Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Clamart National et Populaire
  • Clamart National et Populaire
  • : site politique pro Marine Le Pen
  • Contact

Recherche

23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 16:52

~~Dans une Libye disloquée par une guerre de tous contre tous, trois gouvernements s’opposent. A Tobrouk, siège la Chambre des représentants reconnue par la communauté internationale ; à Tripoli est installé le parlement de Salut national sous influence des islamistes d’Abdelhamid Belhadj et des Frères musulmans de Misrata.

Quant au Gouvernement d’union nationale constitué le 19 janvier 2016 sous les pressions de l’ONU par le Conseil présidentiel de neuf membres dirigé par Fayez el-Sarraj, il n’est pas parvenu à se faire reconnaître par les Libyens. Composé de plus de trente membres, il a en effet été rejeté par les deux parlements rivaux de Tobrouk et de Tripoli. Prié de « revoir sa copie », le 14 février, Fayez el-Sarraj a présenté un nouveau gouvernement de 13 membres plus cinq secrétaires d’Etat, dans lequel, en principe, chaque grande faction libyenne est représentée. Cependant, deux des neuf membres du Conseil présidentiel se sont opposés à sa composition. Il s’agit d’Omar lassoued (Omar Al Aswad), représentant de Zenten et d’Ali Kotrani (Ali al Gatrani) de Tobrouk qui reprochent à ce gouvernement de faire la part trop belle aux Frères musulmans de Misrata et aux islamistes de Tripoli. La composition de ce Gouvernement d’union nationale a également buté sur le portefeuille de la Défense qui était brigué à la fois par le général Haftar, le chef de l’armée de Cyrénaïque soutenu par l’Egypte, et par l’ancien bras droit de Ben Laden, Abdelhakim Belhaj, le chef du GICL (Goupe islamiste de combat de la Libye) une des plus puissantes milices islamistes de Tripoli, soutenu par la Turquie et le Qatar.

Finalement, le portefeuille est revenu au colonel Mehdi Brahim Barghethi (Mahdi al-Barghati), proche du gouvernement de Tobrouk mais que certains observateurs pensent être en froid avec le général Haftar. Quant au ministère de l’Intérieur, il a été attribué à El Aref Salah Khouja (Salel al-Khoja), un lieutenant d’Abdelhakim Belhaj. Les forces de sécurité libyennes vont donc dépendre de deux chefs dont les objectifs sont à l’opposé… La coupure entre la Tripolitaine et la Cyrénaïque est donc inscrite dans les faits. Concernant les autres ministères, chaque région, chaque grande faction a en principe obtenu d’être représentée. Dans cette dilution de l’Etat, certains sont favorisés, comme les Frères musulmans de Misrata, inconditionnellement appuyés par la Turquie et le Qatar. D’autres sont marginalisés, comme Zenten, qui détient prisonnier Saïf al Islam, le fils du colonel Kadhafi. De fait, la Tripolitaine est donc partagée entre Frères musulmans de Misrata et Milices de Tripoli apparentées à Al Qaïda. Le nouveau gouvernement devant s’installer à Tripoli, il sera donc, de fait, sous le contrôle de ces derniers, d’où d’inévitables tensions avec les forces de Cyrénaïque.

Mais peu importe ce bricolage issu d’un quasi marchandage de souk puisque la « communauté internationale » a enfin réussi à mettre en place une autorité « légale » qui va pouvoir lui demander d’intervenir contre l’Etat islamique. Une intervention refusée par l’Algérie et la Tunisie mais qui va se faire au profit des Frères musulmans et des diverticules d’Al Qaïda qui contrôlent la Tripolitaine. Tous espèrent que les forces spéciales occidentales les débarrasseront de l’Etat islamique afin qu’ils puissent reprendre ensuite leurs guerres internes et continuer à s’enrichir en acheminant des « migrants » en Europe.

Regardons en effet les choses en face : le résultat de la calamiteuse guerre décidée en 2011 par Nicolas Sarkozy et BHL est que, aujourd’hui, nous allons intervenir en Libye, certes contre l’Etat islamique, mais d’abord au profit d’une coalition rassemblant Al-Qaïda et Frères musulmans…

Bernard Lugan 16/02/2016

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:19

~~ Les négociations entre le premier ministre britannique David Cameron et l’Union Européenne, conduites sous la pression d’un référendum sur l’UE qui se tiendra bientôt, révèlent la validité de la méthode proposée pour la France par le Front National depuis plusieurs années.

On est plus fort dans un bras de fer quand on met le peuple à la table des négociations via un référendum que lorsqu’on a l’habitude de tout accepter immédiatement à l’instar des gouvernements français UMPS. Ainsi, il a été admis pour la première fois une difficulté liée aux aides sociales versées aux migrants venus d’Europe et l’idée que l’Europe peut avoir plusieurs monnaies nationales. Néanmoins ce qui a été obtenu par David Cameron semble au final bien faible. Aucun grand levier de souveraineté nationale, de protection et de prospérité ne serait retrouvé avec cet accord. L’Union Européenne a manifestement beaucoup de difficultés à se défaire de son idéologie qui tient plus du religieux que du monde tel qu’il est vraiment.

Ainsi, on peut raisonnablement imaginer que les Britanniques désireux de retrouver leur liberté par le Brexit ne seront pas convaincus par cet accord. En France le Front National est le seul mouvement politique d’envergure à défendre et promouvoir sans faiblesse les intérêts nationaux face au totalitarisme de l’Union Européenne. Il suivra de très près la campagne référendaire britannique qu’il juge très salutaire et démocratique, et se battra avec détermination pour la souveraineté populaire et nationale de la France. de l’Union européenne.

Marine Le Pen

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 09:30

~~Communiqué de presse du Collectif Nouvelle Ecologie‏

Ce week-end, le nouveau président du Conseil National des Républicains, Luc Chatel, a souhaité que « Les Républicains » soit le parti du gaz de schiste, des OGM et des biotechs. Nicolas Sarkozy a confirmé cette nouvelle position sur le gaz de schiste contredisant du même coup le Nicolas Sarkozy de 2008. Huit ans après le Grenelle de l’environnement, Sarkozy est tenté par un Grenelle de l’anti-environnement ! Cette position que Sarkozy pense moderne est surtout très dangereuse. Elle est d’ailleurs à l’opposé du souhait des Français de voir naître une politique plus respectueuse de l’environnement, de leur opposition résolue aux OGM et au gaz de schiste.

La position des Républicains est d’autant plus étonnante que les Américains commencent à s’inquiéter de la pollution des nappes phréatiques par les produits cancérigènes utilisés pour la fracturation hydraulique. Pour les OGM, on sait que ces produits sont le plus souvent des plantes « Round-up Ready » dont la principale qualité est de résister à un épandage massif de pesticides. N’oublions pas non plus qu’il y aura très peu d’OGM par type de plantes vu le coût de développement, ce qui signifie que le nombre de variétés sera très faible, entraînant ainsi une plus faible résistance aux maladies et aux parasites. Il est enfin irresponsable de vouloir créer de la croissance en détruisant notre propre environnement, menaçant ainsi la vie de nos compatriotes

. Le parti « Les Républicains » déclare qu’il se positionne ainsi contre l’environnement et pour l’innovation. Le Collectif Nouvelle Ecologie est d’avis que prendre en compte l’environnement permet au contraire d’avoir plus d’innovation et plus de croissance économique.

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 10:48

~~ C’est un Président en fin de règne qui est intervenu ce soir. François Hollande ne fait que commenter son inaction, se perd dans les absurdes méandres du débat sur la déchéance de la nationalité, et donne ce sentiment désolant d’un président qui ne gouverne plus. Le problème, c’est que la France et les Français souffrent terriblement de cette inaction. Il est inquiétant de voir que François Hollande termine son mandat, comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy, dans l’échec total, dans tous les domaines, sans se remettre aucunement en cause. Les satisfecits qu’il se décerne ont dès lors un caractère attristant. François Hollande n’est pas apparu disposé à la moindre réorientation de sa politique.

Economie, sécurité, agriculture, immigration, il s’entête à suivre l’orthodoxie fixée par l’Union européenne.

Chacun sait par exemple qu’on ne pourra lutter efficacement contre la crise migratoire et contre le terrorisme sans mettre fin à Schengen et sans restaurer des frontières nationales. Chacun sait aussi que le chômage ne pourra baisser, et nos comptes sociaux se rétablir, tant que l’Etat n’aura pas retrouvé les armes nécessaires dans la mondialisation : patriotisme économique, protectionnisme intelligent, capacité monétaire. Il faudra également faire preuve d’une grande vigilance sur la réforme du code du travail qui doit se concentrer sur le soutien aux TPE et la suppression de normes administratives inutiles, et non précariser les salariés comme Bruxelles le souhaiterait. A l’heure d’une conjonction très dangereuse de crises gravissimes (migratoire, économique, financière aujourd’hui), François Hollande et son enième nouveau gouvernement, comme les gouvernements UMP précédents, ne pourront rien changer parce qu’ils ne veulent au fond rien changer.

C’est finalement le triomphe du conservatisme : ne rien changer, pour ne toujours pas servir les intérêts des Français. Et nul ne doute que ce « nouveau » gouvernement n’a été formé que pour geler d’éventuels concurrents à la prochaine présidentielle, rien d’autre. Marine Le Pen appelle à ouvrir les vrais débats sur les sujets fondamentaux de la France aujourd’hui, et sur les conditions de sa souveraineté.

Si François Hollande prétend avoir le goût du référendum, comme il l’a montré sur Notre Dame Des Landes, alors qu’il ne s’arrête pas en si bon chemin et qu’il en organise nationalement sur les grands sujets, à commencer par Schengen et le TAFTA. Il est temps de mettre au placard la démagogie permanente du discours UMPS, qui consiste à faire croire qu’on pourra améliorer la situation des Français sans engager les changements radicaux qui s’imposent.

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 08:55

Communiqué du Front National

~~Le remaniement gouvernemental n’aura aucun effet sur la politique du gouvernement, qui sera toujours aussi inefficace. En effet, les personnes nommées ne le sont pas pour leurs compétences ou leur vision politique, mais uniquement parce qu’elles servent tactiquement à « élargir » la majorité du président. Ecologistes, radicaux ou anciens « poids lourds » de la gauche, ces nouveaux ministres n’existaient politiquement que par leur ambition de le devenir un jour, ou par leur volonté de revenir en grâce.

Ils servent aujourd’hui uniquement à tenter de sauver le soldat Hollande, opération d’ailleurs perdue d’avance. Notons au passage qu’ils sont beaucoup trop nombreux, 39 contre 32 précédemment.

Deux signaux majeurs à travers ces nominations sont en outre particulièrement inquiétants. La nouvelle ministre Emmanuelle Cosse est connue pour sa dangereuse démagogie et notamment son laxisme immodéré sur la question migratoire, et Jean-Marc Ayrault, nouveau ministre des Affaires Etrangères, pour son esprit de soumission à l’Allemagne et à l’Union européenne ; nul doute que ces deux entrants renforceront encore la passion de ce gouvernement pour la dissolution de la France et de ses intérêts. Il faudra bien plus que ces tours de passe-passe gouvernementaux, ces manœuvres politiciennes, pour redresser la France et donner espoir aux Français.

C’est en réalité une réorientation majeure de la politique menée, dans tous les domaines, qui s’impose aujourd’hui. Et la condition de cette réorientation, c’est que la France retrouve la capacité d’agir, c’est-à-dire sa souveraineté.

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 12:09

~~ Une fois de plus, donc, Manuel Valls a sauvé la République. Et un 6 février, en plus : on ne pouvait pas mieux rêver pour tous ceux qui fantasment à longueur de journée sur le supposé péril de l’extrême droite dans ce pays.

Un général de corps d’armée, retraité, âgé de 75 ans, sera jugé en comparution immédiate pour avoir participé à une manifestation interdite à Calais. Qu’on aimerait la même réactivité à l’égard des zadistes et autres anarchistes ou de ces migrants qui se font de plus en plus agressifs ! Il fallait entendre et voir samedi soir le directeur de cabinet du préfet du Pas-de-Calais débiter son discours devant les caméras : un discours sorti du congélateur de Sciences Po et passé au micro-onde socialiste. Un directeur de cabinet qui doit avoir l’âge que le jeune Piquemal avait lorsqu’il crapahutait à la tête de ses paras pour défendre nos couleurs. Un directeur de cabinet qui a dû se prendre pendant cinq minutes pour Jean Moulin, le ridicule ne tuant plus dans ce pays. Interdire cette manifestation était, pour le pouvoir, l’assurance de gagner à tous les coups. La manifestation n’avait pas lieu, François Hollande, comme Louis XVI le 14 juillet 1789, pouvait écrire benoîtement sur son petit journal à la date du 6 février : « Rien » 1. Petit gain mais gain tout de même. Les organisateurs maintenaient la manifestation : c’était le jackpot assuré, l’occasion, à pas cher, pour le pouvoir de montrer sa fermeté dans la défense des « valeurs de la République ».

On imagine déjà Manuel Valls à l’Assemblée mardi prochain lors des questions d’actualité. Il y aura bien une question d’un bord ou d’un autre sur ce sujet de Calais. On entend déjà le discours du sauveur de la République. On le connaît par cœur, maintenant… Carnot, Clemenceau ont sauvé une fois la France. Manuel Valls, lui, c’est toutes les semaines qu’il sauve la République ! À cette manifestation, il n’y avait pas qu’un général en retraite et des militants de PEGIDA. Il y avait aussi des Calaisiens, des gens du peuple, celui dont s’est détourné depuis longtemps le Parti socialiste. Le 20 heures de TF1, samedi soir, a tout de même laissé passer quelques images de ce que naguère on appelait encore des « braves gens » et qu’on appelle par mépris indigne des « beaufs ». On sentait une colère profonde chez ces personnes. Les bonnes âmes diront que la colère n’est pas bonne conseillère. Mais il est de saintes colères.

Dans l’interview qu’il a donnée à Charlotte d’Ornellas quelques minutes à peine avant d’être arrêté, le général Piquemal a exprimé cette colère au nom de ceux qui ne peuvent le faire. « La France debout va se lever. Il va se passer des choses dans les mois qui viennent. On ne peut pas accepter que d’honorables citoyens soient ainsi traités », a déclaré le général Piquemal. Mais ce n’est pas la première fois que le régime de François Hollande et de Manuel Valls agit ainsi avec d’honorables citoyens, avec les « braves gens ». Souvenons-nous des manifestations contre le projet de mariage homosexuel en 2012, des lacrymogènes sur les poussettes, des gardes à vue abusives. Faible avec les forts, fort avec les faibles : c’est sa marque de fabrique. Un coup de colère peut devenir révolte. Certes, une révolte ne fait pas une révolution. Mais lorsque la colère devient générale, elle peut devenir révolution. La colère des honorables citoyens, des « braves gens », n’est peut-être qu’à son début…

Georges Michel (colonel en retraite)

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article
2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 09:34

Un sondage commandé par la Fondation du judaïsme français auprès d’IPSOS, et publié dans le JDD, « a provoqué l’indignation de plusieurs politiques sur Twitter », lit-on dans la presse. Le thème ? Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le vivre ensemble sans jamais oser le demander. Dix-huit mois d’entretiens, auprès de trois échantillons de population – « général », se considérant comme juif, se considérant comme musulman – et abordant frontalement toutes les questions taboues. Avec forcément, in fine, des réponses taboues. Celles que les Français n’échangent qu’à voix basse, entre amis quand les enfants sont couchés, en ricanant parfois d’un air gêné, comme s’il s’agissait d’insanités. Et là, telles des douairières corsetées jusqu’au menton que l’on aurait traînées voir un Woody Allen, nos politiques tombent en pâmoison.

Alexis Corbière dégrafe son corsage et s’évente (« Comment est-il possible qu’un tel sondage soit imaginé ? »),

Gérard Darmarin réclame ses sels (« Comment publier un tel sondage ? »),

le sénateur Nathalie Goulet cherche les bras protecteurs du nouveau garde des Sceaux pour s’évanouir, avec grâce, dans un soupir : « Cher Ministre de la Justice, @JJUrvoas cher ami peux-tu immédiatement engager une procédure contre @leJDD #ODIEUX ». Le JDD et IPSOS seraient-ils bouchés comme des canons de 36 pour avoir oublié qu’en la matière, la bienséance ne connaît qu’un seul sondage :

« Le vivre ensemble est-il une belle réussite, une très belle réussite ou une splendide réussite ? » Quand on a une vieille mère très malade – comme la France -, on peut piétiner le thermomètre, cela ne la fera pas sauter du lit. On peut aussi casser la binette de ce salaud de laborantin qui a remis des analyses de sang exécrables, elle ne s’en trouvera pas requinquée. La seule façon de la soigner est de l’ausculter. Vraiment, par un bilan complet, pas en lui tapotant sa main cadavérique : « Vous avez drôlement bonne mine, ce matin, mémé ! » Et il faut être capable d’entendre, voire d’écouter, même si ça défrise, que 56 % des Français « réagiraient mal si leur fille épousait un musulman », que 54 % d’entre eux estiment que « l’immigration n’est pas une source d’enrichissement pour la France », que « les tenues musulmanes agacent ou inquiètent » plus de la moitié, que 80 % considèrent que « la grande majorité des Roms ne sont pas bien intégrés », que « les préjugés antisémites sont très largement répandus au sein de la population musulmane, beaucoup plus que dans l’ensemble de la population française », que « 54 % des juifs envisagent un départ vers Israël ou vers un autre pays », ou encore qu’un musulman sur six déclare « ne pas connaître assez Al-Qaïda ou Daech pour avoir une bonne ou une mauvaise opinion » et même que 10 % d’entre eux « ne sont pas opposés, c’est leur choix », aux Français partant en Syrie pour se battre aux côtés de l’État islamique. Les rombières victoriennes chassaient loin de leur vue avec horreur la bonne qui avait fauté, quand celle-ci, serrée à exploser, ne pouvait plus le cacher. Mais ça n’empêchait pas la pauvre fille d’accoucher, son heure venue.

La société française, rejetée par nos pudibonds, accouchera-t-elle aussi, dans la douleur et la rancœur, d’un communautarisme qu’il faudra pourtant bien ce jour-là regarder en face ? Perceptions et attentes de la population juive : le rapport à l’autre et aux minorités from IPSOS France

Gabrielle Cluzel

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article
30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 15:07

~~ L’agriculture française semble à un tournant dramatique de son histoire, qui ne doit rien à l’activisme écologique. Car la ligne majeure de l’agriculture française, depuis plus d’un demi-siècle, est en effet le productivisme destiné à permettre aux paysans de s’intégrer au marché agro-alimentaire global. L’État français, comme l’Union européenne, ont soutenu la croissance de la productivité, l’ouverture aux marchés mondiaux, l’augmentation de la taille des exploitations, la réduction drastique du nombre d’agriculteurs et même l’adaptation de l’agriculture biologique aux exigences de l’agro-industrie mondialisée.

Sur un plan strictement économique, ce modèle est un échec ahurissant, puisque l’agriculture française ne survit que grâce à de massives subventions publiques. Le fait majeur reste que nos fermes familiales ne sont que rarement aptes à rivaliser avec les méga-structures du continent américain, voire avec l’agriculture allemande à grande échelle. La réponse de la technocratie est claire : il faut s’adapter, donc s’agrandir sur le modèle de la ferme des Mille Vaches. Les hauts fonctionnaires et les politiques partisans du TAFTA en sont déjà convaincus. Cette solution revient à une destruction rapide du modèle de la ferme familiale pérenne, qui participe de mille façons à la culture française.

Les tenants du productivisme n’envisagent pas une autre direction possible, où l’écologie n’est pas une entrave, mais bien au contraire une alliée incontournable, avec deux axes majeurs. Tout d’abord un vrai soutien à l’agriculture biologique, en maintenant les exigences françaises d’origine, donc loin de la course à la prime de conversion, actuellement scandaleusement démesurée. C’est ensuite la nécessaire relocalisation des circuits de commercialisation, par le soutien à la transformation fermière et artisanale, à la distribution régionalisée et indépendante de la grande distribution spéculative, notamment grâce à une fiscalité adaptée : à défaut d’un véritable protectionnisme européen ou français, il faut détaxer les produits commercialisés dans leur région d’origine et favoriser les magasins de producteurs. Ces axes de travail, qui seraient largement créateurs d’emplois locaux, paraissent d’autant plus pertinents qu’ils rencontrent l’attente des Français, comme le montre par exemple le spectaculaire développement des AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) sur tout le territoire, véritable réponse de la société civile aux multiples escroqueries de l’industrie agro-alimentaire.

L’option productiviste, à la remorque du mondialisme, nie donc le désir de survie des paysans comme les aspirations des autres Français, dans une fuite en avant absurde et destructrice. L’alternative se traduirait par une reconquête territoriale et économique, qui préserverait ce à quoi nous sommes tous attachés : l’entreprise familiale, l’enracinement régional des productions, la qualité alimentaire, la maîtrise du territoire et du paysage. Notre civilisation.

Vincent Gentil (éleveur bio)

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article
27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 15:41

~~La démission de Christiane Taubira est une bonne nouvelle pour la France, après une action publique à la tête du ministère de la Justice absolument désastreuse pour notre pays. Le laxisme inouï de sa politique pénale, notamment, a si fortement dégradé notre situation sécuritaire et affaibli l’autorité de l’Etat que cette démission apparaît aujourd’hui comme un soulagement. En outre, madame Taubira incarnait un sectarisme extrêmement violent contre l’opposition démocratique patriote qui ne la rendait pas digne de servir la République. Après les positions personnelles exprimées par l’ex-Garde des Sceaux sur la réforme constitutionnelle portant sur la déchéance de nationalité appliquée aux terroristes, il apparaissait inconcevable le maintien à son poste de Mme Taubira dont la présence attentait gravement à la crédibilité de nos institutions politiques. Comme nous l’avions demandé, Mme Taubira a donc enfin démissionné, François Hollande n’ayant pas d’autres choix que d’accepter cette démission qu’il aurait dû presser il y a bien longtemps déjà. Le mouvement que je préside exprime sa satisfaction et appelle à un changement profond de la politique pénale de la France pour sortir d’un laxisme d’Etat délétère, mis en œuvre aussi bien par l’UMP que par le PS, et que Mme Taubira a poussé à son plus haut degré.

MARINE LE PEN

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:43

~~ Dimanche 16 octobre 2011, 21 h 30. « C’est le rêve français que je veux réenchanter », claironne Hollande, vainqueur de la primaire socialiste. « Je mesure la tâche qui m’attend, elle est lourde, elle est grave. » Ô combien ! « Réenchanter le rêve français. »

Superbe ambition. Superbe formule. Mais, pour le malheur de tous, superbe fiasco. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po [anciennement Centre d’études de la vie politique française]). Sous un nom de bonbon boule de gomme, cet organisme, très sérieux, est un bureau d’études dépendant à la fois de Sciences Po et du CNRS. Tous les ans, il enfonce un thermomètre dans le derrière des Français pour prendre la température ambiante. Avec le relevé 2015, on frôle la mort clinique.

Voyez plutôt.

Les Français se sentent emplis : de lassitude (31 %), de morosité (29 %), de méfiance (28 %). Sept sur dix pensent qu’on ne peut pas faire confiance aux autres. Pour 88 %, les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce que pensent les gens de base. Avez-vous confiance, beaucoup ou complètement, dans : les partis politiques (non à 88 %), les médias (non à 76 %), les syndicats (non à 73 %), la justice (non à 56 %), mais l’armée (oui à 81 %), comme la police (oui à 75 %). Les Français n’ont pratiquement aucune confiance dans les statistiques que le pouvoir leur sert, notamment sur le chômage, la délinquance et l’immigration ; pour ces trois sujets, la défiance est supérieure à 71 %.

Lorsqu’on les interroge sur ce que leur inspire la politique, le couplé gagnant est : méfiance (39 %) et dégoût (33 %). Et lorsqu’on leur demande ce qui leur vient à l’esprit concernant les femmes et les hommes politiques, la réponse est massacrante : de la déception à 54 %. Deux Français sur trois ne font confiance ni à la gauche ni à la droite pour gouverner le pays ! Bigre, on est mal barrés ! Ils réclament d’avoir droit au chapitre par référendum (77 %), que le gouvernement arrête de s’entêter si les gens ne sont pas d’accord avec des mesures envisagées (71 %), que des débats honnêtes précèdent les changements importants (77 %), que les gens de pouvoir cessent de blablater et agissent (77 %). Ils considèrent l’islam comme une menace pour la République (58 %) mais reconnaissent, dans le même temps, que l’immigration est une source d’enrichissement culturel (53 %). Près de 40 % pensent que le droit au sol ne « fabrique » pas des petits Français. Et, enfin, 76 % des gens pensent que les dirigeants politiques sont plutôt corrompus.

Ce sondage donne raison à Valérie Trierweiler : il y a la caste des dirigeants d’un côté, oligarchie prétentieuse, pontifiante, squatteuse de palais nationaux, de prébendes, de places au soleil, de plateaux de télévision, parfois malhonnête et grassement payée pour le résultat désastreux que l’on lit ; et, de l’autre côté, les sans-dents, les humbles, les Français, en somme, qui subissent et voient, effarés, s’ouvrir le gouffre sous leurs pas, hébétés de l’incompétence bouffie de ceux qui devraient montrer le chemin de l’avenir et n’agissent que pour eux-mêmes. Et ils ont le culot d’en redemander !

Le « réenchanteur du rêve français » ne gouverne plus un pédalo : il a trouvé refuge dans la cabane en planches disjointes de Madame Irma, la voyante, en attendant 2017.

Yannik Chauvin

Repost 0
Published by National & Populaire
commenter cet article

Liens