Marine Le Pen signe aujourd'hui une tribune aux Echos dans laquelle elle promet que "l'euro mourra" et accuse les dirigeants français, Nicolas Sarkozy en tête, de vouloir "la fédéralisation économique totale de la zone euro".
"La seule solution qui vaille, c'est la restauration de la liberté monétaire [qui] permettra aux Etats de mener une politique de change adaptée à leurs besoins, au bénéfice des exportations et de la croissance", assure Marine Le Pen. "Je sais que l'histoire proche me donnera raison: l'euro mourra", promet la présidente du parti d'extrême droite, alors qu'un sommet crucial se tient jeudi sur le sauvetage de la Grèce.
"Union sacrée politique et médiatique"
Selon Marine Le Pen, tout débat sur l'euro se heurterait en France "à l'union sacrée politique et médiatique derrière le dogme de l'euro". "C'est d'autant plus grave que les dirigeants français sont en train d'envisager une solution extrême dans le dos des peuples: la fédéralisation économique totale de la zone euro", estime-t-elle.
"Cette option" - qui aurait selon elle "les faveurs de la technostructure européenne" et serait le "choix non encore avoué publiquement de Nicolas Sarkozy" - "a pourtant tous les traits d'une utopie totalitaire", ajoute Marine Le Pen.
"Une superstructure monstrueuse, déjà baptisée 'ministère des Finances européen', déciderait dans l'opacité de nos politiques d'éducation, de santé, de sécurité. La fuite en avant fédérale suppose aussi un transfert financier massif de nos pays vers l'Europe du Sud et de l'Est, au détriment des Français les plus vulnérables", affirme la présidente du FN.