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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 15:34
 Comme pour tout le reste le Sarkozysme est à idées variables. Le Président candidat et ses disciples changent d'avis au gré des sondages et de leurs intérêts électoraux.Gageons que si Marine Le Pen n'était pas aussi haute dans les sondages, ils auraient été favorables au vote des étrangers pour donner des gages à l'électorat "bobo" de centre gauche. ON ferait mieux de mettre au pouvoir un banquier et un communicant sondageur, ça ferait l'affaire.
Même Guéant était pour le vote des étrangers....

L'actuel ministre de l'Intérieur comme le président de la République ont changé d'avis quant à cette mesure qu'ils estimaient de bon sens.

sertée par les Hamel

 

Devant une assemblée de maires, le président de la République a donc jugé "hasardeuse" la mesure socialiste visant à accorder le droit de vote aux étrangers lors des élections locales. La contradiction n'effraie visiblement pas le futur candidat à sa succession.

Ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy évoquait, avec la même gravité, la même force de conviction, une mesure de "bon sens". Un immigré qui travaille et paye des impôts en France "doit pouvoir choisir son maire", disait-il. C'était en 2005 et face à la grogne - discrète - d'élus et de militants UMP, il avait ensuite exigé la réciprocité de la part des pays dont sont originaires les étrangers (hors UE) vivant dans l'Hexagone.

Une proposition minoritaire dans son camp que Nicolas Sarkozy a longtemps portée, défendue et assumée, en privé comme en public. À tel point qu'il aurait confié à l'un de ses visiteurs, en 2009, qu'il proposerait une loi sur le sujet s'il était réélu en 2012... Ainsi se posait-il en homme libre, faisant fi des doctrines partisanes. On ignore donc aujourd'hui la véritable raison de son revirement - même si on la devine, en jetant un oeil sur les sondages qui donnent Marine Le Pen à 20 % d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle.

"La droite a tort de se braquer sur cette question"

Il en est un autre, certes plus discret, qui s'est prononcé "à titre personnel" en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales. Il s'agit de Claude Guéant, aujourd'hui inlassable pourfendeur de cette proposition inscrite dans les priorités socialistes. Au printemps dernier, en marge d'un déplacement à Milan, bien avant que la Droite populaire ne rédige une pétition contre le vote des étrangers, le ministre de l'Intérieur confiait au Point y être favorable, "comme le président de la République". Il précisait cependant que les Français n'étaient "pas encore mûrs sur le sujet".

"La droite a tort de se braquer sur cette question. Les élus n'ont pas à craindre le vote des étrangers. Ces derniers ne croient plus aux idées de la gauche faites de misérabilisme et d'assistanat à leur égard. Ils voteront pour des maires de droite, si cette mesure entre en vigueur", analyse un important ministre de Sarkozy, qui se dit ouvert à l'extension du droit de vote pour les étrangers 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 10:12

Nicolas Sarkozy a encore une fois été tenu en échec ce jour au nième sommet sur le sauvetage de l’euro. Mais il y a une différence de taille : Nicolas Sarkozy n’arrive plus à masquer son impuissance, la parade et les artifices de communication ne sont plus possibles parce que le numéro a été trop de fois répété.

L’euro est une monnaie vouée à l’échec depuis le départ, tenter désespérément de le sauver nous coûte du temps et de la dette. Tout le monde sent que la fin de l’euro est proche, mais personne ne veut l’admettre.

Il est plus que temps d’arrêter les sommets à répétition, ou les discours, pour commencer à regarder la réalité en face et penser à une seule chose : protéger les Français dans les turbulences que nous allons connaître.

Il est de l’intérêt supérieur de la France et des Français que nous puissions bien gérer la fin de cette tragique erreur, dans les meilleures conditions, sur un pied d’égalité avec l’Allemagne. Courir derrière Angela Merkel pour essayer de sauver un mort est ridicule. La pire des situations serait de se faire dicter les conditions de la fin de la monnaie unique par l’Allemagne et de nous retrouver dans la situation d’une Grèce ou d’une Italie, jetées au ban des nations européennes.

Il reste peu de temps pour redresser le cap.

Déclaration de Marine Le Pen  25/11/11

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 16:55
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La fin d’année s’annonce dors et déjà difficile pour bons nombres de secteurs économiques. De nombreux plans de départs ont été communiqués : PSA, BNP Paribas et la Société Générale… D’autres vont suivre ce qui va entraîner une détérioration de la situation de l’emploi en France. Un premier indicateur de la mauvaise santé de l’emploi est celui de l’intérim qui selon l’Insee note une absence de création de postes au troisième trimestre 2011 avec -20 000 postes.

Le secteur automobile est l’un des secteurs qui a entamé ce mouvement de dégraissage dû à la crise économique majeure que la zone euro rencontre. Ce sont les cols bancs, ingénieurs, techniciens, commerciaux et informaticiens qui sont touchés par cette vague de licenciement dans le secteur automobile.

Des coupes franches dans le personnel sont aussi plus qu’envisagées par le secteur bancaire et les réductions sont mondiales. La Société Générale a déjà annoncé une diminution d’une centaine de postes. BNP Paribas va supprimer près de 1.700 postes dont 464 en France. Des annonces de suppression de poste sont attendues pour le Crédit Agricole CIB.

La semaine dernière, Abbott l’un des dix plus grands groupes du secteur pharmaceutique a indiqué qu’il mettrait en place un plan de licenciement qui concernera environ 300 postes, notamment dû à la cessation d’activité des Laboratoires Fournier. Quant à Pfizer France, ils ont annoncé eux la suppression de 225 postes (les visiteurs médicaux), pour préserver leur compétitivité.

Un des plus gros secteur qui est concerné par les réductions drastiques de personnel est sans conteste pour le moment celui de la presse. Il y a deux semaines, la société Comareg, la société éditrice de journaux gratuits (notamment Paru Vendu) a licencié près de 1650 personnes. Au printemps déjà le groupe Hersant Média avait mis au chômage 758 personnes. D’autres plans de dégraissage sont prévus dans la presse payante, ces plan concernent les journaux du Midi, Le Parisien-Aujourd’hui, France Soir, La Tribune, Mondadori France. Ces plans auront donc un impact dans le monde de l’imprimerie.

L’aérien pense également a restructurer ses effectifs puisque Air France KLM prévoit un plan dit d’économie pour le début de 2012.

Quant au Nucléaire, la situation reste en suspend, le groupe Areva ayant démenti cette semaine vouloir

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 23:31

 

Devant un parterre de financiers, l’historien et démographe a fustigé les politiques européennes, sévèrement taclé l’Allemagne et prédit la disparition de la monnaie unique.

« Préparez-vous à la disparition de l’euro », lance Emmanuel Todd, un brin malicieux, à une assistance de financiers peu habitués à ce discours direct.

L’historien et démographe invité, le 17 novembre, par la Compagnie financière Jacques Cœur à s’exprimer sur la survie de la monnaie unique et les politiques protectionnistes, aux côtés de Philippe Moreaux Defarges, chercheur à l’Ifri, ne plaisante pas.

Il faut dire qu’il a déjà un long passé d’opposant à la monnaie unique. En 1995, dans son livre « L’invention de l’Europe », Emmanuel Todd décrivait le continent européen comme un champs d’affrontement. Sa perception n’a pas changé. « L’Europe n’existe pas. C’est un espace parcouru de ressentiments, dans lequel l’Allemagne mène une politique négative sur le dos de ses partenaires. Elle a délocalisé une partie de son industrie en Europe de l’Est et pratiqué une désinflation compétitive du travail. Berlin réalise ses excédents commerciaux face à ses voisins européens », décrit-il.

L’historien fustige les politiques européennes de relance par la dette publique qui ne leur profitent pas, mais alimentent la croissance chinoise. « Les gouvernements n’ont pas le courage d’affronter la Chine, regrette-t-il. Sa puissance est celle qu’on lui donne. Elle est très dépendante des investissements directs étrangers. »

Pour Todd, la récession est programmée. Elle semble même organisée par la lutte contre les déficits budgétaires. Selon lui, "l’euro a mis la France sous tutelle de l’Allemagne. Ce qui a eu pour effet de détruire la moitié de son industrie. La disparition de la monnaie unique nous donnera une bonne bouffée d’air frais", estime-t-il.

 article les échos

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 17:50

Marine Le Pen a promis samedi au "peuple de France" de lui rendre son "pays" et sa "fierté", en présentant son projet présidentiel devant un millier de partisans réunis pour un banquet à Paris.

La présidente du FN a affirmé s'être donnée une "mission essentielle": "Vous rendre, peuple de France, votre pays, votre fierté et ainsi vous permettre à nouveau d'exprimer au cours des siècles prochains votre immense talent".

Pendant un discours d'une heure, elle a balayé tous ses thèmes de campagne, de l'euro, accusé d'"asphyxier" l'économie, à l'immigration, en promettant le "projet du peuple, porté par le peuple et à son bénéfice exclusif".

Parlant d'une France "pillée", elle a promis d'agir "tant à l'égard des pilleurs du bas que des pilleurs du haut".

Son projet, mis en ligne sur le site de campagne de la candidate samedi, ne devait toutefois pas être chiffré dans l'immédiat, Marine Le Pen se donnant jusqu'à janvier pour le faire.

Sans surprise, en matière économique, la présidente du parti d'extrême droite a promis le "réarmement du pays" face à la mondialisation, grâce à un "Etat fort". "J'ai dit fort, pas gros", a-t-elle précisé.

Sa stratégie' "Des protections intelligentes aux frontières" et un soutien plus fort des PME et PMI, qui deviendraient "prioritaires sur les marchés publics". "Et si ça ne plaît pas à Bruxelles, eh bien ce sera le même prix", a-t-elle lancé. Exaltant le "non" victorieux au référendum de 2005 sur l'Europe, elle a fustigé sous les huées l'économiste Jacques Attali et a assuré que "la concurrence libre et non faussée n'est pas un projet de société et ne le sera jamais".

"L'immigration, armée de réserve du capital, doit cesser", a-t-elle ensuite affirmé, devant l'assistance, conquise, sous les lumières bleu blanc rouge des projecteurs. Marine Le Pen a été applaudie à tout rompre lorsqu'elle a promis "le principe de priorité aux Français, dans l'accès à l'emploi, aux logements et dans l'attribution des aides sociales". Elle a promis "un revenu parental".

En matière de sécurité et de justice, elle a promis la légitime défense pour les policiers. Il faut également, selon elle, confier à des "jurys de cour d'assises" les libérations conditionnelles des criminels et faire entrer les victimes dans les commissions statuant sur les libérations des délinquants.

Sur les institutions, Mme Le Pen s'est dite favorable au scrutin à la proportionnelle, au septennat présidentiel non renouvelable, à l'interdiction de réviser la Constitution autrement que par référendum et à la reconnaissance du référendum d'initiative populaire.

Au tout début de son discours, la fille de Jean-Marie Le Pen, qui était absent car parti en vacances, s'est vue comme quelqu'un que "rien" ne "prédestinait à être ici (...) choisie pour prendre la tête de la grande bataille pour la renaissance de notre pays".

"Je n'ai pas été biberonnée, comme les carriéristes qui nous gouvernent, à l'ambition présidentielle. Et pour cause, j'ai combattu toute ma vie pour qu'un autre soit élu et mène cette grande mission", a-t-elle aussi lancé, avant de faire applaudir son père. Son discours s'est conclu par la promesse d'une "révolution bleu marine, blanc, rouge".

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 09:32

 

Antonio Borges, 63 ans, n'aura passé qu'un an à Washington, à des fonctions qui l'ont amené à superviser des prêts parmi les plus importants de l'histoire de l'institution : à la Grèce (30 milliards d'euros) et à l'Irlande (22,5 milliards), tous deux membres de la zone euro. Cet économiste, président au moment de son recrutement d'une organisation d'éthique dans le secteur des fonds spéculatifs, avait été sélectionné par le FMI pour sa connaissance des marchés financiers.

Au sein de la Banque du Portugal dans les années 1990, il fut l'un des architectes de la création de la monnaie unique. Il fut également  pendant huit ans (2000-2008) l'un des dirigeants de Goldman Sachs International, la filiale européenne de la banque d'affaires américaine implantée dans la City de Londres.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 23:41

  

Nicolas Sarkozy (re)dénonce la fraude sociale :

« Je veux être le président qui n’aura aucune indulgence envers les fraudeurs. Je veux être le président qui mettra tout en œuvre pour combattre la fraude et punir les fraudeurs quels qu’ils soient. » ( discours du candidat Sarkozy le 3 avril 2007)

Voici celui du 15 novembre 2011 :

« Je vous le dis, nous devons être sans indulgence contre les fraudeurs et contre les tricheurs. Il ne s’agit pas dans mon esprit de désigner des boucs émissaires, de monter les uns contre les autres, cela n’aurait aucun sens. Il s’agit de préserver un acquis social. Si la fraude prospère, nous ne pourrons pas garder notre modèle social. Ceux qui refusent de lutter contre la fraude sont ceux qui préparent la désagrégation de notre modèle social. »

Quelqu’un peut-il nous dire ce qu’il s’est passé entre le 3 avril 2007 et le 15 novembre 2011 ?



 RIEN........ DU VENT!!!!!!

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 18:21

 

Après avoir acheté une permanence à Clamart ,avec tous les déboires que l'on sait, pour son charismatique leader clamartois, en tout cas officiellement, car chacun sait qu'il s'agit en vérité de la permanence du futur candidat UMP aux législatives c'est à dire Philippe Pemezec himself. Permanence qui lui servira de base, pourquoi pas, pour la conquête de Clamart au cas où il serait élus député. ( ce qui est loin d'être fait.)

Pour que cet ultime plan de carrière puisse fonctionner, ses coaches et communicants lui ont demandé de changer son image.

Pour plaire aux bobos centristes ( de plus en plus nombreux) de la circonscription, sa nouvelle cible, on a demandé à P Pemezec de faire oublier son image de beauf,macho facho et de se recentrer sur sa ville son bien vivre et son respect de l'environnement. D'où le nouveau blog avec les photos de PP sur un vélo électrique, colloquant sur le développement durable et se découvrant une nouvelle passion pour l'économie solidaire et organisant une réunion pour réfléchir à « la place de la femme dans la société », Après avoir été le porte-flingue de Pasqua le voilà qui veut jouer les Borloo du 92.

Outre le difficile relooking, PP doit essayer de recoller les morceaux d'une UMP explosée et d'abord de se réconcilier avec les Chatillonnais. Tache ardue, car après avoir flingué à tout va dans les sections UMP de la 12ème circonscription,après avoir raillé la politique menée par l'équipe municipale de Châtillon: PP appelle à l'UNION SACREE! Rien que cela! L'union sacrée dans son propre parti, cela en dit long sur les dégâts internes à l'UMP.

 

Mais on connait le discours, il est resservi avant chaque élection. Toujours martial, volontaire et auto-persuasif, le problème c'est que lorsqu'on voit la photo qui illustre l'article,on a plutôt l'impression que PP participe à un déjeuner dans une maison de retraite plutôt qu'à une réunion de l'UMP encore que...

Et oui monsieur Pemezec les faits sont têtus, les forces vives vous ont quitté, les jeunes vous ont quitté. A force d'entendre des bobards et de constater que les politiques préféraient leur carrière à l'avenir du peuple,elles ont abandonné l'UMP et son bonimenteur en chef.

Courage Monsieur Pemezec pour continuer à changer votre image, vous avez encore 8 mois mais croyez vous que vous ferez oublier votre comportement ds année passées. On peut en douter,

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 00:13

 

Nous allons mettre en place un « gigantesque plan de lutte contre la fraude ». Cette phrase est-elle issue du discours prononcé à Bordeaux aujourd’hui par Nicolas Sarkozy ? Non, elle a été prononcée en Alsace, il y a plus de 4 ans.

Parce qu’il n’a strictement rien fait en cinq ans, Nicolas Sarkozy est contraint de reprendre ses thèmes de campagne de 2007, pour tenter comme en 2007 de tromper les Français. 
Un jour l’immigration, le lendemain la sécurité, et le troisième jour la fraude sociale : avec Sarkozy il n’y a jamais de surprise… Voilà cinq ans que la même grosse ficelle électoraliste est utilisée, avec de moins en moins d’efficacité.

L’enfumage du jour concerne la fraude sociale.
Ce qu’a feint de déplorer Nicolas Sarkozy à Bordeaux est d’abord et avant tout le bilan désastreux de sa politique : fraudes sociales en explosion selon tous les rapports, récemment évaluée à 20 milliards d’euros par an, et effacement progressif de l’autorité publique face aux fraudeurs et à la triche.

Au-delà du constat de son bilan exécrable, Nicolas Sarkozy n’a rien proposé aujourd’hui. Il s’est contenté d’aligner des positions de principe, comme il le fait depuis des années sans que rien ne change jamais.

Seule Marine Le Pen traite depuis de nombreux mois et avec sérieux le sujet de la fraude sociale. 
Face à la Caste, elle seule ose faire le lien évident entre hausse continue de l’immigration et montée de la fraude.
Elle seule a développé un projet précis de lutte contre la fraude sociale, qui passe notamment par l’affirmation de l’autorité de l’Etat, le croisement des fichiers, le contrôle des trains de vie suspects via le renforcement et la sécurisation des équipes en charge des contrôles, la création de la Carte Vitale biométrique et une plus grande pénalisation des patrons voyous, notamment ceux qui emploient des clandestins.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 00:01

 

A tout concours, il faut une hiérarchie. Le premier prix revient bien sûr à Mario Draghi, vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005. Nommé associé, il est chargé des "entreprises et pays souverains". A ce titre, l'une des missions est de vendre le produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs. Vient ensuite Mario Monti, conseiller international depuis 2005. Arrive en troisième position Lucas Papadémos, qui vient d'être nommé premier ministre de la Grèce, qui fut gouverneur de la Banque centrale hellénique entre 1994 et 2002, qui a participé à ce titre à l'opération de trucage des comptes perpétré par GS. Le gestionnaire de la dette grecque est d'ailleurs un certain Petros Christodoulos, un ex-trader de la firme

Deux autres poids lourds tiennent le haut du pavé dans la défenestration de l'euro, Otmar Issing, ex-président de la Bundesbank et Jim O'Neill, l'inventeur du concept des BRICS, l'acronyme désignant les marchés émergents à fort potentiel de croissance (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Ex-président de Goldman Sachs International dont il est resté l'un des administrateurs, l'Irlandais Peter Sutherland a joué un rôle-clé dans le sauvetage de l'Irlande. Enfin, Paul Deighton, qui a passé 22 ans chez Goldman Sachs, est directeur général du comité organisateur des Jeux olympiques de Londres en 2012. La lanterne rouge car chacun sait que le sport comme l'amitié est hors concours.

Pourtant, au-delà des apparences, le réseau d'influence qui a fait sa puissance avant ou pendant la tourmente politique financière de 2008 a perdu de son efficacité. En effet, les complicités anciennes entretenues par les ex-banquiers centraux chevronnés mobilisés pour tirer les ficelles se révèlent moins utiles face à des politiciens sensibles à l'impopularité des professionnels de la finance tenus pour responsables de la crise. Là où Goldman Sachs pouvait facilement exercer ses talents, une série d'affaires – la Grèce, la spéculation contre l'euro, le scandale Abacus auquel a été mêlé le goldmanien français Fabrice Tourre – lui ont mis à dos la puissance publique.

Le carnet d'adresses est utile mais ne suffit plus à lui tout seul sur une planète financière complexe et technique et face à une nouvelle génération d'industriels moins pétris de respect pour l'establishment. Les patrons européens partis à la conquête du monde se sont émancipés des croisés de la haute finance style Goldman Sachs. La quête de valorisation de l'actionnaire, les exigences de transparence des comptes et les impératifs de l'expansion à l'étranger émoussent l'"effet réseau". Enfin, devenus plus exigeants sur la qualité et l'indépendance du métier de conseil, les clients européens, mais pas seulement, exigent le respect d'un minimum d'éthique.

Et c'est là que le bât blesse à propos de Goldman Sachs. Car la banque aime placer ses hommes sans jamais laisser tomber le masque. C'est pourquoi ses hommes liges cachent cette filiation quand ils donnent une interview ou mènent une mission officielle (comme ce fut le cas de Monti qui s'est vu confier en 2010 une étude sur le marché unique européen par le président de la Commission, José Manuel Barroso).

Mario Draghi affirme qu'étant entré en fonction en 2002, il n'a rien eu à voir avec le maquillage des comptes grecs orchestré deux ans plus tôt par la banque. Et il a démissionné en 2005, soit un an avant que Goldman Sachs ne revendre une partie du "swap" en question à la National Bank of Greece, la première banque commerciale du pays, dirigée par un ancien Goldmanien, Petros Christodoulos, aujourd'hui responsable de l'organisme gérant la dette grecque (le Monde)

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