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Le débat entre Martine Aubry et François Hollande a eu un immense intérêt : apprendre aux Français que le candidat socialiste à la présidentielle défendra une « Europe fédérale ». La fuite en avant fédéraliste est donc un autre point commun, et pas des moindres, entre le PS et l’UMP : récemment Alain Juppé a publiquement réclamé une « fédération européenne ».
Le raisonnement de l’UMPS est simple : si l’Europe ne marche pas, faisons encore plus d’Europe ! Ou le triomphe de l’idéologie sur le pragmatisme.
L’Europe fédérale, c’est la fin de la démocratie, de la République et de l’Etat nation. Les deux finalistes de la primaire socialiste ont eu beau parler à plusieurs reprises de la France et de sa grandeur, ils ont révélé leur intention véritable : ramener la France au niveau du Kansas dans une Europe qui donnerait tous les pouvoirs à une technocratie non élue. Déjà méprisés, les peuples seraient complètement oubliés dans une telle Europe.
Les Français doivent aussi savoir que l’Europe fédérale de l’UMPS c’est l’impôt européen, un transfert financier massif de nos pays vers les pays les plus pauvres du continent, à l’Est et au Sud. C’est encore moins de solidarité nationale, et le déversement pour rien de centaines de milliards d’euros hors de nos frontières.
Incapables de comprendre la crise de l’euro et de la résoudre, incapables d’admettre leurs erreurs, l’UMP et le PS préfèrent la fuite en avant fédéraliste, l’entêtement dans un système qui ne marche pas. Cet ultra-européisme, c’est l’aboutissement de la folie de leur idéologie. Pendant la campagne présidentielle, seule Marine Le Pen défendra un projet alternatif à cette fuite en avant désastreuse pour la démocratie et nos finances publiques : la coopération entre les nations libres dans une Europe enfin raisonnable.