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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 11:13

Les derniers et dramatiques développements de la crise ukrainienne ont soudain fait remonter à la surface de ma mémoire des souvenirs vieux de plusieurs décennies.

Il y avait alors un crieur de journaux, particulièrement astucieux et facétieux, qui écumait les cafés de Montparnasse et de Saint-Germain en surprenant et en alléchant, par sa faconde, les acheteurs éventuels, et je me suis rappelé ce jour où il colportait de table en table une manchette d’autant plus sensationnelle qu’elle était entièrement de son invention : DERNIÈRE MINUTE, L’ARMÉE ROUGE ENVAHIT L’URSS !

De fait, ces dernières trente-six heures, des acteurs politiques de premier plan et des commentateurs autorisés qui n’ont pas l’excuse de devoir vendre du papier pour gagner leur vie et qui n’accompagnent pas leurs boniments du sourire ou du clin d’œil qui nous ferait comprendre qu’ils plaisantent, vont répétant, le regard sombre et la voix caverneuse, que dans cette affaire la Russie se mêle de ce qui ne la regarde pas et qu’en somme elle n’a rien à faire dans son pré carré, dont la Crimée fait pourtant si évidemment partie.

Lorsqu’en 1954, il y a donc seulement soixante ans, Nikita Khrouchtchev, premier secrétaire du Parti communiste et ukrainien de naissance, décida de rattacher la Crimée à l’Ukraine, cette décision, prise bien entendu sans la moindre consultation des intéressés, était d’ordre purement administratif puisqu’il ne s’agissait que d’inclure un territoire soviétique dans une des Républiques soviétiques.

Lorsqu’en 1991 Boris Eltsine, entre deux vodkas, décida de brader l’URSS et d’accorder leur indépendance à la quasi-totalité des Républiques jusqu’alors fédérées au sein de ce gigantesque ensemble, la Crimée resta associée à l’Ukraine. La chose se fit automatiquement et comme machinalement dans le cadre d’une dévolution aussi bâclée que le fut en son temps le passage de l’Algérie française à l’Algérie indépendante.

Cependant, eu égard au fait que la grande majorité de sa population était russophone et russophile, russe de langue et russe de cœur, la presqu’île, base traditionnelle de la flotte de la mer Noire, eut droit au statut de région autonome, avec un Parlement spécifique où le parti pro-russe des Régions remporta lors des dernières élections une écrasante majorité. C’est cette majorité qui refuse désormais, semble-t-il, le cadre dans lequel elle resterait partie intégrante d’un pays dont elle ne partage pas les orientations et dont elle souhaiterait séparer son destin pour retrouver le giron de la mère-patrie.

Non seulement la Crimée n’a pris aucune part à la « révolution », mais après l’avoir regardée avec méfiance, après avoir subi comme une brimade l’annonce de l’abandon du russe comme deuxième langue officielle de l’Ukraine, c’est sur le modèle de Maïdan, porté aux nues par l’Occident, que des individus armés ont pris le contrôle du Parlement, qu’ils ont fait « élire » comme à Kiev un gouvernement local et qu’ils ont demandé à la Russie d’assurer leur protection comme le nouveau gouvernement ukrainien qui ne tient, lui aussi, sa légitimité que de l’insurrection en appelle au soutien des puissances occidentales pour résister à la pression russe. Pourquoi ce qui est permis aux uns et leur vaut les louanges du monde entier serait-il interdit aux autres ?

Il en est autrement du reste de l’Ukraine, et il est parfaitement compréhensible que l’autorisation accordée par la Chambre haute au président russe d’employer la force armée pour y normaliser la situation, que la suggestion émise par le Conseil de la Fédération de rappeler l’ambassadeur russe à Washington et que les démonstrations de force militaires qui accompagnent et étayent ces démonstrations de volonté politique inquiètent les imprudents parrains de la « révolution » de Kiev.

La menace d’embargo, de confiscations, de poursuites judiciaires, de sanctions de tous ordres brandie par la communauté internationale, du moins par ceux qui prétendent parler en son nom, est-elle pour autant la bonne réponse ?

La grande puissance qui depuis cinquante ans multiplie les interventions extérieures, officielles ou clandestines, à travers le monde (les États-Unis pour les appeler par leur nom) est-elle qualifiée pour se faire, comme souvent, le porte-parole de la morale universelle et de la bonne conscience occidentale ?

Le président Obama, si prompt à montrer du doigt la paille dans l’œil de Poutine, ne voit-il pas la poutre qui est dans le sien ? Un pays qui s’est arrogé le droit, pendant quinze ans, d’écraser le Vietnam sous un tapis de bombes et de pesticides, d’installer ou de protéger des dictatures militaires au Guatemala, en Argentine, au Chili, au Nicaragua, à Saint-Domingue, un pays dont les interventions massives et maladroites ont déstabilisé l’ensemble du monde musulman, un pays qui a généralisé le chaos et fait tomber du ciel la mort sur l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen, s’émeut à la seule idée que la Russie ait son mot à dire sur ce qui se passe chez son plus proche et son plus grand voisin.

Quelques sympathies, parfois hâtives, qu’ait pu éveiller le soulèvement d’une partie de la population ukrainienne contre un président, un gouvernement et un Parlement régulièrement élus, il faut bien admettre que le président et le gouvernement désignés par acclamation et confirmés par un Parlement terrorisé n’ont aucune légitimité. Si une révolution se produisait au Mexique, au Canada ou dans quelque autre coin de la vaste « arrière-cour » des États-Unis et installait au pouvoir un régime issu de la rue et hostile à Washington, croit-on que l’Amérique resterait sans réaction ?

Mis à part quelques boutefeux irresponsables, l’Union européenne et les États-Unis qui ont si bien encouragé, attisé, sponsorisé et peut-être même financé au nez et à la barbe de Vladimir Poutine l’insurrection ukrainienne sont-ils prêts à une confrontation armée avec la Russie ? Allons-nous vers une opération Sangaris sur les bords de la Volga ? Il est encore temps de s’aviser sur les bords du Potomac que la Russie n’est ni le Centrafrique ni la Serbie ni même l’Iran, et que chacun dans cette affaire retrouve le sang-froid que certains ont apparemment perdu.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 15:34

Parlement européeen : les députés du Front National contre la libéralisation totale du transport ferroviaire

flamme-FNCommuniqué de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch, députés du Front National au Parlement européen

Le Parlement européen a adopté hier, avec la complicité et le soutien du groupe socialiste, y compris les socialistes français, le 4e paquet ferroviaire.

Cet ensemble de texte est l’ultime étape vers la libéralisation totale du transport ferroviaire et de son ouverture à la concurrence européenne et étrangère. Les conséquences sont connues : augmentation des prix, baisse de la qualité des services, entretien et sécurité du réseau sacrifiés, fermetures de lignes considérées comme peu rentables, précarisation des emplois et risques de dumping social…

Avec l’ouverture du marché du transport national et régional de voyageurs, c’est désormais le cœur du service public ferroviaire qui est mis en danger, et au-delà, la sécurité même des usagers.

Les députés du Front National ont voté contre ces textes, comme ils l’ont fait contre tous les textes de démantèlement des services publics élaborés depuis vingt-cinq ans à Bruxelles. Ils considèrent qu’il appartient aux seules autorités nationales de décider souverainement de la définition, de l’organisation et des modes de financement des services publiques selon leurs propres besoins et traditions.

Le 25 mai, les Français doivent se souvenir que les socialistes, en plein accord avec l’UMP, soutiennent activement les politiques ultra-libérales de Bruxelles, comme ils obéissent servilement à ses diktats. Aux européennes

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 23:34

Les conséquences d’une renaissance du franc :

euroQuelques réponses aux questions que se posent légitiment les Français, par Bruno Lemaire, professeur émérite HEC, conseiller économique de Marine Le Pen.

Q. La sortie de l’euro est-elle inévitable, et quelles en seraient dans ce cas les modalités ?
Inévitable, peut-être pas. Ce qui est sûr, c’est que l’euro est sous perfusion, et que l’eurozone ne subsiste que grâce aux petites et grandes manœuvres de la BCE, un ancien de la banque Goldman Sachs à sa tête.
De fait, il n’y a que 3 scénarios possibles, en dehors d’un statu quo qui ne peut que continuer à affaiblir la majorité des pays et des peuples de cette eurozone.

Q. Lesquels ?
Le scénario 1, celui recommandé par Marine Le Pen, serait une sortie coordonnée de l’euro, qui se concrétiserait par la renaissance des monnaies nationales dans chacun des 18 pays de l’eurozone, un franc nouveau, une peseta nouvelle, une lire nouvelle, etc.
Le scénario 2, plus brutal, serait l’éclatement de la zone euro en 2 zones monétaires, l’eurozone « germaine » et l’eurozone « latine »
Le scénario 3, encore plus brutal – mais qui n’est pas le moins plausible si l’on continue à nier les problèmes soulevés par l’existence même de l’euro – c’est l’explosion de l’euro, ce qu’avaient d’ailleurs envisagé, fin 2011, Jacques Attali et même Jacques Sapir.
Ce serait sans doute la pire situation pour l’Allemagne, alors que la France aurait dans les trois cas un surcroît annuel de croissance supérieur à 2 %, voire davantage, cette croissance étant d’autant plus forte que la dépréciation du franc nouveau par rapport au niveau actuel de l’euro serait importante.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 09:40

Du Capitole à la roche Tarpéienne, de la place Beauvau à l’Élysée, il n’y a qu’un pas. Manuel Valls a sans doute pensé suivre Sarkozy sur le second itinéraire, mais il a en fait pris le premier.

Le chouchou a chuté dans les sondages. L’explication en est simple. Il bénéficiait, à droite, d’un courant de sympathie pour tenir le discours ferme du premier flic de France. Mais il a révélé quatre faiblesses. La première appartient à la technique de communication. Sarkozy est un débatteur redoutable qui a rarement été dominé par ses contradicteurs, si ce n’est lors de la célèbre anaphore de Hollande. On se demande encore ce qui l’a retenu de faire un bon mot sur l’anticipation aventureuse et sur le narcissisme de la formule « Moâ président »… Philippot a éclaté Valls sur France 2. Devant le calme et la modestie de son opposant, Valls affichait un visage ulcéré qu’on lui voit souvent maintenant. Manque de technique, manque de maîtrise de soi, ça ne pardonne pas. « Le meilleur imprésario de Dieudonné », devenu incapable d’écouter son adversaire, assenait les poncifs de la gauche sur le Front national qui, l’un après l’autre, tombaient dans le vide.

La provocation éhontée des forces de l’ordre à l’issue de la manifestation du « Jour de colère », empêchant les manifestants de se disperser dans le calme, pour générer des incidents et procéder à 250 interpellations afin de pouvoir brandir le spectre d’une extrême droite factieuse, a également montré ce visage du manipulateur partisan quand beaucoup de Français avaient cru voir en lui le seul ministre républicain attaché à sa mission.

Et puis les résultats sont mauvais. Certes, il faut les prendre avec circonspection. Les manipulations existent. Néanmoins, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales a souligné l’augmentation des cambriolages de 6,4 % en zone urbaine, et de 4,7 % en zone rurale. Les résidences secondaires ont été privilégiées avec une croissance de 17,7 % en zone gendarmerie. Les homicides volontaires sont moins nombreux, sauf à la campagne où ils ont progressé de 14,9 %. On parle de stagnation de la violence parce que son développement se ralentit. On oublie que la délinquance, contrairement à l’inflation, par exemple, n’a pas un potentiel de volume illimité. Elle agit sur une population limitée et il faut considérer toute croissance comme un échec. Les vols avec violence sont apparemment en recul, mais les autres augmentent. Leur lien avec l’immigration de l’est de l’Europe avait été établi par le ministre lui-même, lorsqu’il était sérieux. Entre sa politique d’immigration, d’intégration, et de naturalisations qui dément son discours apparemment ferme et le laxisme pénitentiaire de Mme Taubira, la délinquance a de beaux jours devant elle, et les Français le savent.

Enfin, M. Valls a pris la grosse tête. Lorgnant sans doute sur Matignon, il a commencé à écraser les plates-bandes de ses collègues, en faisant des annonces intempestives. Il a oublié qu’il agaçait déjà à gauche et que l’estime de la droite n’avait rien de profond. Les Français peuvent tolérer la présomption lorsqu’elle est suivie d’une certaine efficacité, comme Sarkozy en donnait au moins l’illusion. « Grand causeux, petit faiseux », ils n’aiment pas et le font payer au coupable. Or, c’est ainsi que M. Valls est désormais perçu.

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 18:21

 

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 17:00

Communiqué de Christian Bouchet, tête de liste de Nantes Bleu Marine

Les incidents très violents qui se sont déroulés hier à Nantes en marge de la manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes rappellent étrangement ceux qui se ont eu lieu à Rennes le 8 février dernier contre une réunion du Front national.

Dans les deux cas, des militants d’extrême gauche saccagent une ville en s’en prenant au mobilier urbain, aux magasins et aux véhicules, ainsi qu’aux forces de l’ordre.

Dans les deux cas, la répression est légère et les interpellés peu nombreux (et à Rennes relâchés dans les 24 heures).

Pour Christian Bouchet, tête de liste de Nantes Bleu Marine, si l’extrême gauche violente est laissée libre de ses mouvements c’est uniquement parce qu’elle sert les intérêts de Manuel Valls en lui permettant de gêner l’action de mouvements populaires conséquents (les patriotes du Front National et les écologistes hostiles à Notre-Dame-des-Landes) qui s’opposent à la politique de son gouvernement.

Christian Bouchet, dénonce la violence de l’extrême gauche à Nantes et ailleurs, il demande que Manuel Valls prenne ses responsabilités et qu’il fasse dissoudre les groupuscules qui se livrent à cette violence, il réaffirme son opposition à l’implantation d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes et rappelle que la seule solution pour sortir de la situation actuelle est la solution démocratique que prône le Front National : moratoire pour les travaux sur le site et référendum départemental pour connaître les véritables souhaits de nos concitoyens concernant Château-Bougon et Notre-Dame-des-Landes

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 10:53

Invité à présenter son dernier livre Klare Worte 1, l’ex-chancelier Gerhard Schröder, 70 ans en avril prochain, a tenu sur l’euro des propos sans équivoque : « La dominance de l’Allemagne au sein de l’Europe est diamétralement à l’opposé des buts recherchés par les promoteurs de l’euro il y a 15 ans… mais la fin de l’euro serait une véritable catastrophe pour l’Allemagne car elle s’exposerait à une réévaluation massive de sa nouvelle monnaie. » On ne saurait être plus clair. Mais pourquoi en est-on arrivé là?

En acceptant sciemment de mettre la charrue avant les bœufs, les promoteurs de l’euro, et particulièrement les Français, pensaient que la contrainte exercée par la monnaie unique sur des nations, à la base, fort dissemblables les amènerait mécaniquement à converger vers une grande zone économique homogène.

Pari perdu, les rigidités structurelles propre à chaque nation ont été sous-estimées, les bons élèves sont devenus encore meilleurs et vice versa. Comment pouvait-on croire qu’un client de Volkswagen allait, à cause de l’euro, devenir subitement un client de Renault ? Et comment pouvait-on croire que l’euro allait changer quoi que ce soit au déficit d’image des produits français par rapport aux mêmes produits fabriqués outre-Rhin sur les marchés en plein « boum » des pays émergents? Vanitas vanitatum

D’aucuns s’étonnent aujourd’hui de voir l’euro si fort. La raison en est simple. La zone euro dégage des excédents de balance des paiements en hausse constante depuis 2008. A priori, c’est une bonne chose, sauf que cette performance résulte de l’effet combiné de l’énorme excédent de l’Allemagne et à un degré moindre des Pays-Bas – 230 milliards en 2012 contre 200 milliards en 2008 – et de la chute des déficits dans les États structurellement déficitaires – 80 milliards en 2012 contre 280 milliards en 2008 – consécutive à la politique d’austérité et à la diminution de la consommation interne.

Nous sommes donc confrontés à un euro qui se comporte de plus en plus comme un Deutsche Mark virtuel avec une industrie française fortement déficitaire qui voit sa monnaie s’apprécier – c’est le monde à l’envers, un piège terrible dont elle ne sortira pas.

Sauf… sauf si l’Allemagne acceptait de quitter la zone euro, une solution qui ferait plonger la monnaie unique sans coup férir et – mais ce sont les Allemands comme Schröder qui le disent – une catastrophe pour l’Allemagne.

Une catastrophe, vraiment ? La réévaluation du nouveau Deutsche Mark aurait aussi pour effet une dévalorisation proportionnelle (donc considérable) de la dette publique qui rappelons-le est à peine moins lourde qu’en France (encore plus de 80 % du PNB). Une dette publique fortement réduite ouvrirait alors la voie à un allégement des charges et, partant, à une hausse du pouvoir d’achat des Allemands avec tous les effets vertueux possibles et imaginables, aussi bien pour l’Allemagne que pour ses partenaires.

On ne peut pas à la fois s’opposer à la sortie de la France au prétexte que notre dette en euro deviendrait alors insoutenable et ne pas reconnaître l’effet inverse pour l’Allemagne. S’opposer simultanément à l’une et à l’autre de ces deux options est en toute rigueur un non-sens économique. Oui, l’Allemagne doit quitter la zone euro. Économiquement, cela ne se discute pas.

Le hic, c’est que dans cette affaire, les grands perdants seraient les détenteurs hors-zone de créances en euros, c’est-à-dire les fonds de pension anglo-saxons et les fonds souverains chinois et arabes… Tout un programme. (Christophe Servan)

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 20:34

Dans son éditorial du Nouvel Observateur, intitulé «Je suis épouvanté», Laurent Joffrin vous accuse, ainsi qu'Elisabeth Lévy et Eric Zemmour, d'être à l'origine d'une «dérive idéologique inédite depuis la guerre» et dénonce «le retour d'une conception ethnique de la nation qu'il faudrait préserver de la corruption étrangère, musulmane ou juive». Que vous inspire cet article?

Ivan Rioufol: Je suis épouvanté à mon tour par la haine, la violence et la grande stupidité de l'argumentaire de Laurent Joffrin qui, parodiant Léon Blum, en appelle à sa prétendue lucidité pour nous désigner au peloton d'exécution. En France, les fascistes se nomment désormais Elisabeth Lévy, Eric Zemmour et Ivan Rioufol. Or, nous sommes tous trois des démocrates qui nous battons pour que la France préserve ses acquis de civilisation, de culture et de républicanisme. Cela illustre bien la maxime de Nicolas de Chamfort : «En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin.»

Laurent Joffrin vous reproche plus précisément de reprendre à votre compte l'idée du «grand remplacement» de l'écrivain controversé Renaud Camus. Partagez-vous réellement les thèses de celui-ci?

Mon combat est dirigé uniquement contre l'idéologie totalitaire de l'islam politique.

 

J'ai beaucoup d'admiration pour l'écrivain Renaud Camus et pour son courage. Mais il vient ici comme un cheveu sur la soupe. Depuis qu'il est au Nouvel Observateur, le commissaire Joffrin s'est fait une spécialité de dénoncer les journalistes déviants. Au-delà de ses convictions, on peut se demander s'il n'a pas un problème à régler avec sa propre histoire sachant les relations de son père avec Jean-Marie Le Pen et ses propres liens avec lui lorsqu'il était jeune homme. Joffrin est intellectuellement malhonnête. Il me reproche non pas une opinion, mais une arrière-pensée. Il s'indigne du fait que, dans un récent bloc-notes, j'ai qualifié la commission européenne de «remplaciste». De ce terme, il développe un chapitre délirant. Par ce mot, je veux signifier que la commission européenne a avalisé depuis 2004, et sans consulter les peuples, la fin du processus d'intégration au profit d'un nouveau modèle multiculturel. Joffrin me fait parler d' «invasion» islamique, terme que je n'emploie pas. En bon stalinien, il procède par amalgame et me fait dire ce qu'il voudrait entendre. Mais non, je ne pense pas que «l'islam se transmet par la naissance» et je fais au contraire confiance à la majeure partie des musulmans pour s'intégrer dans le modèle républicain. Mon combat est dirigé uniquement contre l'idéologie totalitaire de

Joffrin est un benêt dangereux.

 

l'islam politique. Ce n'est visiblement pas le combat du patron du Nouvel Observateur.

Au-delà des accusations personnelles, Laurent Joffrin compare la situation politique actuelle à celle des années 30. Que pensez-vous de cette comparaison? A-t-elle un sens?

Cela révèle la panique de cette gauche qui a perdu la bataille des idées, perdu son magistère moral, et n'arrive plus à débattre sans se réfugier dans la calomnie. La référence récurrente aux années 30 est idiote: aujourd'hui les peuples aspirent, au contraire, à plus de démocratie. Dans son papier, Joffrin fait référence à Marcel Déat, député SFIO qui a basculé dans la collaboration. Il devrait méditer son parcours. Déat a d'abord été, comme Joffrin, un néo-socialiste, antiraciste, antifasciste, pacifiste, qui s'est ensuite déshonoré au nom de «l'apaisement» avec l'Allemagne nazie. C'est ce chemin qu'emprunte Joffrin quand il s'aveugle, au nom de» l'apaisement» avec le fascisme islamique qui tente de subvertir certaines cités, sur les vrais dangers qui, en France, menacent la démocratie, la république, la liberté d'expression, la laïcité, l'égalité homme-femme. Joffrin est un benêt dangereux.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 11:37

L’UMP pris la main dans le sac !

Front National flammeCommuniqué du Front National

Plusieurs candidats UMP dont ceux de Forbach et d’Hénin-Beaumont annoncent d’ores et déjà qu’ils appelleront à voter et à faire voter socialiste contre les candidats du Front National au second tour des élections municipales.

Une fois de plus, le masque tombe, dévoilant  le vrai visage de ce parti unique qu’est devenu l’UMPS.

La manœuvre n’est pas nouvelle, nous rappellerons qu’en 2009 lors de la municipale partielle d’Hénin-Beaumont, Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, s’était félicité en des termes très clairs de la défaite du Front National : « Quand Chirac a été élu face à Le Pen, la gauche a appelé à voter pour lui. Quand c’est la fille Le Pen face à un candidat divers gauche, on n’hésite pas une seconde ».

Alors même que Jean-François Copé appelle aujourd’hui les électeurs « à dire stop à Hollande », ses candidats sont prêts à se vendre aux socialistes, à ce parti que ce même Jean-François Copé qualifiait en 2010 de « gauchiste et archaïque »

Les électeurs patriotes qui subissent depuis des mois la folle politique du gouvernement socialiste sont désormais prévenus : l’UMP fera élire des maires socialistes le 30 mars prochain.

Le seul vote d’espoir et d’opposition au système UMPS c’est le vote Front National

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 10:39

Les observateurs du monde politique peuvent le constater depuis l’an dernier. La gauche a visiblement perdu la rue. Un vrai basculement culturel. Alors les derniers groupuscules s’unissent et vont tenter un baroud d’honneur. À haut risque !

Ils auraient pu choisir le 1er avril, mais ça aurait été « punk ». Alors la grande manif de la gauche voulue par Mélenchon et Besancenot est fixée le week-end des 12 et 13 avril prochains.

« Nous faisons une proposition en commun : qu’on se donne un moment pour exprimer ce ras-le-bol de gauche et qu’on marche. Que ce soit une manifestation nationale », dixit Jean-Luc, soutenu par Olivier, le facteur antifa : « On est sur la même longueur d’onde pour construire avec d’autres une initiative de rue la plus importante qui soit et répondre à l’air du temps, [...] au climat nauséabond qu’on connaît, de ceux qui ont pris le pavé depuis des mois et des mois, c’est-à-dire la droite et l’extrême droite et que la politique du gouvernement actuel favorise. »

Sans vergogne, Jean-Luc souligne qu’« Il y a une situation qui va de mal en pis avec des élites dirigeantes qui ne se rendent pas compte de la violence de ce qu’ils déclenchent dans le pays ». Les élites ? Il veut parler de lui, l’ex-sénateur PS ventripotent qui dîne avec ses amis du club du Siècle ? La violence ? Sans doute nous parle-t-il des bandes d’antifas et de racailles qui pourrissent nos villes et cassent tout sur leur passage ? Allons, Jean-Luc, redeviens sérieux !

Il faut dire qu’il y a de quoi se prendre le marteau et la faucille en pleine face. La gauche est désormais rongée par un terrible cas de conscience, un mal inavouable pour tout indigné professionnel qui se respecte : elle domine culturellement depuis 1968, et politiquement depuis 1981 (avec pratiquement tous les pouvoirs, des communes à l’Élysée, en passant par les régions, l’Assemblée et le Sénat). Du jamais vu dans l’Histoire. Et quand la « droite » reprend provisoirement le pouvoir, c’est pour appliquer les mêmes recettes libertaro-libertaires, comme nous l’avons vu avec la théorie du genre…lancée dans les maternelles par l’UMP ! Alors forcément, c’est inéluctable : la rébellion est à droite, la vraie, celle du peuple. Air du temps, les réacs plaisent aux filles, et le gauchiste crasseux ou l’intello bobo-gay commencent à sentir le moisi.

Terrible époque pour la gauche, qui doit donc maintenant essayer de se prouver qu’elle existe encore sur le terrain. Alors le Merluche et la Besace vont se coltiner le rappel des dernières troupes. On imagine qu’il y aura un fort contingent de vieilles gribouilles, instits rabougris de la ligue de l’enseignement, retraités qui finissent leur vie dans les associations d’aides aux sans-papiers, et bien sûr, en plus d’immigrés réquisitionnés, toute une cohorte de petits blancs boutonneux qui brandiront les drapeaux rouges et – pourquoi pas ? – le portrait du Che. Ce week-end-là, il y aura comme un léger décalage avec la réalité… Joris Karl bd voltaire

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