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La crise de l'Euro risque de coûter cher aux Français

 

 Loin  du délire présidentiel, des enfumages du gouvernement et de l'effroyable silence de la majorité UMP, les événements financiers européens se précipitent et la crise grecque risque de tout emporter y compris les économies des Français. Si l'on en croit les dirigeants européens notre survie est liée à la capacité des grecques de se faire hara kiri en silence.L'euro groupe et le FMI  resserrent  encore le noeud coulant. Nouvelle baisse des salaires, des retraites , augmentations des impôts et des licenciements.

Rajoutez à cela la vente de toutes les entreprises publiques au secteur privé c'est à dire aux banques qui spéculent contre tous les peuples européens.

Quand on aura bien saigner la Grèce, il ne restera plus qu'à l'achever. IL est plus que temps de réfléchir à une sortie organisée de l'Euro avant la catastrophe.

  

La restructuration de la dette grecque va coûter cher aux épargnants français

Par La Rédaction de MoneyWeek, le 15 avril 2011

La dette grecque affole les marchés. La récente sortie du ministre allemand des Finances sur une éventuelle restructuration de la dette a mis le feu aux poudres. Les autorités grecques et européennes tentent tant bien que mal de démontrer qu’un défaut du pays n’est pas à l’ordre du jour. Mais nous restons convaincus du contraire. Et méfiez-vous, l’épargne des Français est particulièrement exposée à ce risque.

« Si le rapport (attendu en juin sur les progrès de la Grèce) conclut qu’il y a des doutes concernant la soutenabilité de la dette grecque, quelque chose devra être fait à ce sujet », a ainsi estimé le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. « Jusqu’à 2013, une restructuration ne pourrait se faire que sur une base volontaire », a t-il ensuite précisé. Traduction : la Grèce va faire faillite. Elle ne pourra pas rembourser toutes ces dettes et celles-ci vont devoir être rééchelonnées.

Les propos du ministre allemand ont à nouveau focalisé l’attention des marchés sur le cas de la Grèce. Dans la journée, le Premier ministre grec Georges Papandreou a présenté les grandes lignes de nouvelles mesures d’austérité pour le pays. Répondant au ministre allemand, il a affirmé que la Grèce résoudra « en profondeur » ses problèmes, « non pas en restructurant la dette, mais en restructurant le pays ». La BCE, qui détient des milliards d’euros d’obligations grecques, lui a emboîté le pas, répétant qu’elle ne voyait aucune raison pour une restructuration de la dette grecque.

Nous sommes loin d’être aussi optimistes. Le redressement des finances publiques ne devrait pas être aussi rapide qu’attendu. La dette publique grecque représente aujourd’hui près de 160% du PIB. La croissance a reculé de 4,2% en 2010 et elle devrait à nouveau se contracter de 3% cette année, selon les prévisions de la Coface. Et les mesures d’austérité s’ajoutent au chômage de masse (plus de 12% de la population active) pour peser sur la consommation des ménages.

Si la Grèce fait défaut, de nombreuses banques et fonds vont perdre beaucoup d’argent. En particulier en France. « La dette grecque, c’est 235 milliards d’euros. Dedans, il y a 75 milliards d’euros qui viennent de l’épargne française », estimait ce matin sur RTL Jean-Louis Gombeaud, journaliste au Figaro. En cas de faillite, les épargnants français en seraient donc pour leurs frais. En particulier ceux qui ont investi dans des Sicav et des assurances-vie qui détiennent des obligations grecques. Pour protéger votre épargne, MoneyWeek a réalisé ses propres stress tests sur les assureurs.


Photo : anjci – Flickr

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