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Extraordinaire discours. De qui est ce ?
"La vraie question est celle des territoires de la République à reconquérir
Certains quartiers font l’objet d’une prise de contrôle totale ou partielle par des groupes
mafieux notamment liés aux trafics de drogues. Ces mafias n’ont d’autre légitimité que la
violence exercée sur les habitants, l’intimidation des autorités locales ou la complaisance
inacceptable des pouvoirs publics.
Aujourd’hui dans ces quartiers, la légitimité du pouvoir se retourne vers le plus
puissant c'est-à-dire vers les caïds devenus seigneurs féodaux; l’Etat déliquescent est prêt à
tous les abandons et ne poursuit que l’objectif d’acheter la paix civile au prix de nos
principes fondateurs, de privilèges pour les meneurs ou d’inépuisables subventions pour
ceux qui s’en disent les porte parole.
Par sa lâcheté, l’Etat se délégitime. Résultat, l’intervention d’un Etat devenu illégitime est
désormais vécue comme une violence. Dans ce contexte de tribalisation et de basculement
des légitimités, la police nationale est perçue comme une bande adverse comme les autres.
D’autres territoires plus immatériels comme le système bancaire ou la finance échappent au
contrôle de l’Etat avec les conséquences économiques et sociales que l’on mesure
aujourd’hui. Les féodalités ne sont pas simplement en capuche mais également en cravate.
La lutte contre les féodalités : une constante et le résumé de l’Histoire de France
L’Histoire de France n’est rien d’autre que la lutte incessante de l’Etat organisateur et
protecteur contre les féodalités. Ces dernières sont au mieux porteuses d’intérêts
particuliers, au pire d’intentions prédatrices.
Les périodes glorieuses et fastes pour notre peuple sont celles au cours desquelles ces
féodalités protéiformes ont été contenues et si nécessaires réduites. Aujourd’hui, leur
pullulement, leur arrogance comme leurs revendications ininterrompues, parfois
menaçantes ou violentes sont autant le signe du déclin de notre Nation que de l’indigence
caractérisée de nos prétendues élites dirigeantes. Ils sont surtout le signe de l’urgence de la
reconquête.
Les féodalités : Les réduire et non les séduire
La mondialisation, construction libérale par excellence, aspire à voir la disparition des Etats
supposés être oppresseurs. Cette disparition programmée et méticuleusement organisée,
encourage activement l’émergence de ces féodalités de toutes sortes, mafieuses,
communautaristes, religieuses, régionalistes, affairistes etc… Or, à terme, on le sait parce
que c’est une constante historique (voir exemple libanais), les féodalités imposeront aux
plus faibles, aux moins organisés ou aux moins cruels, la loi souvent impitoyable de leur
groupe.
Le combat du Front national est d’abord celui de la souveraineté et donc de la restauration
de l’Etat qui est le seul garant de l’intérêt national, de la paix publique, des libertés
individuelles et de la cohésion de la Nation.
La question de la reconquête des territoires que je pose dans le débat public n’est pas
anecdotique ; elle est au coeur de la problématique politique : j’entends bien la porter au
coeur de la prochaine campagne présidentielle. Cette question fondamentale mérite
davantage que les propos consternants d’un ministre de l’Intérieur et des cultes, apeuré et
aléatoire; elle appelle également d’autres réponses que les incantations et les fatwas d’une
gauche en état de guerre civile qui se cherche désespérément un sujet fédérateur.
L’Etat ne va jamais tout seul : il ne se maintient ni ne s’accroit sans les vertus et les efforts
collectifs qui le fondent ou le rétablissent : dans notre histoire, Richelieu, Mazarin ou plus
proche de nous, de Gaulle, sont là pour nous le rappeler. C’est ce choix politique que, contre
les forces du laisser-aller et du laisser-faire, nous avons fait. C’est ce choix que nous
porterons dans la campagne présidentielle.
Alors oui, je prends le risque de mener ce combat de restauration de nos lois et de nos
valeurs et j’appelle tous ceux, de toute religion, de toutes sensibilités politique, qui sont
comme moi attachés à la paix, à la concorde, mais aussi aux principes d’unité, d’indivisibilité
et de laïcité de la République française à me rejoindre !