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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 22:17

Une réunion sur le thème de l'intégration rassemblera début janvier une partie du gouvernement autour du premier ministre. Entre leurs mains, les ministres auront un rapport en cinq volets, qui stigmatise «cette injonction à l'intégration». «On veut changer la manière d'aborder l'intégration, explique-t-on à Matignon. On s'oriente vers une politique fortement ancrée sur l'égalité des droits et la lutte contre les discriminations».

Lors de son discours de politique générale, en juillet 2012, Jean-Marc Ayrault avait annoncé son «ambition de renouveler en profondeur l'approche des questions d'intégration en France». Cet été, cinq groupes de travail thématiques («Faire société commune», «Habitat», «Protection sociale», «Connaissance reconnaissance», «Mobilités sociales») ont été constitués, auxquels ont participé des représentants des services de l'État, des collectivités territoriales, des associations, des partenaires sociaux ainsi que des chercheurs. «Refonder notre politique d'intégration suppose de répondre à l'attente des personnes immigrées et de leurs descendants: être considéré comme n'importe quel Français», était-il précisé dans la lettre de mission des «personnalités qualifiées» choisies pour présider les groupes de travail. «Une telle démarche ne peut réussir qu'à la condition d'admettre que la richesse de l'héritage légué par les migrants au fil des âges fait partie de l'identité française.»

«Changement de mot»

La lecture des cinq volets de ce rapport, qui viennent d'être publiés sur le site du premier ministre, donne un aperçu de la «feuille de route» dont souhaite s'inspirer le gouvernement. Ne parlons plus d'intégration!, préconisent-ils en substance. «Symboliquement, l'abandon du terme peut constituer un signal fort pour celles et ceux qui sont soumis à cette injonction au quotidien et à tort», analysent les experts missionnés par le gouvernement. Mais le «changement de mot» n'est pas suffisant: il doit «s'accompagner d'une transformation du sens de l'action et de l'intervention publique qui soit visible», exhorte le rapport. Il s'agira donc, désormais, de «faire France en reconnaissant la richesse des identités multiples».

Sommés «d'opérer un déplacement, un pas de côté dans la façon de concevoir ces questions», les experts font carrément demi-tour. Autorisation du voile à l'école, création d'un «délit de harcèlement racial» et d'une «Cour des comptes de l'égalité», ces propositions détonantes vont-elles être reprises par le gouvernement? Le premier ministre, en tout cas, «salue la grande qualité» de ces travaux. «Pour moi, il s'agit de déraciner le peuple français…», s'inquiète Malika Sorel-Sutter, ancien membre du Haut Conseil à l'intégration. Ce Haut Conseil à l'intégration dont les experts critiquent «l'appellation», dénoncent l'opposition «à la promotion d'un Nous inclusif et solidaire» et concluent qu'«il y a donc lieu d'y mettre fin».   Le figaro

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 11:38

  Les enfants d'une école de Paris, près de Denfert-Rochereau, n'auront pas de Noël demain. En effet, dans un avis expédié aux parents, « à la présence du père Noël cette année, l'équipe pédagogique a préféré son évocation ». Pour trois raisons, qui tiennent toutes de l'euphémisme doux ou du fort enfumage : « ne pas effrayer certains enfants jeunes, solliciter leur imaginaire, respecter les pratiques diverses des familles ».
 
La nouvelle a provoqué une vague d'indignation sur les réseaux sociaux, tandis que les médias traditionnels se sont encore distingués par… une omerta totale autour de la nouvelle. Pourtant, si l'on prend la peine de traduire en clair les explications plutôt fumeuses de « l'équipe pédagogique », enfin, des professeurs, si le Père Noël est exclu de l'école, c'est surtout parce que certaines familles, qui sont habituées à une culture et à une religion différentes, refusent de le laisser imposer à leurs enfants. Quand bien même le Père Noël est une figure habituelle de la culture française, où il se superpose au saint Nicolas chrétien.
 
L'année dernière, le fait qu'une école maternelle de Montargis (Loiret), une ville qui accueille un taux important de population d'origine immigrée, refuse la visite du Père Noël avait provoqué une polémique d'ampleur nationale. Sous la pression populaire et politique, l'école était revenue sur sa décision. Qu'en sera-t-il cette fois ?

 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 14:19

 

 

 

 



 

Logo Front National Jeunesse - FNJ

 

Lettre ouverte du Front National de la Jeunesse (FNJ)

 

Madame, Monsieur,

 

Nous nous permettons de vous écrire car, après tout, nous pourrions être vos petits-enfants. Nous sommes des jeunes Français et nous voulons vous parler de la situation que nous connaissons aujourd’hui.

 

On nous appelle la « génération sacrifiée » car nous sommes effectivement sacrifiés sur l’autel d’une mondialisation sauvage qui détricote les emplois, les acquis sociaux, la culture française et le « vivre-ensemble » dans notre pays. 25 % d’entre nous sont au chômage, beaucoup de diplômés veulent quitter la France espérant s’en sortir, et nous avons bien du mal à savoir si un jour nous pourrons toucher une retraite,

 

À côté d’une situation économique et sociale dramatique qui empire tous les jours, nous sommes en proie à une violence exponentielle qui touche à la première de nos libertés : la sécurité. Trafics de drogue, rackets, agressions pour un oui ou pour un non… Nous subissons une violence que la France n’avait peut-être jamais connue.

 

Pire que tout, on ne nous a pas appris la fierté et l’honneur d’être français. L’école ne nous transmet désormais que difficilement les savoirs essentiels, ainsi que la culture de notre pays, dont nous avons pourtant grand besoin. Dans la société que nous connaissons, l’américanisation et le multiculturalisme sont érigés en modèle, contre la culture française.

 

Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons plus croire aux hommes politiques de droite comme de gauche qui dirigent notre pays depuis bientôt quarante ans. Ce sont eux, et personne d’autre, qui sont à l’origine de cette situation. Ils nous ont menti comme ils vous ont menti, ils nous ont trahis comme ils vous ont trahis, ils nous ont dépossédé de nos biens les plus chers.

 

À droite comme à gauche, de François Mitterrand à François Hollande en passant par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ils ont supprimé les frontières de notre pays et l’ont livré à une concurrence déloyale : c’est pourquoi l’emploi disparaît. Ils nous ont fait croire en une fausse Europe qui aujourd’hui dicte ses lois à la France, nous imposant une politique d’austérité qui détruit notre pouvoir d’achat comme elle détruit vos retraites et qui nous interdit de nous gouverner par nous-mêmes. Enfin, ils ont laissé entrer en France des millions d’étrangers sans mener de véritable politique d’assimilation : c’est pourquoi la France se disloque aujourd’hui, sombrant dans un communautarisme qui engendre nécessairement la violence.

 

Alors oui, nous ne voulons pas laisser faire. Nous aimons notre pays. Nous ne voulons pas que la France disparaisse. Nous voulons que notre pays soit un grand pays uni, capable de donner à tous ses jeunes du travail et des perspectives réjouissantes. Nous voulons être capables de vivre et, demain, d’élever une famille dans la paix et la justice. Alors, oui : nous sommes avec Marine Le Pen au Front National, au Rassemblement Bleu Marine.

 

Nous savons tous les mensonges que l’on a racontés sur notre mouvement pour tenter de lui donner une mauvaise image. Vous savez que ces mensonges venaient, et viennent encore, des mêmes qui ont mis la France dans la catastrophe actuelle : ils sont aussi crédibles que leurs auteurs. Avec Marine Le Pen, avec ses équipes, nous trouvons un mouvement qui met les Français au cœur de son programme, qui croit encore en la France et qui veut nous protéger contre la mondialisation sauvage afin que nous, vos petits-enfants, ayons un avenir dans notre pays.

 

Aujourd’hui, nous sommes très nombreux à rejoindre Marine Le Pen dans son combat politique et son patriotisme. Le Front National est d’ailleurs aujourd’hui le premier parti jeune de France. Ce n’est pas pour rien… Depuis quarante ans, droite et gauche se partagent le pouvoir en prenant exactement les mêmes décisions et ils ont échoué. Nous voulons prendre un autre chemin, celui de la France que tout le monde aime : une France patriote, prospère, pacifiée et juste. Une France libre qui rayonne dans le monde.

 

Voilà ce que nous voulions vous dire : nous vous prions Madame, Monsieur, de penser à vos petits-enfants de France et de nous rejoindre avant qu’il soit trop tard, car nous méritons une autre France que celle dont nous héritons aujourd’hui à cause de la droite et de la gauche. Ensemble, nous pouvons encore sauver notre pays !

 

Vive le patriotisme et vive la France.

 

Signé :

 

Vos petits-enfants de France

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 14:07

                               

marine-le-pen-1Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Le récent débat autour de la directive détachement montre une nouvelle fois la forte capacité d’influence du Front National qui seul en a dénoncé les effets catastrophiques sur l’emploi, forçant le gouvernement à le mettre au cœur des discussions.

Hélas ! comme sur tous les sujets dont fait mine de s’occuper le gouvernement, c’est l’enfumage qui prévaut.
L’accord annoncé hier soir n’est en effet que pure cosmétique, et ne vise qu’à essayer de duper les électeurs à quelques mois des européennes. Le prétendu renforcement des contrôles n’est que poudre aux yeux tant l’ampleur de la fraude est immense et les moyens accordés aux organismes de contrôle dérisoires.

Pire, cet accord ne change absolument rien au fond du problème que sont la directive détachement en elle-même et le règlement européen de 2004 sur la sécurité sociale qui organise le paiement des charges sociales dans le pays d’origine.
Ce sont ces normes de préférence étrangère et d’effondrement social qui organisent la concurrence déloyale dans nos pays, détruisent les systèmes sociaux, des centaines de PME et tirent vers le bas nos travailleurs.

Marine Le Pen demande l’abrogation immédiate de la directive détachement et du règlement européen de 2004. Il faut mettre un terme à la compétition sauvage entre les travailleurs, organisée en conscience par la Commission européenne et les gouvernements de droite comme de gauche soumis à ce système fou.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:48

Question n° 49-00481 : du 9.12.2013

Mme Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du budget, sur l’abandon de créance de 4 millions d’euros au profit du journal communiste l’Humanité, qu’il a fait adopté lors de l’examen du projet de loi de finances rectificatives pour 2013, le 3 décembre dernier. Ce titre accumule les pertes, conséquence logique d’une ligne éditoriale outrancière, totalement déconnectée des réalités du XXIe siècle, cultivant la nostalgie de la lutte des classes et croyant le complot fasciste quotidiennement sur le point de renverser la planète. S’il est concevable de vouloir conserver, à titre de curiosité historique, ce type de publication, on peine à comprendre, en dehors d’un intérêt clientéliste mal dissimulé, en quoi le gouvernement a pu trouver une justification d’intérêt général à demander cet effort au contribuable français. On le comprend d’autant moins que l’Humanité est déjà le journal le plus subventionné au titre des aides publiques à la presse. Il est demandé au ministre s’il entend proposer la remise de ses dettes à l’ensemble de la presse d’opinion, quelle qu’en soit la couleur politique, et selon quelles modalités.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:34

                               

Stéphane RavierStéphane Ravier, tête de liste du Front-National – Rassemblement Bleu Marine à la mairie de Marseille (Bouches-du-Rhône), était invité dernièrement à plusieurs émissions de télévision où il a pu exposer son projet municipal pour que Marseille redevienne une ville où il fait bon vivre. Il faisait notamment face à l’inénarable Jean-Michel Apathie, journaliste militant de l’UMPS.

Il était invité au Grand Journal sur Canal+ le 5 décembre

 

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 18:42

                               

Marine Le Pen invitee TF1 120913Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

L’accord conclu par l’OMC à Bali signe une nouvelle reculade pour la protection des travailleurs français, de notre industrie, de notre agriculture et de notre modèle social.

Comme le dit elle-même la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq, l’OMC confirme son « rôle d’assurance antiprotectionnisme » avec cet accord, qui accélérera encore la disparition des frontières et donc le dumping social, environnemental et la concurrence déloyale.

On s’inquiétera dans l’agriculture des menaces supplémentaires qui pèsent sur les subventions à l’exportation.
Après un aveu aussi explicite de la part de la ministre Bricq, on se demande d’ailleurs comment Arnaud Montebourg, ancien chantre du protectionnisme, peut encore rester membre de ce gouvernement…

La mondialisation était déjà sauvage hier, elle le sera plus encore demain après ce mauvais accord.

Stop aux ornières ultralibérales : la mauvaise potion du libre-échange total, portée par l’OMC et aggravée par l’Union européenne, est un poison, et non un remède comme l’UMP et le PS veulent le faire croire depuis si longtemps. La réindustrialisation par le patriotisme économique, la monnaie nationale

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 00:40

 

Bernard Marionnaud, le fondateur de la chaîne de magasins du même nom, a rejoint les rangs du "Rassemblement Bleu Marine"

 

    Bernard Marionnaud (à gauche) et Marine Le Pen (à droite).Bernard Marionnaud (à gauche) et Marine Le Pen (à droite). © PATRICK KOVARIK /

 

La présidente du Front National Marine Le Pen a inauguré vendredi la permanence de campagne de Bernard Marionnaud, fondateur de la chaîne de parfum éponyme et tête de liste divers droite aux élections municipales à Clamart (Hauts-de-Seine). Bernard Marionnaud, 77 ans, réfute l'étiquette Front National, dont il ne possède pas la carte d'adhérent, mais sa liste est toutefois soutenue par le "Rassemblement Bleu Marine", comme le soulignent largement les affiches sur la vitrine de sa permanence.

 

"Je trouve que c'est le parti le plus intelligent, il ne se perd pas dans des luttes de pouvoir. Ce qu'il faut redonner à la France, c'est son identité, une unité nationale", a déclaré Bernard Marionnaud à l'AFP. Celui qui s'était déjà présenté aux municipales en 2001 sous l'étiquette divers droite, avant de rallier une liste centriste au second tour, et en 2008 où il avait cette fois rallié un candidat UMP, a vanté le "langage plus souple et plus adapté" de Marine Le Pen par rapport à son père.

"Son CV parle de lui-même. Bernard Marionnaud est un homme qui a fait preuve d'audace, qui a réussi, qui a démontré le succès de son entreprise. Il aurait pu se la couler douce sur je-ne-sais-quel rivage ensoleillé. A cette facilité, il a préféré le difficile combat politique", a dit Marine Le Pen, dont c'était là la première rencontre avec Bernard Marionnaud. La présidente du FN a érigé la liste de Clamart en "symbole du Rassemblement Bleu Marine, de l'ensemble de ces citoyens qui sont attachés à améliorer la situation de nos compatriotes".

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:02

Les largesses du gouvernement pour ses copains de l'Humanité

Le gouvernement efface, par un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2013, la dette du journal L'Humanité, soit plus de 4 millions d'euros. Explication :

"la Société nouvelle du journal L’Humanité ne peut faire face au remboursement de sa dette contractée auprès de l’État (...), sur le capital et les intérêts, parce que ses résultats financiers sont très faibles et qu’elle ne possède plus d’actifs. Par conséquent, il est nécessaire d’abandonner cette créance détenue par l’État sur cette société."

Curieusement, les créanciers de la France ne s'approprient pas ce genre de raisonnement.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 14:12

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier avec ALAIN de BESNOIST

Les médias continuent de classer le Front national à droite ou à l’extrême droite de l’échiquier politique. Est-ce toujours pertinent ? D’ailleurs, cela l’a-t-il jamais été ?

Le Front national est à l’origine un mouvement d’extrême droite qui s’est mué progressivement en mouvement national-populiste. Le populisme est un phénomène complexe, que les notions de droite et de gauche ne permettent pas d’analyser sérieusement. Non seulement le FN est aujourd’hui une force montante, qui touche les hommes aussi bien que les femmes et marque des points dans toutes les catégories d’âge ou professionnelles, mais il arrive maintenant en tête des intentions de vote aux élections européennes, loin devant le PS ou l’UMP, ce qui revient à dire qu’il est en passe de s’imposer comme le premier parti de France. Par ailleurs, Marine Le Pen est aux yeux de 46 % des Français la personnalité politique qui incarne le mieux l’opposition (sondage CSA/BFMTV). Comme l’a reconnu Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP, « il n’y a plus désormais de sympathisants types du Front national ». Dès lors, son assignation à l’extrême droite relève d’une simple paresse intellectuelle ou d’une propagande qui ne vise qu’à le délégitimer (les deux n’étant pas incompatibles). Mais cette catégorisation n’est plus crédible aujourd’hui. Elle repose sur des arguments qui ont fait long feu.

Un boulevard s’ouvre aujourd’hui devant le Front national, car il n’est pas de jour que les événements ne creusent encore un peu plus le fossé béant qui sépare désormais la Nouvelle classe et le peuple. Dans une telle situation, il n’est plus de « cordon sanitaire » ou de « front républicain » qui tienne. Pas plus qu’on ne fera croire aux Français qu’ils sont devenus « racistes » parce qu’un hebdomadaire a fait une comparaison déplorable qui diffamait stupidement nos amis les singes et les guenons.

On dit que Marine Le Pen a « dédiabolisé » le Front. Il faudrait plutôt dire qu’elle s’est affirmée comme une véritable femme politique – j’entends par là quelqu’un qui a compris ce qu’est la politique : un moyen d’accéder au pouvoir, pas une façon de « témoigner » ou de rassembler une « famille ». C’est ce qui la distingue de son père, et plus encore du brave Bruno Gollnisch. Personnellement, je porte à son crédit d’être restée sourde aux piaillements des excités de tout poil, des anciens combattants des guerres perdues, des revenants de ceci ou de cela, des nostalgiques des régimes d’avant-hier et des époques révolues. C’est dans cette voie qu’elle doit persévérer si elle veut doter son mouvement de cadres dignes de ce nom.

Marine Le Pen semble avoir opéré un virage « à gauche ». Certes, dans les années 80, son père se présentait comme le « Reagan français ». Mais, dès 1972, année de sa création, le Front national publiait un programme économique éminemment « social », voire « socialiste ». Gérard Longuet en fut l’un des principaux signataires. Alors, « virage » ou « retour aux sources » ?

Quelle importance ? L’important est que ce tournant « à gauche » ait été pris. C’est dire que je ne suis pas de ceux qui, devant le programme économique et social du Front, parlent de « démagogie gauchiste ». Que le FN semble avoir compris que la priorité est de lutter contre l’emprise du système capitaliste libéral, contre la logique du marché, contre la globalisation libre-échangiste, contre la colonisation des imaginaires par les seules valeurs commerciales et marchandes, est d’une importance que je n’hésiterai pas à qualifier d’historique, après quarante ans d’« orléanisation » des milieux « nationaux ». C’est ce qui lui permet de toucher les classes populaires, les ouvriers, les artisans, les anciens communistes que scandalise le ralliement au système dominant des anciens révolutionnaires « repentis ».

Pour s’imposer définitivement, le FN doit en priorité liquider l’UMP. C’est la condition première pour que Marine Le Pen soit présente au deuxième tour en 2017. Notons que, de son côté, François Hollande a lui aussi tout intérêt à affronter Marine Le Pen à la prochaine présidentielle plutôt qu’un Sarkozy, un Fillon ou même un Copé. C’est donc là que les choses se joueront.

Certains, souvent dans les milieux identitaires, reprochent à Marine Le Pen sa fibre jacobine. Est-ce aussi simple ? Est-ce aujourd’hui une priorité que d’aller chercher un clivage entre régionalistes et colbertistes ?

Européen et régionaliste, antijacobin dans l’âme, je suis moi-même en désaccord avec Marine Le Pen sur ce point. Mais je suis également conscient que l’Europe politiquement unifiée, l’Europe puissance autonome et creuset de civilisation que je souhaite n’est pas pour demain. L’Union européenne n’est aujourd’hui qu’une caricature d’Europe. À bien des égards, c’est même le contraire de l’Europe. Cela dit, je crois que le souverainisme jacobin demeure une impasse. Voyez la révolte des « Bonnets rouges » en Bretagne : on ne peut rien comprendre à ce mouvement si l’on ne prend pas aussi en compte sa dimension identitaire et régionaliste.

En 1995, Samuel Maréchal, patron du Front national de la jeunesse, publiait un ouvrage intitulé Ni droite ni gauche, Français ! La présidente du Front national semble avoir fait évoluer ce concept en ce que l’on pourrait résumer par un autre slogan : « À la fois de droite et de gauche, mais Français ! »… Progrès ou régression ?

Outre qu’il a déjà une histoire, le slogan « ni droite ni gauche » ne veut pas dire grand-chose. « Et droite et gauche » est bien meilleur. À un moment où de telles notions ne sont plus opérationnelles pour analyser les nouveaux clivages qui se mettent en place, il s’agit de rassembler des idées justes d’où qu’elles viennent. Au lendemain de l’élection présidentielle de 2007, j’avais écrit ceci : « L’avenir du FN dépendra de sa capacité à comprendre que son “électorat naturel” n’est pas le peuple de droite, mais le peuple d’en bas. L’alternative à laquelle il se trouve confronté de manière aiguë est simple : vouloir incarner la “droite de la droite” ou se radicaliser dans la défense des couches populaires pour représenter le peuple de France. » J’ajoutai « qu’il reste au FN à apprendre comment devenir une force de transformation sociale dans laquelle puissent se reconnaître des couches populaires au statut social et professionnel précaire et au capital culturel inexistant, pour ne rien dire de ceux qui ne votent plus ». Cette alternative est toujours présente. Le FN n’a de chances de l’emporter que s’il devient le parti du peuple. C’est même le nom que j’aimerais lui voir porter.   ( boulevard Voltaire)

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