site politique pro Marine Le Pen
Le ministre de l’Education Luc Châtel, après avoir « réglé » en 2 jours de colloque le problème de la violence à l’école se propose maintenant d’organiser les Etats généraux afin de modifier les rythmes scolaires qui sont n’en doutons pas la source de l’échec de notre système. Il va même plus loin notre très courageux ministre, il envisage de mettre en cause la durée des vacances d’été. Grâce à cela son « plan com » est bouclé et le buzz est assuré.
Aujourd’hui, le journal « le monde » en liaison avec le ministère publie le classement des meilleurs lycées de France. Par la grâce de critères dont le ministère à le secret, le lycée de Clichy sous bois se retrouve parmi les meilleurs lycées de France et le lycée Henri IV au-delà de la millième place. Même s’il faut saluer la performance et le mérite des équipes pédagogiques de Clichy, on croit rêver de voir de telles manipulations. Elles sont dans l’esprit du temps !
Mais que le ministre se rassure en 2010, le bac comme le brevet des collèges atteindront des pourcentages de réussite record. Les ministres et les recteurs pourront pavoiser et partir en vacances l'esprit serein ils auront rempli leur devoir statistique.
Il faut bien, disent ils, que tous ces jeunes qu'on entasse au lycée obtiennent la clé pour la suite sinon qu'en ferions nous?
Personne, absolument personne n'accepte de reconnaître que ce fiasco est la conséquence du Collège unique où dans la même classe on mélange les excellents élèves et les quasi illettrés, l'élève travailleur et le jeanfoutre. Tout cela au nom de l'égalité républicaine.
Dans les classes de nos collèges, et cela toute la hiérarchie de l'Education Nationale le sait, les enfants les plus faibles sont incapables de suivre les programmes (de plus en plus lourds et prétentieux) voire ne comprennent même pas ce qui est dit en classe.
Les plus timides se renferment, ne disent plus rien et se lézardent intérieurement, en silence, sans gêner personne, les autres adoptent une attitude agressive envers les profs ou les autres élèves (En général les bons qui sont priés d'adopter un profil bas).
Dans ces classes de collège, il n'est pas question de pousser les meilleurs à performer davantage, que ferait on des autres, où serait "la pseudo égalité".
Fantastique gâchis pour un pays qui sacrifie sa future élite issue du peuple au nom d'un pseudo égalitarisme.
L'orientation scolaire n'est plus aujourd'hui que de la gestion de flux car le coût financier du redoublement prime sur tous les autres critères. On voit aujourd'hui des élèves passer en seconde avec à peine 8 de moyenne générale et souvent moins de 7 en français!!
Les examens comme le Brevet des Collèges sont pipés. Les barèmes sont fait de telle façon qu'on puisse garantir entre 80 et 90% de réussite. On accepte aujourd'hui l'orthographe phonétique dans l'épreuve de dictée et la paraphrase en lettres et histoire géographie. Si cela s'avère insuffisant, les jurys repêcheront jusqu'à ce que le pourcentage prévu soit atteint.
L'absence de règles disciplinaires réelles et la baisse des exigences viennent confirmer le laissez aller général que dénonce une majorité de professeurs dans le secret des salles des profs mais que l'État, le gouvernement et les syndicats refusent d'entendre.
Pendant ce temps là, les enfants des ministres et de la classe dirigeante de droite comme de gauche fréquentent les meilleures écoles privées où la sélection se fait par l'argent, le niveau social, mais surtout par le niveau scolaire. Ça ne rigole plus, on prépare les élites de demain alors vive la sélection vive le travail intensif, vive la compétition. Ensuite chacun choisira la bonne filière (grandes écoles ou universités étrangères). Nos bacheliers de banlieue iront s'entasser dans des universités de seconde zone, loin des filières de la réussite.
Il est temps d'abandonner la langue de bois, de parler d'une école qui n'existe que dans les discours des ministres et des syndicats. Aujourd'hui l'école de la République ne remplit plus son rôle d'ascenseur social, au contraire elle renforce les inégalités. Il est plus que temps de dénoncer l'imposture. A vos plumes !