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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 23:38

Entretien avec Alain de Benoist

Ces temps derniers, les médias évoquent souvent la « droitisation » de la vie politique française. Diagnostic pertinent ?

Tout dépend de quoi l’on parle. La « droitisation » n’a absolument pas le même sens selon que l’on entend par là une radicalisation politique de la droite classique, un supposé glissement de la majorité des opinions vers la droite (ce qui impliquerait un déplacement de l’axe médian du débat politique) ou une évolution générale de la société – PS compris – vers une sorte de consensus libéral regardé naguère comme droitier (auquel cas, c’est l’offre politique de la gauche qui se serait elle-même déplacée, cette gauche devenue sociale-libérale s’étant ralliée au système du marché et au consumérisme bobo). Parle-t-on d’une « droitisation » résultant de l’offre politique ou d’une demande de l’électorat ? Tant que l’on n’a pas répondu à ces questions, parler de « droitisation » n’est que du bavardage.

La question posée implique par ailleurs qu’il y ait une droite et une gauche dont la définition puisse faire l’objet d’un consensus. Or, ce n’est plus le cas aujourd’hui, non seulement parce qu’il y a toujours des droites très différentes (libérale, conservatrice, républicaine, contre-révolutionnaire, etc.) et des gauches très différentes, mais aussi parce qu’on assiste depuis trente ans à une instabilité grandissante des critères déterminants du clivage droite-gauche. Dès lors que l’on assiste à une redéfinition ou à une transformation en profondeur des notions traditionnelles de droite et de gauche, il est difficile d’affirmer que l’une de ces catégories l’emporte sur l’autre.

Ce que les sondages traduisent en fait le plus, c’est que la plupart des gens pensent que les notions de « droite » et de « gauche » ne veulent plus rien dire…

Il y a des raisons à cela. À date récente, on a vu se diffuser « à droite » des thèmes comme la critique de l’individualisme, l’appel aux garde-fous sociaux, voire le souci d’une véritable « écologie humaine », qui se situaient autrefois plutôt « à gauche ». S’y ajoutent un certain refus du laisser-faire en matière économique et un soutien plus prononcé à des interventions de l’État permettant d’encadrer le marché. La critique de la PMA et de la GPA, par exemple, traduit une inquiétude face à l’envahissement de la logique ultra-libérale qui tend à transformer le vivant lui-même en marchandise. Cet appel à une maîtrise politique de l’économie est « à droite » un fait nouveau. Les sondages montrent qu’aujourd’hui, les électeurs de droite sont plus favorables à l’intervention de l’État dans l’économie que ne l’était l’électorat de gauche en 1988 ! Surtout en période de crise, la demande d’autorité d’un État fort et protecteur traverse les clivages partisans.

Les sondages révèlent aussi une forte réévaluation positive des valeurs d’ordre, de tradition et d’autorité, ainsi qu’une montée des opinions critiques en matière d’immigration et de sécurité. Mais s’agit-il là vraiment de valeurs « de droite » ? Culturellement, les classes populaires ont toujours été conservatrices, même quand elles votaient à gauche (dans les années 1950, c’est le Parti communiste qui stigmatisait la contraception comme un « vice bourgeois » !). Ce qui est exact, en revanche, c’est qu’on constate aujourd’hui « à droite » une prise de conscience des enjeux culturels qui était naguère inexistante. Il n’y a jamais eu autant de différences sur les questions culturelles entre la « droite » et la « gauche » que depuis la fin des années 1990.

Dans le même temps, d’autres autorités morales évoquent la « lepénisation des esprits ». Langue de bois ou langue de pute ?

La poussée du FN, tant dans les sondages qu’aux élections, est interprétée par la doxa dominante comme une preuve de « droitisation ». Comme on constate parallèlement une porosité grandissante de la frontière séparant jusqu’ici le FN et l’UMP, on accuse cette dernière de se « droitiser » pour se calquer sur l’évolution de l’électorat. Or, le FN refuse de se situer par rapport au clivage droite-gauche et il ne fait pas de doute que c’est son programme économique et social « de gauche » qui rallie vers lui nombre d’anciens électeurs du PS et du PC. Le succès du FN pourrait même être interprété comme la preuve d’une « gauchisation » de l’opinion face aux problèmes économiques et sociaux : refus du creusement des inégalités, rejet des dégâts sociaux de la logique libérale et de la dogmatique du libre-échange qui a abouti à la mondialisation. La force de Marine Le Pen est de surfer à la fois sur la « droitisation » et sur cette « gauchisation », à la façon dont le gaullisme, en son temps, s’était employé à concilier aspiration nationale et aspiration sociale. C’est ce qui en fait le parti du moment.

Mais ici, c’est moins sur la « droitisation » qu’il faudrait insister que sur le divorce entre la gauche et les classes populaires. Il y a trente ans, les cadres votaient surtout à droite et les ouvriers surtout à gauche. Depuis 2007, c’est l’inverse. Les ouvriers restent aujourd’hui conservateurs en matière culturelle et antilibéraux en matière économique, tandis que les cadres sont devenus à la fois partisans du libéralisme économique et du libéralisme « sociétal ».

Si Jean-François Copé et ses pains au chocolat incarnent la « droitisation », et si François Hollande et sa détestation des « riches » sont la gauche, que reste-t-il à l’homme de bon sens ?

Il lui reste d’abord à comprendre qu’il n’y a pas que les « Français de souche » pour aimer le pain au chocolat, ensuite que François Hollande, depuis son arrivée au pouvoir, n’a pas cessé de servir la soupe à ces « riches » qu’il disait détester. L’essentiel est que la « droite » a pris le dessus en matière d’imaginaire collectif parce que la gauche au pouvoir a renoncé à son programme social et qu’elle se retrouve aujourd’hui complètement désarmée face aux exigences populaires. N’ayant plus rien à proposer, ayant perdu toute consistance idéologique, elle devient inaudible. D’autant que le rêve européen, que Mitterrand avait vendu au PS comme substitut à la construction du socialisme, a maintenant viré au cauchemar. Jean-François Kahn remarquait récemment que « la sociale-démocratie a contribué à inculquer le sentiment que rien n’est plus possible […] au moment même où les gens aspirent à un changement profond du modèle de société ». Autrement dit, l’espoir a changé de camp.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:32

la demande de Barack Obama, le G7 s’est réuni lundi et mardi à La Haye pour évoquer la crise ukrainienne après le rattachement de la Crimée à la Russie. François Hollande, lui, n’a assisté qu’à la moitié de l’affaire, l’entourage du chef de l’État ayant affirmé, selon le Huffington Post, que « l’ensemble de ses activités prévues à La Haye avaient pu être rassemblées sur la journée de lundi ».

Ça, c’est un homme efficace. Qui a appris à ne pas perdre son temps. La réunionite, c’est quelque chose et sur ce plan-là, le G7 ne vaut pas mieux que les autres PME : on pontifie, on s’écoute parler, on coupe les cheveux en quatre, on entube les mouches et on parle de la photocopieuse en panne quand un mètre linéaire de dossiers en souffrance vous attend sur votre bureau.

Sans doute l’Ukraine est-elle une photocopieuse au fonctionnement complexe et cette brute de Poutine une mouche peu coopérative, mais François Hollande, lui, a d’autres préoccupations en tête que ces fariboles. En 24 heures, il a bouclé ce que ces esprits lents d’Obama et Merkel, qui sans doute regardent rêveusement les tulipes par la fenêtre ou s’égarent dans les coffee-shops, font en deux jours. Pour les modalités pratiques, les derniers détails à caler (avertissements, sanctions, rupture des relations diplomatiques, envoi de bateaux de guerre), voir avec sa secrétaire, la p’tite est très débrouillarde et si elle a un doute, elle enverra un mail à BHL.

En cas de déclaration de guerre, quand même, lui mettre un SMS, il garde son téléphone dans la poche. Mais que l’on n’en abuse pas, car l’heure est grave. Hollande revient en France pour s’occuper des municipales.

C’est ce qu’il a sûrement expliqué aux autres, avant de tirer sa révérence : il faut que je me sauve… À cause d’Hénin-Beaumont. Connaissez pas Hénin-Beaumont ? Comment dire… vous voyez Hiroshima ? Et puis il y a aussi Béziers, Perpignan, Tarascon, Marseille, Fréjus, et j’en passe. Forcément, vu du Japon, du Canada… les autres ouvrent de grands yeux. Bon, mais Paris, ça au moins, vous remettez ? La tour Eiffel, Notre-Dame, le Moulin Rouge… et bien même à Paris, que l’on croyait sauver, cela sent la débâcle. Alors pardon bien, mais les bruits de bottes en Ukraine ne sont pas une priorité à côté de ceux des boots en daim d’une Marine Le Pen ou d’une NKM. Et de vous à moi, puisque c’est de diplomatie qu’il s’agit, il est sans doute plus facile aujourd’hui de convaincre la Russie de quitter la Crimée qu’un électeur français de voter à nouveau socialiste.

Un jour sur deux au G7 ? On l’aura compris, la France n’est avec François Hollande qu’une grande puissance à mi-temps. (Gabrielle Cluzel)

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 23:37

Il a à peine 35 ans. Il vient de l’extrême gauche, Lutte ouvrière, puis le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Plombier, il était secrétaire du syndicat CGT des agents territoriaux de la mairie de Nilvange. Pour une fois, l’extrême gauche tenait un véritable ouvrier, pas un de ces fils de bourgeois qui ne sont que les enfants de leur lecture, et ne connaissent rien à la dure réalité du salariat. Il se présentait à chaque élection locale, et faisait de bons scores.

Et puis tout s’est enrayé. Fabien a commencé à se poser des questions. La candidature d’une militante voilée, Ilham Moussaïd, soutenue par son parti aux élections régionales PACA, l’a plus que perturbé. Et il s’est mis à réfléchir, dans une région où les hauts-fourneaux ferment les uns après les autres, malgré les promesses de Sarkozy ou de Hollande, et les gesticulations de syndicalistes à la Édouard Martin, à la solde du PS.

Et quand on tire un fil, souvent, toute la pelote vient. Fabien s’est interrogé sur l’Union européenne, sur l’immigration, sur l’insécurité, sur l’islamisation de son pays. Et finalement, presque de manière honteuse, il a été un jour écouter Marine Le Pen. Il a été séduit par des réponses qu’il n’entendait nulle part ailleurs. Il a donc choisi, après une longue réflexion, et de douloureuses remises en cause, de s’engager à ses côtés.

Du côté de la CGT, cela n’a pas traîné. Les bureaucrates cravatés ont décidé de l’exclure. Ils ont sommé la section syndicale d’élire un autre responsable. Hélas, frondeuse, la base a envoyé balader les petits chefs locaux et a maintenu sa confiance à 90 % à l’hérétique. Force devant rester à la loi, la section syndicale a donc été dissoute, comme aux plus belles années des purges staliniennes. Convoqué à Montreuil, Fabien a même eu droit à un comité d’accueil de 500 excités, qui lui ont craché dessus au milieu des insultes et de quelques coups de pied sournois.

Les bureaucrates syndicaux et des politiciens comme Mélenchon préfèrent ignorer que 44 % des ouvriers votent FN, à ce jour, tout simplement parce qu’ils sont les premières victimes de la mondialisation libérale, de l’abandon de notre souveraineté, de nos frontières, et d’une politique migratoire qu’ils ne comprennent pas, mais subissent, en période de chômage de masse.

De retour sur ses terres, Fabien eut droit à tout le registre que le camp du bien réserve aux méchants : injures, menaces de mort, intimidations physiques, contre-manifestations squelettiques de gauchistes dégénérés… Il en fallait bien plus pour intimider un militant par ailleurs défenseur de la cause animale – son premier engagement politique. Comme l’homme est intelligent, et fin politique, il fut rapidement remarqué par Marine Le Pen en personne, et se retrouva membre du bureau national du FN en même temps que conseiller auprès de la présidente sur la question sociale.

Ce dimanche, candidat aux municipales d’un lieu ô combien ! symbolique (Hayange), il est arrivé en tête, crédité de plus de 30 % des voix. Il devra faire face à une triangulaire difficile, mais conserve toutes ses chances pour devenir maire de cette commune.

Hier, les ouvriers avaient un parti (le PCF) qui permettait à des personnes au profil de Fabien de faire de la politique, et parfois de s’élever socialement grâce à leurs qualités. Aujourd’hui, plus aucun ouvrier n’est élu à l’Assemblée nationale, et la gauche est infestée d’énarques, de carriéristes, de bobos écolos prétentieux qui ont le plus grand mépris pour le monde du travail.

Beaucoup moins stupide que ne le pensent les faiseurs d’opinion, insensible aux amalgames à deux balles, pragmatique, le monde ouvrier, trahi de toutes parts, se tourne de plus en plus vers les seuls qu’il n’a pas essayés, et qui parlent encore de lui.

Après Hénin-Beaumont et Steeve Briois, Hayange et Fabien Engelmann en sont la meilleure illustration.( Pierre Cassen)

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 19:03

Petite forme hier soir pour les membres du gouvernement sur les plateaux télévisés. C’est le problème quand on a fait pendant deux ans sa Catherine II de Russie dans son village Potemkine, le retour à la réalité fait souvent assez mal.

Il faut croire que tous les gueux, les manants, les gagne-petit qui ont protesté, tempêté, manifesté, pétitionné, mis des bonnets rouges, des gilets jaunes, des polos roses, qui ont brandi des pancartes, agité des calicots, fait des opérations escargots, déversé du fumier, brûlé des portiques, affronté les forces de l’ordre dans l’espoir frénétique perpétuellement déçu d’attirer leur attention, sans compter ceux, et ils étaient sans doute les plus nombreux, qui rongeaient leur frein en silence… les attendaient au tournant. Dans la vie, il suffit parfois d’être patient.

Oui, dimanche soir, pour le gouvernement, c’était la télé sans Ruquier, la télé sans les rires, les copains, les bonnes vannes salaces et les boucs émissaires : On n’est pas couché, mais justement on aimerait bien y aller, là, sous la couette avec un Doliprane après ce grand coup sur la tête.

Alors sans doute, ils s’y attendaient. Sans doute s’y étaient-ils même préparés. Mais cela sent les réparties éculées d’un vieux DVD que l’on a déjà regardé cent fois les jours de pluie. L’effet s’émousse, on les connaît par cœur, pour un peu, comme dans un Louis de Funès, on donnerait la réplique avant eux. Le Front républicain qu’ils jettent comme une tunique de Nessus sur la droite devient rasant, le retour des Dents de la mer, la nouvelle Nuit des morts vivants que promet Jean-Marc Ayrault si d’aventure rien n’endiguait la montée de l’extrême droite font bâiller. C’est toujours comme ça, quand on a vu cent fois le même film d’horreur, on trouve les effets spéciaux un peu gros.

Ils disent de temps à autre qu’il faut « accepter le vote des électeurs » que « les électeurs sont libres de voter pour qui ils le souhaitent »… mais comme une mère dit à son fils d’un ton pincé « après tout fais ce que tu veux, tu es majeur et vacciné » et réfléchit in petto au moyen de lui cacher les clés de son scooter.

Certaines tentent de prendre la tangente, fissa, ni vu ni connu. Un fiasco, quel fiasco ? Cécile Duflot, comme si c’était le moment, tente de faire glisser la conversation sur le sujet de l’asthme des enfants – et pourquoi pas les varices de ma grand-mère –, Marisol Touraine affirme que l’enjeu n’est en rien national, tout est local, juste une question de places de parkings et d’espaces verts sans doute. Najat Vallaud-Belkacem rejette toute la responsabilité sur la droite, qui a banalisé le discours du FN. Certaines font du déni de grossesse, elles font du déni de bassesse. Elles ont d’ailleurs mauvaise mine et l’air un peu nauséeux.

En face, il y a Marine Le Pen avec Henri Guaino. Ils ont des accents graves et résolus, on dirait le proviseur flanqué du prof de maths un jour de conseil de classe : Il y a un moment, Najat Valaud-Belkacem, où il faut regarder la vérité en face, et votre carnet est lamentable… Pour le gouvernement, la fin de la récréation a sonné. On l’a bien vu à la télé. (gabriel Cluzel)

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 19:05

Marine Le Pen en direct sur Internet ce soir à 19 h 30                               

Marine Le Pen_en_direct sur FN Municipales

Marine Le Pen en direct sur Internet

Pour clôturer cette campagne des élections municipales 2014, Marine Le Pen, Présidente du Front National et du Rassemblement Bleu Marine, s’adressera à tous les Français en direct sur Internet.

L’intervention sera diffusée sur le site officiel de la campagne 2014 : www.fn-municipales.fr .

Vous pourrez aussi lui poser vos questions en utilisant le hashtag #DirectMLP sur Twitter, à partir de 19h00.

Cliquez ci-dessous

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 03:21

Nouvelle fièvre anti-démocratique de l’UE                                

Ludovic De DanneCommuniqué de Ludovic de Danne, conseiller aux Affaires européennes de Marine Le Pen

En validant le mécanisme européen de stabilité « MES », les juges de la Cour suprême allemande ont levé le dernier obstacle à l’application d’un système visant en réalité à sauver la zone euro à tout prix. Le « MES » n’est qu’un énième puits sans fond au coût incalculable pour les états membres et qui se révèlera un nouveau frein à la croissance déjà nulle de l’Union européenne.

Jouissant d’une immunité particulière, le « MES » symbolise aussi une dérive autoritaire supplémentaire de l’Union européenne. Contrairement à d’autres institutions, il n’y a aucun contrôle des parlements nationaux et ses travaux ne sont ni publics, ni transparents. De surcroît le « MES » n’est pas une simple caisse de secours plafonnée, elle a le pouvoir arbitraire de demander des fonds aux états de manière illimitée au regard d’une disposition prévue dans le traité dite du « capital appelable ».

Indépendamment du fait que le « MES » ne protègera pas les états membres de la spirale de la dette ni des spéculateurs, il a pour vocation d’agir sur le long terme au regard de la philosophie du FMI, son partenaire lié aux puissances d’argent. Il est prévu par exemple que les mesures d’austérité deviennent automatiques dès qu’une aide est accordée à un pays européen. Les états membres de la zone euro ne respectant pas les limites du déficit budgétaire et sollicitant l’aide de ce mécanisme devront être placés sous tutelle financière…

Il est inadmissible qu’un processus aussi anti-démocratique et antisocial, engageant la France à un tel niveau de financement, n’ait pas été soumis à un référendum. C’est le sens de l’engagement du Front national, redonner le pouvoir aux Français au sein d’une Europe des nations libres afin d’en finir avec un processus fédéraliste européiste, à la fois cynique et ultralibéral, qui agit contre les intérêts des peuples européens

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 18:57

remplacement de « Jusqu’ici tout va bien » devenu « tout va mal » dès le premier jour, France 2 a assuré la continuité de sa ligne humoristique avec « L’émission pour tous » regardée par personne. Un doublé qui vient révéler une sensibilité diamétralement opposée à celle d’un public qu’elle est censée servir. Cette règle des contraires enfin assimilée, la direction de la chaîne s’oriente tout naturellement vers un concept d’émission dont le titre serait « On n’est pas regardable » ou « Téléspectateurs fuyez ! ».

En attendant de dénicher ce concentré d’unanimité, plutôt que diffuser les images de la webcam du hall d’entrée (idée suggérée par un sous-directeur adjoint retrouvé par hasard dans un bureau désaffecté), la fine équipe en charge des programmes colmate les brèches avec ce qu’elle peut. Un peu de best of de « On n’demande qu’à en rire » de 17 h 45 à 18 h 30, à la suite de quoi Nagui tentera de tracter le téléspectateur jusqu’à Pujadas. Il peut le faire !

L’incompétence des idéologues de comptoir de France Télévisions consiste à ne pas comprendre qu’une émission de divertissement fortement marquée politiquement – qu’elle le soit à gauche ou à droite – exclut forcément la partie du public attachée à l’une ou à l’autre des sensibilités. Dans le cadre d’un créneau horaire où les talk-shows foisonnent, la partie est perdue d’avance. Avec un « pour tous » clairement affiché en référence au mariage du même nom, en toute logique, Laurent Ruquier a rejoint les audiences de Hollande. Tout est pour le mieux. Le fidèle a suivi son gourou dans les caves obscures de Médiamétrie.

L’une des raisons du succès de « On n’est pas couché » s’explique par l’absence totale de concurrence sur le même terrain et la diffusion tardive. Vers 2 heures du matin, face à plus rien ou presque, l’audience explose et vient compenser le manque à gagner des deux ou trois premières heures d’émission, là où TF1 et M6 tapaient fort. Ruse de programmateur qui lui fait présenter des moyennes très correctes. La recette marche bien.

Période noire pour Laurent Ruquier, qui connaît des déboires également avec le tandem Polony/Caron de ladite émission nocturne. L’une s’en va, l’autre est imbuvable. On efface tout et on recommence. Des noms circulent… Robert Ménard sans écharpe tricolore, Ivan Rioufol, Élisabeth Lévy, Roux et Combaluzier… On ne sait plus à quel saint se vouer. Virer Zemmour et Naulleau fut l’idée du siècle. « Pourquoi faire bien quand on peut faire médiocre ? », s’est dit Ruquier en proie à un accès de fièvre égocentrique. C’est qui la vedette, ici ? De retour à un peu d’humilité, le nouveau caviste de Médiamétrie ferait preuve de fair-play en rappelant les deux mousquetaires de la première heure. Tous pour un ! Et un « pour tous » enfin rassembleur…( jany leroy)

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 14:00

En période anticyclonique, la pollution en Île-de-France et certaines grandes agglomérations est bien réelle. Mais pour y faire face, la circulation alternée est un leurre irresponsable.

Pour trois raisons au moins : l’interdiction s’accompagne inévitablement d’une longue série de dérogations attribuées aux véhicules utilitaires légers, aux taxis, aux véhicules des services publics, aux commerciaux – et j’en passe. C’est normal : le seul problème, c’est que ces exonérations bénéficient surtout à des véhicules diesel, c’est-à-dire précisément à ceux qui produisent les particules fines, sources du problème.

Pour le reste des usagers, l’interdiction (si elle est respectée) diminuera de très peu la pollution ; en revanche, elle désorganisera les transports en commun. Qui peut croire que les lignes de RER déjà saturées et peu fiables en temps normal pourront accueillir 30 % de trafic supplémentaire alors qu’ils souffrent (merci l’UMPS !) d’un sous-investissement chronique depuis 30 ans.

Sociologiquement, la mesure est injuste : il s’agit de satisfaire les bobos du centre-ville au détriment des ploucs qui habitent les banlieues. Au demeurant, les plus riches ne se priveront pas de risquer 22 € d’amende !

Cette mesure injuste et inefficace s’explique par ses avantages politiques : En termes de posture, Ayrault et Martin jouent les chefs de guerre sur le front de la pollution. Aux applaudissements des médias de propagande dont les journalistes bénéficient, eux, du privilège de pouvoir… circuler.

Du point de vue politicien, voilà un message pour les Verts et pour l’Union européenne qui menace de condamner la France pour son taux de pollution de l’air (qui s’explique par sa diésélisation irresponsable).

Médiatiquement, c’est une belle opération d’enfumage : à une semaine des municipales, voilà qui permet d’oublier le non-traitement des problèmes et les mensonges de Taubira. Et de diversion aussi : l’attention de l’opinion est distraite et le « quart d’heure de haine » orwellien est dirigé cette fois contre la pollution.

C’est enfin un élément supplémentaire de conditionnement de l’opinion. La lutte contre la pollution est, ici, utilisée à des fins de dressage idéologique comme les campagnes sanitaires dans l’Union soviétique de Staline (ou la vaccination contre le H1N1 en France). Il s’agit de développer une race de citoyens soumis et bien-pensants, qu’on discipline par la peur et l’interdiction.

Gentiment, tranquillement, la France s’avance ainsi sur les chemins d’un totalitarisme mou. Alors, surtout si l’on a un véhicule non polluant (récent, à essence), il ne faut pas hésiter à rouler. Rouler, c’est résister ! (jean Yves Le gallou)

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 15:21

Affaire Sarkozy, affaire Taubira : à l’UMPS, les chiens sont lâchés

Affaire Sarkozy, affaire Taubira : à l’UMPS, les chiens sont lâchés

 – A gauche, la chasse au Sarko bat son plein : «Pervers», «dealer», «voyou»… Après deux semaines d’une série d’affaires visant l’UMP, les noms d’oiseaux se sont mis à fuser jeudi au PS à l’encontre de l’ex-président de la République, qui fait l’objet d’une enquête pour trafic d’influence. Les juges soupçonnent l’ancien locataire de l’Elysée rien moins que d’avoir bénéficié des largesses du clan Kadhafi dans le cadre du financement de sa campagne électorale de 2007. A droite, le tir à la Taubira est devenu le sport branché. « Espionnage politique », « oligarchie de menteurs » « mensonge d’Etat » : ténors et seconds-couteaux de l’UMP réclament à l’unisson la démission de la garde des sceaux, après la révélation de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy depuis un an.

Le PS est-il en mesure de sauver le soldat Taubira ?

Christiane Taubira semble désormais sur un siège éjectable. A quelques semaines des élections municipales, l’indépendantiste guyanaise est absolument calamiteuse pour la crédibilité de l’exécutif PS. Mercredi elle a déclaré “Je n’ai pas menti” tout en exhibant (photo) à l’appui de son affirmation des documents pour lesquels le zoom d’un bon appareil photo a montré qu’ils prouvent qu’elle a menti. A-t-elle perdu la tête, ou pense-t-elle que tout lui est autorisé, en se protégeant derrière un soi-disant racisme des Français ?

 

Jeudi soir sur la chaîne Canal+ on a pu voir une garde des sceaux perdant contenance, pédalant dans la semoule, avouant s’être trompée sur des dates censées prouver qu’elle ne savait rien de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy, menaçante voire insultante envers le journaliste qui tentait de faire son métier. Interrogée sur son rendez-vous jeudi après-midi à l’Elysée, la ministre explique : «C’était une séance de travail, comme j’en ai toutes les trois semaines avec le Premier ministre et avec le président de la République sur des dossiers relatifs à la justice». A la question  de savoir si elle est toujours ministre de la Justice, elle répond, lapidaire : « Vous le saurez en temps utiles »…

 « Le climat détestable qui précède le prochain scrutin municipal est préoccupant lorsqu’on sait que les extrémismes de tous bords fleurissent et prospèrent sur le discrédit de la classe politique », s’est désolé jeudi M. Juppé à propos des affaires dans lesquelles l’UMPS est enfoncée jusqu’au cou.

S’il existait en effet quelques Français se faisant encore des illusions sur la classe politique du système, les affaires Copé-Buisson-Sarkozy-Taubira devraient totalement les déciller. Selon une enquête BVA pour i>télé, publiée hier, le climat des affaires pèse lourdement sur l’image des partis du système : 81 % des personnes interrogées estiment ainsi que ces partis sont affectés par la multiplication des scandales. Pour 69 % des Français (contre 54 % il y a trois ans), cette accélération des affaires est le signe d’un mal profond : celui de la corruption du système. Le sentiment du « tous pourris » qui touchait jusqu’à présent davantage les classes populaires est désormais partagé par une majorité de Français des catégories sociales supérieures NOVOPRESS

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 13:46

Christiane Taubira a peur. Pas des Veilleurs qui campent devant son ministère, dont elle ne comprend ni la motivation ni les objectifs – et comment le pourrait-elle ? Non. Christiane Taubira a peur de son propre amateurisme, de son illégitimité dans les ors de la République.

On a beau se prendre pour la bégum alors qu’on n’a comme seul fait d’armes d’avoir été indépendantiste guyanaise contre la France, il y a un moment où le déguisement se voit comme le nez au milieu de la figure.

Christiane Taubira a peur, et comme tout ministre qui a peur, elle enchaîne les erreurs.

La première d’entre elles a été de conserver son ton hautain de donneuse de leçons lors de son interview sur TF1. On peut s’amuser à réciter un catéchisme dogmatique et ridicule lorsqu’on est au faîte de sa puissance. Lorsqu’on est pris les doigts dans la barbouzerie, mieux vaut jouer l’humilité. Mais l’humilité et Taubira, il y a bien longtemps que c’est une histoire de divorce.

Deuxième erreur : alors que son explication alambiquée et incompréhensible avait finalement été plus ou moins contredite par un Jean-Marc Ayrault plus que gêné aux entournures, madame le ministre s’enterre un peu plus en insistant sur un « Je ne savais pas » qu’elle croit encore salvateur.

Et pour appuyer ses propos, la voici qui brandit des courriers… Oh… de loin, comme ça… bien sûr ; sachant ce qu’il y a dedans, elle n’en distribue quand même pas des copies à la presse… non… juste à bout de bras.. comme ça.. le logo de la République, du texte, des signatures.

Et là, c’est le drame.

Christiane Taubira ne le sait peut-être pas, mais, de nos jours, les photographes sont équipés de machines de guerre à la finesse incomparable… et donc, brandir un papier devant leurs objectifs revient à leur proposer de le scanner !

Petit envoi rapide à la rédac’ des fichiers en haute-déf’, et l’on découvre – avec le sourire – que dans les lettres utilisées par l’indépendantiste guyanaise pour prouver qu’elle ne savait rien, n’était tenue au courant de rien, le magistrat Philippe Lagauche rappelle au garde des Sceaux qu’il lui est « régulièrement rendu compte » de la procédure !

Lorsqu’elle dit, ce mercredi : « Je n’ai pas et je n’ai toujours pas d’informations concernant la date, la durée et le contenu des interceptions judiciaires », il est écrit, dans le détail et par le menu, exactement l’inverse dans les lettres qu’elle produit à l’appui de ses dires.

Le cynisme de cette femme atteint un tel niveau qu’il la rend elle-même aveugle. À la suite des luttes sociétales autour de la dénaturation du mariage, Christiane Taubira a voulu se donner une image de passionaria, à la Simone Veil.

Elle-même y a cru. Elle est cuite. (Robin de La Roche)

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