois de plus, le gouvernement refuse de s’attaquer aux mauvaises dépenses.

Tant de deniers versés par les contribuables sont gaspillés par manque d’audace. Quid de la contribution à l’Europe, de la suppression de la clause générale de compétence des collectivités territoriales, de la baisse du nombre de fonctionnaires territoriaux, de la remise à plat des subventions étatiques, de la réforme des régimes spéciaux de retraite, du rapprochement public-privé pour les jours de carence et le calcul des pensions de retraite, ou encore des dépenses considérables liées à l’immigration (sociales, administratives, judiciaires) ? Voici des économies non seulement plus efficaces mais également plus justes.

Les administrations d’État comme la Justice ou les forces de l’ordre ont déjà subi des baisses de budget drastiques et ne pourront continuer à accomplir leurs missions correctement dans ces conditions. L’insécurité coûte à la France 115 milliards d’euros par an, le plan de sauvetage de la zone euro coûtera 68 milliards cette année.

Il est temps que le gouvernement s’attelle aux véritables priorités politiques et mette fin à la gabegie et au renoncement d’ordre idéologique.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 19:24

 

Logo Elections europeennes 2014Communiqué de Florian Philippot, directeur de campagne des européennes et vice-président du Front National

L’UMP n’en finit plus de se déchirer sur la tactique électorale à adopter en vue des élections européennes du 25 mai prochain.

D’un côté les enfumeurs et autres manipulateurs de l’opinion, Henri Guaino et Laurent Wauquiez en tête, tentent de faire avaler aux Français que leur parti serait subitement devenu eurocritique à quelques semaines des élections… Ceux-là parlent de patriotisme, critiquent durement Schengen et se font les chantres de la souveraineté nationale, alors qu’ils firent précisément l’inverse lorsqu’ils furent aux responsabilités sous le mandat de Nicolas Sarkozy.

De l’autre côté, les tenants du parler-vrai vendent la mèche, comme Alain Lamassoure, tête de liste UMP en Ile de France, qui dans un entretien publié ce jour rétablit la vérité : le discours des enfumeurs de son propre parti « ne correspond surtout pas au projet de l’UMP », il est même « contradictoire et absurde » (http://www.eurosduvillage.eu/Ce-texte-est-contradictoire,6129.html). Alain Lamassoure, avec d’autres comme Alain Juppé, le répète : l’UMP défendra toujours l’Union européenne contre la France, et ne partage en rien les critiques formulées contre l’UE par le Front National.

Au bord de la crise de nerfs, l’UMP n’incarne aucune espérance pour les électeurs. En réalité, ce parti est miné par la guerre des chefs et des clans parce qu’il ne parvient plus, sur le fond, à trouver le moindre sujet de distinction avec la politique européenne

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