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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:27

 

Une fois encore, c'est le grand quotidien populaire Bild, qui saute dans le plat à pieds joints. «La France est-elle en train de devenir la nouvelle Grèce?», s'interroge le journal. La question provocatrice lancée comme un signal d'alarme est volontairement outrancière. Cependant, elle traduit le malaise réel des élites allemandes et du gouvernement d'Angela Merkel  à l'égard de leur grand voisin: la France est devenue un sujet d'inquiétude en Allemagne. S'exprimant lors d'une conférence organisée par l'institut sur l'avenir de l'Europe - fondé par le milliardaire Nicolas Berggruen - l'ancien chancelier social-démocrate, Gerhard Schröder , n'a pas mâché ses mots. Il a taclé ses camarades socialistes français, comparant la France d'aujourd'hui à l'Allemagne de 2003, alors considérée comme «l'homme malade de l'Europe». Schröder l'avait sortie de l'ornière grâce à sa cure de réformes libérales, «l'Agenda 2010».

«Les promesses de campagne du président français finiront par se fracasser sur le mur des réalités économiques, a-t-il prévenu. Si le refinancement de sa dette devient plus difficile ce sera le début des vrais problèmes pour la France». Ainsi, pour Schröder l'avancement de l'âge de la retraite est «simplement le mauvais signal», «pas finançable». La pression fiscale aura pour effet, selon lui, non seulement de provoquer une fuite des capitaux, mais conduira à un effondrement du financement des emplois en France. «Deux ou trois mauvais signaux et nos amis français seront rattrapés par les réalités», lance Schröder à ses camarades à Paris.

Bild enfonce le clou en citant «25 % de chômage des jeunes», «5 % de déficit budgétaire», «zéro croissance», «climat des affaires au plus bas depuis trois ans», sans oublier la «crise lourde de l'industrie automobile»… «La France se finance encore dans de bonnes conditions sur les marchés, mais les chiffres de son économie rappellent les États du Sud en crise.» Et le journal de lancer un appel à Hollande pour «mener enfin des réformes courageuses». Pour Bild, il s'agit d'éviter que la «Grande Nation ne devienne aussi pauvre que les Grecs fauchés».

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 17:25
0 Marine Le Pen se classe dans le top 10 du classement des 40 hommes et femmes politiques populaires. Elle devance la plupart des responsables UMPS 

Dans le dernier baromètre TNS Sofres de novembre 2012 réalisé en partenariat avec Sopra Group et Le Figaro Magazine, on observe que l’exécutif gouvernemental, depuis son accession au pouvoir pourtant suprême, continue de s’effondrer littéralement.

Les Français sont de moins en moins nombreux à faire confiance à François Hollande pour résoudre durablement la décadence de la France. Le président de la République recueille à peine 36 % de confiance et chute toute de même de 5 points d’un coup. Quant au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, c’est la douche froide avec une chute de 7 % pour s’installer à 34 %, c’est clair que le changement c’est maintenant puisque 60 % (+%) des français ne lui font clairement pas confiance !

Il est indiqué dans la note de TNS Sofres : « Alors que la plupart des personnalités voient leur cote d’avenir baisser, Marine Le Pen, si elle reste stable, s’installe parmi les personnalités les plus attendues : avec une cote d’avenir de 28 % elle occupe la 9e place de notre classement. »

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 09:36

, Michel Barnier, a admis mardi que l'Europe avait été "naïve" dans les accords commerciaux avec certains pays comme la Chine et a souhaité que le rapport de l'industriel Louis Gallois sur la compétitivité ne soit pas classé sans suite.

"Oui, l'Europe a été naïve. Oui, l'Europe a joué le jeu de l'idéologie ultralibérale", a déclaré M. Barnier sur Radio classique. "Dans ce grand vent ultralibéral, on a cru que nous pouvions ouvrir toutes nos portes et toutes nos fenêtres, sans que les autres fassent la même chose", a-t-il regretté.

Le commissaire européen, qui s'est dit attaché à une "économie sociale de marché compétitive", a cependant rejeté le protectionnisme comme solution. "Si nous sommes repliés derrière nos frontières nationales, nous sommes chacun et tous foutus", a-t-il affirmé.

"Il ne s'agit pas de fermer nos marchés ou de se replier. Il y a des millions d'emplois en France qui dépendent de l'exportation. Il s'agit d'obtenir que les autres ouvrent réciproquement leurs marchés", a-t-il déclaré.

La semaine dernière, son collègue, le commissaire au Commerce Karel de Gucht, avait critiqué le "protectionnisme" du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

"La Chine c'est un milliard de consommateurs. Il faut obtenir de la Chine que nos échanges soient équitables", a déclaré M. Barnier, qui s'en est pris à des "souverainistes qui voudraient fermer l'économie française", sans citer M. Montebourg.

Interrogé sur le rapport de l'ex-patron d'EADS Louis Gallois, qu'il doit rendre le 5 novembre au président François Hollande, le commissaire européen a souhaité que ses propositions ne soient pas enterrées.

"M. Gallois sait de quoi il parle. Je lui fais confiance pour que, dans son rapport, il pose objectivement les bonnes questions. Il serait invraisemblable que le rapport soit classé sans suite", a-t-il affirmé.

Selon lui, "il faut en faire un outil de débat national que l'opposition et la majorité trouvent un accord politique sur les solutions à mettre en oeuvre pour retrouver de la compétitivité".

 Voilà des années que Marine Le Pen dénonce l'ultralibéralisme de l'UE. Voilà des années que  nous constatons le massacre de notre industrie. J'espère que Barnier ira rencontrer les sidérurgistes de Fleurange ou les ouvriers de chez PSA pour leur expliquer qu'ils ont été naïfs. L'honneur commanderait la démission. Mais l' Honneur.......

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 12:25
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Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Le débat Copé / Fillon aura été très en deçà de ce que les Français peuvent attendre d’une opposition digne de ce nom.

Il s’est réduit à deux mauvais numéros d’acteur, chacun récitant sans sincérité le rôle de composition qu’il s’est fixé pour la campagne interne.

Sur le fond, pas une idée n’a émergé. Il fallait chercher à la loupe les différences avec la vulgate du Parti socialiste.

Les deux siamois de l’UMP ont eu pendant deux heures les yeux dans le rétroviseur, ne cessant de s’auto-féliciter des dix pitoyables années passées au pouvoir entre 2002 et 2012.

Les quelques minutes consacrées à l’Europe furent le seul moment de vérité, permettant à MM. Copé et Fillon de réaffirmer leur totale soumission à l’Union européenne et aux dogmes de la mondialisation.

Enfin, les deux candidats ont rivalisé d’insultes à l’encontre du Front National et de ses électeurs. Le signe d’une autre soumission, à celle de la bien-pensance de la caste.

Dans ces conditions, Marine Le Pen conseille aux adhérents de l’UMP de refuser de participer à une telle mascarade.

Les patriotes présents à l’UMP n’ont plus rien à y faire : ils seront les bienvenus chez nous pour défendre efficacement leurs idées !

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 23:20

Libye un an plus tard… Point de situation



Un an après la fin du régime du colonel Kadhafi, la  Libye est coupée en trois :
- En Cyrénaïque où deux guerres se déroulent, les fondamentalistes musulmans dont le fief est la ville de Derna s’opposent aux « traditionalistes » rassemblés derrière les confréries soufi cependant que les partisans d’une Libye bicéphale, fédérale ou confédérale refusent l’autorité de Tripoli.
- En Tripolitaine, la ville de Misrata dont est originaire le général Youssef al-Mangouch, à la fois chef de l’armée et coordinateur des milices « ralliées » au pouvoir de Tripoli, tente de prendre le contrôle de toute la région. Auréolées par la capture de l’ancien guide, ses forces viennent de s’emparer de la ville de Bani Walid, « capitale » de la tribu des Warfalla[1]. Dans la lutte traditionnelle contre ses rivaux du sud, Misrata a donc  marqué un point.
Dans l’ouest de la Tripolitaine, les milices berbères (berbérophones ou arabophones) du jebel Nefusa jouent une carte clairement régionale cependant que le «pouvoir central» de Tripoli doit négocier avec les diverses milices pour tenter d’exister.
- Le grand sud est devenu une zone grise où le « pouvoir », ancré sur le littoral méditerranéen n’est obéi ni des Touareg, ni des Toubou, ces derniers devant périodiquement faire face à des raids lancés contre eux par des tribus arabes.
 L’attaque contre Bani Walid était destinée à conforter la domination de Misrata sur la Libye centrale tout en affaiblissant les forces de l’ouest de la Tripolitaine en faisant tomber leur « allié » warfalla. Le prétexte de ce rezzou tribal fut la mort d’Omran Ben Chaaban Osman, un des assassins du colonel Kadhafi. Blessé à Bani Walid lors d’une précédente tentative de prise de la ville par les miliciens de Misrata, il y fut fait prisonnier  et longuement torturé. Finalement libéré aux termes de ténébreuses tractations, c’est aux frais du contribuable français qu’il fut transporté à Paris par avion sanitaire pour y être soigné. Il y mourut dès son arrivée.
Désormais, dépendant totalement de Misrata, la seule marge de manœuvre du « gouvernement » de Tripoli va être de louvoyer entre ses puissants soutiens et les autres milices…jusqu’au prochain épisode car les différentes composantes tribalo miliciennes de Libye sont unies dans une commune détestation des habitants de Misrata…
Dans un proche avenir nous allons assister à une crispation sur le front ouest où l’armée gouvernementale - lire les milices de Misrata -, va tenter de mettre au pas les forces du jebel Nefusa et de Zenten. Le prétexte de la guerre tribale qui s’annonce sera le sort de Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi que les miliciens de l’ouest refusent de remettre aux autorités de Tripoli. Cette question sera un test permettant de mesurer le véritable rapport de force sur le terrain.
Bernard Lugan
24/10/12
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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 12:56
0Amateurisme est le meilleur terme pour désigner l’action du gouvernement, en témoigne le cafouillage indigne qui entoure la loi sur le logement social.

Préférant les symboles et la communication à la rigueur que suppose un sujet aussi sérieux que le logement, le gouvernement verrait la loi Duflot retoquée par le Conseil constitutionnel, de l’aveu même du Premier ministre.

L’amateurisme ne s’arrête pas là : le Conseil constitutionnel précise qu’il n’aurait pas encore statué sur cette loi, contredisant ainsi Jean-Marc Ayrault. On s’y perd.

En proie à une crise d’une violence rarement égalée, la France n’a pas besoin d’un gouvernement de cafouilleurs, d’apprentis ministres et de mauvais communicants.

Elle réclame un cap clair, et un traitement de fond des dossiers.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 22:22

Un article du Nouvel obs plus qu'édifiant. Ca va être compliqué pour ManuelValls

Le Qatar est l'ami de la France. Son armée est largement équipée de matériel français. Nouveau propriétaire du PSG, il a recruté à prix d'or pour le club de football parisien une brassée de stars. Présent au capital de Total, Lagardère, Veolia, Vinci, il est aussi actif à Paris dans la télévision, le tourisme de luxe, l'immobilier de prestige et le marché de l'art.

Son souverain, l'émir Hamad Ben Khalifa al-Thani a aidé Nicolas Sarkozy à libérer les infirmières bulgares prisonnières de Kadhafi avant d'être la caution arabe de l'intervention de l'Otan en Libye. Nouveau membre associé de la Francophonie, l'émirat vient de s'engager à apporter au moins 50 millions d'euros à un fonds destiné à investir "dans les banlieues et le reste du territoire français".

Solidarité avec les islamistes...

Le Qatar est aussi l'ami des islamistes. Pour le régime de Doha, les Frères musulmans et les salafistes, parfois liés à Al-Qaida, propagent une interprétation de l'islam parfaitement compatible avec le wahhabisme de l'émirat. Au nom de cette solidarité, le Qatar et sa chaîne satellitaire globale Al Jazeera ont activement soutenu les révoltes de Tunis, puis du Caire et de Tripoli. Mais ignoré ou combattu les revendications démocratiques dans les monarchies amies de Bahreïn et du Koweït dont la contagion, dans le Golfe, pouvait être menaçante.

Au Proche-Orient, il préfère à l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas le "gouvernement" islamiste du Hamas au pouvoir à Gaza, où l'émir a été reçu ce mardi en grande pompe. Premier chef d'Etat reçu à Gaza depuis la prise de pouvoir par le Hamas, il apportait un cadeau de poids : 400 millions de dollars destinés à la reconstruction et au développement.

...et les djihadistes

Dans le nord du Mali, ce sont des groupes armés bénéficiant de l'aide qatarie qui imposent la férule de la charia. Avec l'Arabie saoudite, le Qatar est aujourd'hui l'un des principaux soutiens de l'opposition syrienne. Mais cette aide - notamment en armes - inquiète désormais Washington. Alertée par des rapports récents de ses services secrets, la Maison-Blanche déplore que la majeure partie des armes livrées par le Qatar parvienne aux opposants islamistes les plus radicaux.

"Précisément ceux qui ne devraient pas les recevoir", estime une source officielle américaine citée par le "New York Times". Question : le gouvernement français, qui entend combattre l'islamisme radical sur son territoire, peut-il avoir pour partenaire privilégié, doté d'un statut fiscal avantageux, une monarchie absolue au modernisme tapageur, mais trompeur, qui soutient partout les Frères musulmans et les salafistes armés ?

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 14:19

Communiqué de Florian Philippot, vice-président du Front National

En déclarant son refus d’une mise sous surveillance des importations de voitures coréennes dans l’Union européenne, Karel de Gucht, obscur commissaire européen au commerce, vient de renvoyer M. Montebourg à son triste statut, celui d’un commis de Bruxelles.

Les maigres tentatives de M. Montebourg, ministre du Redressement productif, pour promouvoir auprès des instances européennes une forme de protectionnisme ont donc été évacuées par ses maîtres.

Les gesticulations de l’ex-candidat aux primaires socialistes apparaissent pour ce qu’elles sont : du spectacle et de l’esbroufe.

Face à ce désaveu humiliant, nous ne pouvons que recommander à M. Montebourg de revêtir sa marinière et de prendre le large.

Cette décision de Bruxelles ne surprendra personne. Le libre-échange absolu est un dogme aussi puissant que l’euro et aucune forme de protectionnisme, pas même européen, ne pourra être mis en place dans le système actuel. C’est pourquoi nous rappelons la nécessité d’imposer par nous-mêmes un protectionnisme intelligent aux frontières nationales, seul moyen de réindustrialiser la France et de réarmer notre pays face à la concurrence internationale déloyale.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 15:55
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Lundi 22 octobre, Marine Le Pen, Présidente du Front National, était l’invitée politique de Jean-Michel Aphatie sur RTL.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 14:45

Voilà un article de j Quatremer qui hante les coulisses de Bruxelles depuis 20 ans.Toujours au fait de ce qui se trame dans la coulisse et que l'on cache soigneusement aux Peuples d'Europe. Sans nous demander notre avis, ils sont entrain de préparer le saut fédéral. C'en sera fini de la souverainte de la France. L'UMPS mettra un terme à 1500 ans d'Hisroire à des siècles d'indépendance.

Aux armes citoyens, formez vos bataillons!!! il n'est jamais trop tard pour dire NON

 

"Les travaux d’approfondissement de la zone euro vont bon train. Les chefs d’État et de gouvernement ont discuté, au cours du Conseil européen qui s’est achevé tout à l’heure, le second rapport intermédiaire intitulé « Vers une véritable union économique et monétaire » préparée par quatre présidents : José Manuel Durao Barroso (Commission européenne), Herman Van Rompuy (Conseil européen), Jean-Claude Juncker (Eurogoupe) et Mario Draghi (Banque centrale européenne). La première mouture a été examinée en juin, puis la bande des quatre a affiné ses propositions, à la suite d’une série de rencontres bilatérales. Son rapport définitif devrait être adopté en décembre. Il s’agit de préparer une « feuille de route » listant et datant les réformes à accomplir pour aboutir à une véritable « fédération » de la zone euro. Les discussions ont été âpres, notamment avec les Allemands. Décryptage.

 


  • Une intégration à combien ?

La crise de la zone euro a définitivement enterré le mythe d’une Union marchant d’un même pas vers davantage d’intégration. Elle a mis en évidence, d’une part, qu’une monnaie unique ne pouvait fonctionner durablement sans des institutions fédérales fortes et avec des politiques économiques et budgétaires souveraines. D’autre part, elle a contraint un certain nombre d’États à reconnaître qu’ils n’iraient pas plus loin dans la fédéralisation de l’Union, mais qu’il était dans leur intérêt de stabiliser la zone euro. C’est pourquoi les Vingt-sept ont accepté, le 23 mai dernier, que les quatre présidents soient chargés de proposer une « feuille de route » menant à la création d’un « noyau dur », la zone euro, au sein de l’Union.

  • ·      Une fédération à l’allemande ?

Depuis 2010 et dans la panique, les États ont mis en place une série d’instruments afin de lutter contre la crise. Ils ont notamment prévu un contrôle accru des politiques économiques et des budgets nationaux par l’autorité centrale que sont la Commission et l’Eurogroupe (les ministres des Finances), ainsi qu’un Mécanisme européen de stabilité (MES) afin d’éviter qu’un État fasse défaut. Berlin, soucieux d’éviter de payer pour les autres, voudrait encore aller plus loin dans la contrainte préventive en donnant le droit au commissaire chargé des affaires économiques de poser son véto à un budget ne respectant pas les critères européens. Cette possibilité a été évoquée dans le premier rapport intérimaire, mais elle a été abandonnée au profit d’un engagement des États (sous forme d’un contrat négocié avec la Commission) à effectuer des réformes structurelles. Cette proposition a été actée dans les conclusions du Conseil européen.

Dans l’entourage de Van Rompuy, on estime désormais qu’une approche uniquement contraignante, « le bâton », n’est pas suffisante pour empêcher les dérapages futurs. D’ailleurs, dans toutes les zones monétaires fédérales, que ce soit en Allemagne ou aux États-Unis, il existe des mécanismes de transferts financiers afin de créer un minimum de solidarité. Le rapport propose donc la création d’un budget de la zone euro qui pourrait emprunter sur les marchés, et ce, afin d’aider à absorber un « choc asymétrique » frappant un ou plusieurs pays de la zone euro ou soutenir un État engagé dans des réformes structurelles difficiles (comme en Espagne ou en Italie). Là aussi, cette petite révolution a été reprise dans les conclusions du Sommet, les Vingt-sept encourageant la bande des quatre à poursuivre ses travaux, sans remettre en cause le budget de l’Union européenne.

« Même les Allemands reconnaissent que sans transfert, une union économique et monétaire ne peut fonctionner », se réjouit un diplomate européen. Il fallait entendre aujourd'hui Angela Merkel défendre cette idée pour mesurer le chemin parcouru en trois ans... Mieux : Berlin, totalement vent debout contre une mutualisation des dettes publiques existantes, serait en revanche plus ouvert à l’émission d’euro-obligations destinées à approvisionner ce budget. « Pour eux, ce serait une vraie dette fédérale », note-t-on dans l’entourage de Van Rompuy. Néanmoins, afin de remettre les compteurs à zéro, le rapport propose de créer un « fonds d’amortissement des dettes héritées du passé », c’est-à-dire de mutualiser la partie de la dette dépassant les 60% du PIB afin de la liquider en douceur. La chancelière allemande a répété son opposition à cette idée. « Avant ses élections de septembre 2013, il est impossible qu’elle accepte quoi que ce soit. Il faut donc trouver une formulation qui ne ferme pas la porte à une future mutualisation des dettes publiques », analyse un diplomate européen.

Dans cette « fédération » de la zone euro, chaque État serait donc sous surveillance budgétaire étroite de l’autorité centrale ; en échange, il aurait droit à une aide financière en cas de choc extérieur et serait garanti contre une faillite (via le MES et la BCE). « Le bâton et la carotte », résume un fonctionnaire européen. Un système qui ressemblerait beaucoup à celui de l’Allemagne…

  • Quelle démocratie pour la zone euro ?

« Il y a une forte tension entre les 17 et les 27 », reconnaît-on chez Van Rompuy. En clair, comment faire fonctionner une zone euro à 17 avec des institutions comprenant les 27 ? C’est d’ailleurs pourquoi la plupart des instruments créés pour sauver la zone euro l’ont été dans un cadre intergouvernemental ce qui permet d’écarter la Commission et le Parlement européen. Le rapport reste très prudent sur ce point, Barroso, le président de la Commission, refusant d’envisager que les commissaires ou les députés européens non membres de la zone euro soient marginalisés. Mais comment admettre que ces derniers puissent donner leur avis sur les budgets nationaux de la zone euro ? Berlin et Paris sont donc favorables à ce qu’ils soient privés de leur droit de vote pour toutes les questions relevant de l’union économique et monétaire. Il faut, en tout cas, trouver un système qui assure la « légitimité démocratique » de la gouvernance de la zone euro, comme le soulignent les conclusions du Conseil.

  • À quelle date sera lancée la négociation institutionnelle ?

Si l’union bancaire peut être adoptée sans modification des traités, ce n’est pas le cas des autres réformes. Le rapport est silencieux sur ce point, mais dans l’entourage de Van Rompuy on estime qu’il faudra attendre les élections européennes de juin 2014 avant de convoquer une « convention » chargée de redessiner l’architecture européenne : « comme cela, l’avenir de la zone euro pourra être au cœur de la campagne », espère un diplom

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