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Crise systémique globale : Les quatre points individuels de défaillance du système mondial au second semestre 2010

Une analyse de LEAP/2020 

L'actualité confirme chaque jour combien la crise systémique globale est désormais entrée dans sa phase de dislocation géopolitique mondiale, même si les médias ne commencent que timidement à interpréter les bouleversements historiques qui se déroulent sous nos yeux. Pour LEAP/E2020, la seconde moitié de 2010 va ainsi correspondre à une nouvelle inflexion en matière de dislocation géopolitique mondiale, caractérisée par une accélération des processus de décomposition stratégique, financière, économique et sociale autour de quatre points individuels de défaillance  du système international analysés . Le contexte général reste celui décrit dans les GEAB précédents à savoir celui d'une reprise … de la récession économique mondiale après un gel provisoire dû aux mesures de stimulation. Mais avant d'entrer dans le détail de ces anticipations sur le développement de la crise économique et financière au second semestre 2010, constatons que le début du mois de Juin 2010 offre deux exemples flagrants de l'effondrement accéléré du système global de ces dernières décennies: l'un en matière de gouvernance économique globale, l'autre en ce qui concerne la capacité des Etats à contrôler ses propres alliés

Cette mise en perspective d'évènements récents, symptomatiques de l'accélération de la dislocation géopolitique mondiale, étant faite, les quatre points individuels de défaillance du second semestre 2010  selon sont les suivants :

1. La dette publique occidentale : Quand l'insolvabilité devient insupportable
2.    Austérité européenne : Quand la croissance conjoncturelle est abandonnée au profit de la stabilitéstructurelle
3. L'inflation chinoise : Quand la Chine va commencer à exporter son inflation
4. La décroissance US : De « l'austérité populaire cachée » à l' « austérité fédérale imposée »

Chacun d'entre eux va être affecté par un choc majeur au cours du second semestre 2010 entraînant une crise sectorielle, régionale ou globale.

 
En terme de gouvernance économique globale, souvenons-nous qu'il y a seulement un an, le G20 prétendait établir une nouvelle gouvernance mondiale et les Etats-Unis croyaient pouvoir organiser ce nouveau système autour de leurs priorités . Or, les 3 et 4 Juin derniers, non seulement les ministres des Finances des pays du G20, réunis à Busan en Corée du Sud, n'ont pas pu s'entendre pour mettre en place une taxe bancaire mondiale (idée soutenue par Washington, Londres et l'Euroland); mais ils ont refusé la proposition américaine (en solitaire cette fois) de soutenir de nouveaux plans de stimulation économique , bottant en touche pour « décider » de laisser chacun faire ce qu'il pouvait ou ce qu'il voulait en fonction de ses moyens. On est bien loin des déclarations officielles d'il y a un an sur un G20 nouvel organe central de la gouvernance mondiale; et on est au contraire en plein dans le « chacun pour soi » que notre équipe avait anticipé faute de remise en cause du Dollar US comme devise mondiale de référence. En fait plus personne ne veut jouer le jeu global en fonction des règles américaines . Et faute de nouveau « jeu commun », la solidarité internationale s'effrite à vue d'oeil. Cette situation ne va faire que s'amplifier dans les mois à venir, entraînant plus qu'un découplage, une vraie désynchronisation politique, sociale et budgétaire des principales puissances économiques de la planète entrainant en particulier des conséquences tragiques pour les opérateurs et les marchés dépendant du « bon fonctionnement » du système international. S'il y a bien une nouvelle phase de récession économique synchronisée , les contextes de chaque grande puissance sont désormais tellement différents qu'il ne peut plus y avoir de réponses communes; d'autant plus que les Etats-Unis ne sont plus capables d'imposer un leadership.

 

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<br /> <br /> Les médias et politiques Français de gauche comme de droite manipulent une nouvelle fois l'opinion en faisant croire que l'ensemble des accusations contre monsieur et madame Woerth seraient dues<br /> à une comptable affabulatrice.<br /> <br /> <br /> Cela leur permait ainsi d'étouffer et d'éviter d'avoir à s'attaquer à un parterre de Banquier Suisse, qui eux ont des choses à dire :<br /> <br /> <br /> Un «Genevagate» menace Mme Bettencourt et les Woerth<br /> <br /> <br /> L'événement | Deux comptes suisses, à Vevey et à Genève, ont été mis au jour par les<br /> enregistrements du maître d’hôtel. Le réseau de sociétés gérant la fortune de l’héritière L’Oréal finit sous le Jet d’eau, près de l’Hôtel d’Angleterre. Selon un banquier de la place, «depuis<br /> 2008, Florence Woerth était presque à demeure à Genève».<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> © Infographie: G.Laplace. | Les protagonistes.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Liens en relation avec l'article :<br /> <br /> <br /> L'éditorial: Que vaut encore la parole de la France?<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> ÉLISABETH ECKERT | 02.07.2010 | 00:01<br /> <br /> <br /> <br /> Au fur et à mesure des révélations entourant la fortune de Liliane Bettencourt et des écoutes – si elles sont authentiques – révélant un véritable montage financier d’évasion fiscale, les langues<br /> se délient à Genève. Et pour cause! Les gérants de fortune de la place financière genevoise n’en veulent pas tellement à l’héritière de L’Oréal, qui pèse quelque 16 milliards grâce aux 31%<br /> d’actions qu’elle détient dans le groupe cosmétique et aux 3% qu’elle contrôle chez Nestlé, faisant d’elle la plus importante actionnaire de la multinationale.<br /> <br /> <br /> Ils en veulent à Eric Woerth, aujourd’hui ministre français du Travail, mais qui fut, il y a quelques mois encore ministre du Budget, n’hésitant pas à brandir la liste des 3000 noms de citoyens<br /> français, volée par Hervé Falciani en 2009 chez HSBC Private Bank (Suisse) à Genève.<br /> <br /> <br /> Actifs gérés depuis Genève<br /> <br /> <br /> L’un d’eux, spécialiste des «family offices» (sorte de banques privées pour très grandes fortunes) tempête: «Eric Woerth, qui avait fait de l’évasion fiscale sa priorité, nous a longtemps<br /> fustigés comme les ennemis numéro un. C’est lui aussi qui, avec Peer Steinbrück, alors ministre allemand de l’Economie, nous a conduits sur la liste grise de l’OCDE, celle des paradis fiscaux non<br /> coopératifs. Mais savez-vous qu’au même moment, sa femme Florence, l’une des gérantes de fortune de Liliane Bettencourt, était vue très souvent dans le «family office» de la milliardaire<br /> française, qui se situe à deux pas de l’Hôtel d’Angleterre?»<br /> <br /> <br /> Cette entité de gestion de fortune genevoise fait partie de la holding Téthys qui gère les actifs de l’héritière, à savoir principa­lement les dividendes de son paquet d’actions chez L’Oréal et<br /> chez Nestlé, ainsi que ses biens immobiliers. Elle travaille main dans la main, mais depuis la Suisse (!), avec la société financière française Clymène, dirigée par l’homme de confiance Patrice<br /> de Maistre et employeur, depuis 2007, de Florence Woerth, épouse de l’ex-ministre du Budget.<br /> <br /> <br /> Et notre financier fâché d’ajouter: «Eric Woerth, durant ces deux dernières années, ne pouvait pas ignorer que sa femme se trouvait très régulièrement à Genève. Et que ce n’était certainement pas<br /> pour voir son Jet d’eau!»<br /> <br /> <br /> Les enregistrements illicites faits par l’ex-maître d’hôtel de Liliane Bettencourt ont déjà mis au jour deux comptes bancaires, l’un à Vevey, de 65 millions d’euros, l’autre à Genève, de quelque<br /> 16 millions d’euros. Ces deux comptes sont tellement réels que Liliane Bettencourt et son gérant de fortune Patrice de Maistre les ont déplacés au mois d’avril dernier, selon les dernières<br /> informations, non plus à Singapour ou Hongkong, mais dans une assurance-vie en France au profit du petit-fils de Liliane et fils de Françoise, aujourd’hui en procès avec sa mère (voir ci-contre).<br /> En 2009 et 2010, le directeur de la société financière Clymène a donc fait, de son propre aveu, de très nombreux aller-retour à Genève et dans l’arc lémanique, pour «qu’on enlève ces comptes».<br /> <br /> <br /> Autre fait avéré des liens entre Clymène et Genève est le transfert, il y a quelque deux ans, de 280 millions d’euros des comptes français de Liliane Bettencourt chez UBS Genève. Enfin, selon des<br /> documents publiés cette semaine par l’hebdomadaire Marianne, il s’avère que la fortune déclarée en 2007 dans l’Hexagone par l’héritière L’Oréal et ses gérants s’élevaient à 2,2 milliards d’euros<br /> pour une imposition de 40 millions d’euros.<br /> <br /> <br /> Enfin, en tant que trésorier de l’UMP, Eric Woerth, lui aussi, connaît visiblement passablement bien la route qui conduit à Genève, chez un autre de ses amis, Pierre Condamin Gerbier, responsable<br /> de l’UMP à Genève et gérant de fortune ardent défenseur des «family offices». C’est ce dernier qui s’est chargé, notamment, d’organiser le dîner de gala au Crowne Plaza, puis au Caviar House,<br /> avec les plus grandes fortunes françaises exilées en Suisse romande, en mars 2007, lorsque Woerth était venu collecter des fonds pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.<br /> <br /> <br /> Or, comme le confiait un autre banquier genevois, lui aussi extrêmement courroucé, au Matin Dimanche en septembre 2009, «Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu’on lui<br /> remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français.» La collecte finale avait rapporté, en tout, plus de 7 millions d’euros.<br /> <br /> <br /> <br />
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