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Cent députés conservateurs ont signé une lettre demandant au Premier ministre britannique de redéfinir les relations entre le Royaume-Uni et Bruxelles et de prendre l’engagement d’organiser un référendum avant la fin de son mandat.
En réponse, le Premier ministre britannique a pris position en vue d’une renégociation des relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. « Il est vital pour notre pays – pour notre économie, notre démocratie et notre rayonnement – d’avoir les relations avec l’Europe qui conviennent » écrit-il tout en ajoutant, « mais le fait est que le peuple britannique n’est pas satisfait de ce qu’ils ont, et que moi non plus. Il est donc nécessaire de procéder à des changements. Les coûts sont trop élevés, la bureaucratie est trop prégnante, et il y a trop d’ingérences dans des domaines qui relèvent de la compétence des nations, de la société civile ou des individus. Des pans entiers de la législation européenne concernant le social, le temps de travail et les affaires intérieures devraient à mon avis être mis au rebut ».
Sous sa direction, le Royaume-Uni s’est tenu à l’écart des fonds de sauvetage de pays de l’Union européenne, et a fait en sorte que l’union bancaire ne concerne que les pays de la zone euro. « Nous ne soutiendrons pas les banques grecques ou portugaises, et nos banques seront régulées par la Banque d’Angleterre, et non par la Banque centrale européenne ».
L’un des signataires, Liam Fox, ancien secrétaire d’Etat à la Défense et possible successeur de David Cameron à la tête du parti conservateur, estime que « l’intérêt national du Royaume-Uni est en jeu dans la mesure où les pouvoirs du gouvernement sont entravés par le diktat de Bruxelles… Nous ne devrions pas attendre que les dirigeants européens reconnaissent l’échec de l’euro ».