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Marine Le Pen était ce matin l’invitée de LCI en duplex du Parlement européen. La Présidente du Front National a estimé que la violence engendrée par le film de série Z, présentant l’islam comme un cancer, qui a fait trois morts en Libye, était un prétexte. Marine Le Pen a réaffirmé qu’elle était « contre tout ce qui peut choquer les croyants » et d’ajouter qu’elle « était encore plus attachée à la liberté d’expression ».
Pour Marine Le Pen, cette affaire « démontre quelque chose d’intéressant, nous avons dit et seuls, pendant de nombreux mois, à savoir que les Américains ont une politique internationale absolument condamnable. Ils ont mis à la tête d’un certain nombre de pays des fondamentalistes, des salafistes, et aujourd’hui ils s’aperçoivent que ces mêmes salafistes qui se sont servis de l’Occident pour prendre le pouvoir, réclament aujourd’hui de l’Occident qu’il déguerpisse de leur territoire ».
Revenant sur la validation sous condition, de la Cour constitutionnelle allemande, les termes du traité européen, Marine Le Pen a expliqué « que le problème de l’Allemagne est qu’en réalité elle a des intérêts divergents. Que, d’un côté, elle n’a pas envie de payer pour l’ensemble des pays qui sont entrain de tomber les uns après les autres. Et on peut la comprendre : après tout, les Français n’ont pas envie de payer ces pays, parce que ça ne servira à rien, on le sait et qu’en plus cela aggravera la situation » et de souligner que « parallèlement l’Allemagne a besoin et le seul qui a intérêt à conserver l’euro, parce que c’est grâce à cette monnaie très forte que les allemands sont entrain de prendre, qu’ils ont pris le leadership en Europe ».
Et d’ajouter qu’elle ne veut pas « attendre l’avis de l’Allemagne pour décider ce qui est bon pour mon pays. Je pense que le gouvernement commet un véritable viol démocratique en refusant de soumettre le traité européen à un référendum. C’est un énorme mensonge de François Hollande. Il avait dit qu’il renégocierait ce traité. Il s’est totalement soumis au desiderata de la Commission européenne. Il entraîne la France dans l’austérité, contre la volonté des Français ».