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« Il n'y a qu'un malheur, c'est que l'immense majorité des électeurs de l'UMP se sentent beaucoup plus proches de nous que de leurs dirigeants qui tendent à gauche. Alors, il faut la grande recomposition de la gauche », a affirmé Marine Le Pen dimanche sur France 3, avant de se reprendre pour parler d'une « grande recomposition en opposition avec la gauche ».
Mme Le Pen s'est insurgée contre « cette mise à l'écart » du FN par l'UMP, y voyant « le retour de la machine à perdre ». « On leur a tendu la main, une fois de plus, ils nous ont fermé la porte sur les doigts, ils n'ont qu'à s'en prendre qu'à eux-mêmes », a-t-elle lancé.
La candidate du Rassemblement bleu marine à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) a confirmé qu'en cas d'absence de candidat FN au second tour dans une circonscription, elle « laisserai(t) (ses) électeurs libres ». « S'il m'arrive de donner des consignes, ce sera des consignes au cas par cas. Ca dépendra du cas ».
Elle a reproché « à Nicolas Sarkozy et aux dirigeants de l'UMP (...) d'être totalement soumis à l'idéologie de gauche, au point pour un certain nombre d'entre eux (...) de s'apprêter à voter socialiste au second tour des législatives ». C'est « la même idéologie laxiste, immigrationniste, européiste, je suis la chef de l'opposition au système », a-t-elle soutenu.
La candidate à la dernière présidentielle a aussi fustigé la gauche et le président François Hollande qui, selon elle, « n'a pas la volonté de s'opposer au diktat de l'Union européenne qui appauvrit notre pays ».
Le chef de l'Etat « a nommé un Premier ministre parce que ce Premier ministre est germanophone, il est parti immédiatement en Allemagne » une fois investi, a-t-elle déclaré.
Elle s'en est pris, outre à la ministre de Justice Christiane Taubira « indépendantiste » et « communautariste », au ministre de l'Economie et des finances Pierre Moscovici, qu'elle a traité de « carpette face à l'Union européenne, au Fonds monétaire international, à la Banque centrale européenne ».
Commentant enfin un sondage Ifop-Fiducial la donnant battue par Jean-Luc Mélenchon au second tour à Hénin-Beaumont, Mme Le Pen a riposté ainsi: « la présidentielle n'a pas servi de leçon à l'Ifop ? », allusion à l'écart de sept points entre les deux candidats le 22 avril (17,9% contre 11,1%).