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L’économiste Nouriel Roubini, connu pour avoir annoncé la crise financière des subprimes, prévoit que les pays de la périphérie de la zone euro quitteront l’euro d’ici cinq ans.
M. Roubini explique ainsi, à l’instar de nombre d’économistes français et étrangers trop peu écoutés, que l’euro a été conçu sans tenir compte des énormes disparités existant entre les différents pays de la zone et que la crise de la dette qui touche actuellement un nombre croissant de pays met en lumière les failles de cette union monétaire. Nouriel Roubini conclut ainsi qu’il n’existe aujourd’hui qu’un seul moyen pour les pays concernés de retrouver leur compétitivité et la croissance : quitter la zone euro, restaurer leur monnaie nationale et la déprécier.
Marine Le Pen rappelle qu’elle attire l’attention des Français depuis longtemps sur la faillite programmée de la zone euro. Il est de la responsabilité du gouvernement d’anticiper la fin de la monnaie unique plutôt que de la subir dans des circonstances dramatiques. La sortie de l’euro peut se préparer intelligemment, sereinement et avec un véritable souci de préserver les intérêts de chacun, encore faut-il se mettre au travail, et rapidement !
Vouloir maintenir l’euro à tout prix, quoiqu’il en coûte, est à l’inverse une stratégie suicidaire qui mènera l’économie française à la déroute, qui ruinera les plus modestes d’entre nous et mettra en péril notre système de protection sociale et de retraites.
Nous avons déjà déversé bien trop de milliards dans le trou de la dette de pays de toute façon insolvables, il est plus que temps de retrouver la raison en reconnaissant l’échec de l’euro et en organisant le retour qui s’impose aux monnaies nationales. Le soutien ruineux aux pays aujourd’hui victimes de l’euro ressemble à un acharnement thérapeutique aussi inutile pour eux que néfaste aux intérêts français.
Marine Le Pen se réjouit de ce que l’éminent économiste Roubini prenne ainsi fortement la parole pour lancer un nouvel avertissement aux dirigeants politiques qui nous mènent vers l’abîme. Elle regrette profondément que Nicolas Sarkozy, son gouvernement, mais aussi l’UMP et le Parti socialiste, tous vautrés dans leur idéologie européiste ne prennent pas la mesure du caractère catastrophique de la situation. Elle les accuse de cacher sciemment la vérité aux Français sur ce sujet en étouffant un débat salutaire qui existe pourtant dans les autres pays.