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Ca chauffe pour la France

Les déclarations du patron de l'Eurogroupe, Jeroen Dijssebloem, social-démocrate sensible à l'orthodoxie allemande, sont une douche froide pour Pierre Moscovici.

De notre correspondant à Bruxelles, (figaro)

La France devra fournir «une sacrée franche explication» à la zone euro si elle veut obtenir le report d'un an de la réduction à 3 % de son déficit budgétaire, a averti jeudi le patron de l'Eurogroupe , Jeroen Dijssebloem.

Ajoutant un vrai point d'interrogation à un sursis que Paris semble croire acquis, le ministre néerlandais et successeur de Jean-Claude Juncker a fixé au moins deux préalables. Il faudrait d'abord que Paris «précise ce qu'il entend faire en plus pour atteindre l'objectif (de 3 %, NDLR) en 2014». La France devra ensuite faire connaître «quelles réformes structurelles» elle entend mener à bien. C'est sur ces critères, ajoute-t-il, que le dossier français sera examiné.

La sortie de Jeroen Dijsselbloem, social-démocrate sensible à l'orthodoxie allemande, est une douche froide pour Pierre Moscovici. La Commission européenne semblait, dans un premier temps, ouverte aux arguments de Bercy, notamment sur l'impossibilité de redresser davantage les comptes publics sur fond de récession.

En fait, Bruxelles n'a dans l'affaire qu'un rôle d'instruction et de conseil. Elle rendra son avis fin mai. C'est en juillet que les ministres des Finances prendront la décision politique attendue par Paris, en fixant la trajectoire budgétaire et le plan de réformes que la France devra suivre en 2014. Ils restent encore à convaincre. C'est ce que Jeroen Dijsselbloem est venu rappeler jeudi, devant une commission du Parlement européen.

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