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Les réponses de Marine Le Pen au Plan de rigueur

 

Je demande solennellement l’arrêt immédiat de ces plans de renflouement à répétition, aussi ruineux qu’inutiles.

On parle beaucoup de la fameuse « règle d’or »… La vraie règle d’or, la seule qui ait un sens concret, c’est d’agir réellement dans l’intérêt supérieur de la nation et de notre peuple. Cette vraie règle d’or exige de refuser de dilapider l’argent gagné par le travail des Français.

Nicolas Sarkozy a déjà beaucoup trop endetté la France. Il détient même le record de la Ve République en la matière. Celui qu’on peut raisonnablement appeler « le Président de la dette » a déjà creusé de 500 milliards supplémentaires notre dette publique depuis 2007, dont 100 milliards entre 2007 et 2008, avant même le déclenchement de la crise.

Cette irresponsabilité à l’égard de notre peuple et des générations futures, cette très mauvaise gestion des deniers publics doit cesser. Les déficits permanents, la dette en hausse continue, c’est inacceptable. En changeant de cap, on peut retrouver l’équilibre budgétaire rapidement.

Si je suis élue à la tête de l’État, je refuserai l’austérité pour ceux à qui on demande toujours de payer plus. Et dans le même temps, je gérerai les finances publiques avec une main de fer.
Cette main de fer, elle ne tapera pas sur les plus petits, ceux à qui on demande toujours de payer, mais elle tapera là où on ne tape jamais, là où il y a de réelles économies à faire.

- 1. Je mettrai fin immédiatement, bien évidemment, aux plans de renflouement des pays victimes de l’euro : pas un centime français, pas un centime gagné par le travail des Français, ne devra quitter la France. Voilà le prix concret de l’euro, puisque seuls les pays de la zone euro comme nous sont appelés à payer. La Grande-Bretagne par exemple, qui a eu la prudence de refuser l’euro, ne débourse pas un centime. Je traiterai à la racine le problème, avec mes partenaires européens.

Je rappelle d’ailleurs que j’ai toujours proposé un processus organisé et planifié avec ces partenaires européens. En le refusant, en refusant même le débat sur l’euro, on fait le choix de l’irresponsabilité, du grand barnum, du grand n’importe quoi, de la panique généralisée élevée au rang de méthode de gouvernement.

- 2. J’engagerai un plan de désendettement massif de la France, en gérant de façon enfin responsable l’argent public. Ainsi, je distinguerai la bonne dépense publique, celle qui finance les services publics, l’école, la santé, les retraites, la sécurité, la défense, de la mauvaise dépense publique : coût de l’immigration, fraude sociale, dérives de la décentralisation, argent versé à l’Union européenne sans retour, niches fiscales réservées aux puissances d’argent, comme la niche Copé pour les très grands groupes.

Aujourd’hui, le pouvoir sarkozyste s’en prend à la bonne dépense publique : il ferme nos hôpitaux, nos commissariats, nos gendarmeries, nos écoles, nos casernes. Il augmente les taxes à la consommation. Il pressure les petits retraités, à qui on augmentera bientôt la CSG. On a même pensé à diminuer les indemnités chômage des cadres !

En revanche, il laisse prospérer la mauvaise dépense publique. Rien n’est fait contre elle. Au contraire : on multiplie depuis 2007 les cadeaux aux amis du pouvoir, on accroît chaque année l’immigration légale, jusqu’à battre des records historiques comme en 2010 : 80 % d’immigration en plus par rapport à Lionel Jospin. On fait de la communication mais on ne s’attache pas à lutter contre la fraude sociale : quid des contrôles de train de vie suspects, dans les camps de roms ou certaines cités ? Rien n’est fait.

Mon gouvernement sera impitoyable avec cette mauvaise dépense publique, en s’en donnant tous les moyens.

- 3. Enfin, je dégagerai la France des griffes de ses créanciers, banques rapaces et marchés financiers.
Aujourd’hui, et depuis quelques décennies, banques et marchés jouissent d’un monopole dans la gestion de notre dette publique. Et bien sûr, ils en profitent, ils nous tiennent, ils peuvent spéculer sur notre dette, ils deviennent les maîtres de nos gouvernants.

Je mettrai fin à cette dépendance vis-à-vis du marché et de la banque.

J’ouvrirai ainsi la gestion de la dette publique à notre Banque de France, restaurée dans ses prérogatives. Concrètement, l’État pourra directement, de nouveau, lui emprunter, à des taux très faibles. Il n’est plus question de nous épuiser à payer des intérêts à des banques privées et des fonds de gestion sur les marchés financiers quand nous empruntons pour l’avenir de notre pays.

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