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Sur le dossier de l’énergie, comme sur les autres, le gouvernement a choisi la communication et non l’action.
De qui se moque-t-on en effet ?
Sur le gaz d’abord, nous apprenons qu’une nouvelle hausse était prévue en juillet 2011, après 5,2 % d’augmentation il y a quelques jours ! Le gel annoncé est une grosse ficelle électoraliste déjà utilisée entre octobre 2010 et janvier 2011, sans que cela n’empêche une flambée de 20 % des tarifs en un an. Comme d’habitude, le gel durera trois mois, avant la prochaine hausse…
Concernant l’électricité, le gouvernement annonce une nouvelle hausse d’au moins 4 % pour l’année qui vient, après 6 % en 2010. Ce chiffre est très supérieur à la progression des salaires.
Au sujet de l’essence, alors que les cours du pétrole atteignent de nouveaux sommets, le gouvernement Sarkozy est complètement à côté de la plaque. La TIPP, qui représente 60 % des prix à la pompe, ne baissera pas d’un centime, alors que la revalorisation du barème forfaitaire kilométrique ne compense en rien la flambée des prix, et ne profite pas à la masse de nos concitoyens.
Surtout, sur le fond, le gouvernement continue de tromper les Français en poursuivant une politique européenne de libéralisation de l’énergie menée de front avec le PS depuis 1996. C’est elle qui explique principalement la montée continue des prix depuis des années. La dernière loi NOME, votée en 2010, oblige ainsi sottement EDF à vendre plus cher une partie de sa production. Sur ce sujet européen, rien, désespérément rien, car l’idéologie ultralibérale reste l’alpha et l’oméga de toute la politique de l’UMP et du PS.
Marine Le Pen, Présidente du Front National, demande au gouvernement de cesser de chercher à berner les Français par des artifices de communication pitoyables.
Le problème des tarifs de l’énergie doit enfin être pris à bras-le-corps.
Le plan d’action qu’elle propose reste le suivant :
- Annulation de la hausse de 5,2 % des tarifs du gaz en avril, alors que GDF Suez réalise d’énormes bénéfices ;
- Baisse immédiate de 20 % de la TIPP et compensation par une surtaxation réelle des super-profits des grandes compagnies pétrolières et gazières ;
- Reprise en main du secteur de l’énergie par l’Etat stratège, aux dépens de directives européennes ultralibérales