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Une nouvelle fois, les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles afin de tenter de sauver ce grand malade qu’est l’euro. À ce stade, il ne s’agit plus de politique, mais d’acharnement thérapeutique guidé par un dogmatisme destructeur.
Pour sauver leur euro, les élites européennes veulent en effet adopter un « Pacte pour l’euro », qui se traduira par une régression économique et sociale sans précédent (report automatique de l’âge de départ à la retraite, baisse du pouvoir d’achat, entre autres choses).
Ce Pacte pour l’euro repose sur un principe directeur : les politiques sociales et les peuples doivent être les variables d’ajustement dans la crise, puisqu’on refuse de toucher à la vache sacrée euro, et d’utiliser ainsi l’arme monétaire, ce que font pourtant tous les autres pays.
Alors que l’ombre du directeur du FMI plane sur Bruxelles, les dirigeants européens et Nicolas Sarkozy mettent donc un nouveau coup d’accélérateur dans la mauvaise direction, celle de « l’euro à tout prix », sans tenir compte de l’échec total de cette politique jusqu’ici.
Ainsi, la Grèce et l’Irlande ne se relèvent pas, bien au contraire puisque les taux grecs atteignent de nouveau des sommets historiques, et d’autres pays de la zone euro sont en passe de tomber : le Portugal, et l’Espagne. Sur ces deux pays, pas un mot des dirigeants européens et de Nicolas Sarkozy, englués dans leur idéologie ringarde. Et pendant ce temps, les coûteux « plans de sauvetage » successifs plombent la dette française.
Marine Le Pen, Présidente du Front National, propose de rompre avec le régressif et dogmatique « Pacte pour l’euro », au profit d’un nécessaire « Pacte pour les peuples », beaucoup plus crédible pour assurer notre redressement économique et social.
Ce Pacte pour les peuples se fixe deux objectifs simples : les peuples et les politiques sociales ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de l’euro, et l’économie doit être relancée par une politique monétaire enfin efficace.
Ces objectifs de bon sens appellent plusieurs mesures : prendre acte de l’échec de l’euro, en organisant une sortie concertée de la zone euro. Le Front National a publié un plan détaillé sur ce point, et estime comme nombre d’économistes que c’est une condition essentielle pour oxygéner l’économie et l’emploi (notons qu’une majorité d’Allemands sont mécontents de l’euro d’après de récents sondages). Il faut en parallèle mettre en place des protections raisonnées aux frontières alors qu’aujourd’hui la zone euro est la région la plus libre-échangiste du monde. En France, un État stratège doit rompre avec l’ultralibéralisme.