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" Les événements nous échappant , feignons de les organiser" c'est cette vieille maxime politique qu'essaient d'appliquer désespérément Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde. Hélas pour eux ils sont à la remorque de la chancelière allemande qui donne le LA. Il était de bon ton dans la nomenklatura UMPS de railler la Chancelière. Aujourd'hui nous sommes en marche vers l'euromark et à part leur gesticulations nos "chefs " n'y peuvent rien
Un très bon article de Yves Threard du Figaro nous alerte sur ce qui se passe vraiment en Europe
"L'Europe à l'heure allemande. Angela Merkel, dans une intervention sans concession aujourd'hui devant les députés du Bundestag, a invité ses partenaires de l'union européenne à suivre l'exemple de son pays : "Je veux que l'Europe s'engage à adopter une nouvelle culture de stabilité (...). Notre culture de stabilité a plus que fait ses preuves. Les règles ne doivent pas s'orienter sur les plus faibles, mais sur les plus forts". Et le gouvernement allemand de préconiser des sanctions contre les mauvais élèves : annulation des aides structurelles, suspension du droit de vote au Conseil européen...
Les critiques ne vont pas manquer de pleuvoir. Mais force est de reconnaître que Merkel a raison. Si l'Europe veut peser dans le monde, être efficace pour chacun de ses membres, elle doit se faire par le haut. Et le haut, c'est l'Allemagne qui, depuis dix ans, se serre la ceinture pour se rénover, digérer sa réunification, quand les autres persistent dans le mensonge politique ou le déni de réalité.
Vingt et un an après la chute du mur de Berlin, l'état d'esprit allemand a changé. La phase de "décontamination" du passé honteux est passée. L'Allemagne, nain politique contraint d'être l'élève sage et dévoué de la construction européenne pendant des années, est réunifiée. Le pays redresse la tête et entend bien faire valoir ses droits et ses intérêts, comme n'importe quelle nation. Quoi de plus normal ! On ne peut lui en vouloir.
Merkel, si moquée à son arrivée au pouvoir, si critiquée dans la tourmente financière de ces dernières semaines, est une redoutable politique. Sans doute, pense-t-elle à Bismarck, le père de l'unité allemande, qui fut aussi un fervent adepte de la realpolitik pour assurer la domination de son pays dans une Europe pacifiée (il était hostile à l'annexion de l'Alsace-Lorraine). "