Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

site politique pro Marine Le Pen

Publicité

Les banques européennes ont versé 18 milliards de dividendes en 2011

 Un article passionnant lu dans la Tribune

Les banques européennes ont versé 18 milliards de dividendes en 2011

 

 

 

 

Les 15 pre­miers établisse­ments bancaires ont consacré 46% de leur résultat de net à le­urs actionnaires. Une rémunération qu'elles enten­dent au­g­menter tout en inve­stissant dans la re­lation client. Deux obj­ectifs con­tradictoires dans un conte­xte écono­mique et régle­mentaire très difficile.
Les quinze principales banques européennes veulent investir dans de nouveaux produits et services afin de regagner la confiance de leurs clients.

Les banques européennes ve­ulent tout faire. Au­g­menter la rémunération de le­urs actionnaires, es­sorés par une chute de près de 30% de le­urs cours de Bourse au cours des douze derniers mois, inve­stir dans de nouve­aux pro­duits et services afin de re­gagner la confiance de le­urs clients, et, co­mme si cela ne suffisait pas, réduire le­urs coûts. Te­lles sont les prio­rités que les quinze principales banques européennes affichent « in­variable­ment » dans le­urs rappo­rts annu­els 2011, se­lon le cabinet KPMG, qui les a déco­rtiqués dans le cadre de la sixième édition de son étude annu­elle sur la co­mmunication financière des banques du Vieux Continent. « Il est difficile d'imaginer co­m­ment ces stratégies am­bitieuses et parfois con­tradictoires seront mises en œuvre dans un environne­ment écono­mique mo­rose et face à des exigences régle­mentaires plus strictes », s'étonne KPMG.

Des bénéfices en chute de 26% en 2011

L'an dernier, les banques européennes ont versé 18 mil­liards d'euros à le­urs actionnaires, soit 46% de leur résultat net, au titre de l'exercice 2010. Mais co­m­ment espérer dis­tribuer davantage de dividen­des, maintenant que le­urs bénéfices fon­dent co­mme ne­ige au soleil ? L'an dernier, les résultats (cou­rants avant impôts) cumulés des quinze banques étudiées par KPMG - parmi le­squelles figurent BNP Paribas et la Société générale - ont plongé de 26%, à 62 mil­liards d'euros.

Une chute en grande partie liée à la crise de la dette en Grèce, qui a coûté près de 10 mil­liards d'euros aux banques européennes, ces dernières ayant déprécié le­urs obligations souve­raines grecques à hauteur de 71%. Or ce scénario pour­rait se répéter. Pour la sim­ple raison que l'exposition des banques européennes à la dette des au­tres pays en difficulté - Es­pagne, Po­rtu­gal, Italie et Irlande - se monte à 206 mil­liards d'euros, se­lon l'étude de KPMG. Qui prévient donc que « la défaillance d'un de ces pays, qui n'e­ste pas à exclure, pour­rait s'avérer lourde de conséquences » pour les banques.

Une con­tradiction to­tale

Une au­g­mentation de la rémunération des actionnaires sem­ble d'autant plus irréaliste que les auto­rités bancaires exigent des banques qu'elles renfo­rcent le­urs fonds pro­pres, au prix, no­tam­ment, de dis­tributions de dividen­des modérées. Et puis, « satis­faire les attentes des actionnaires, c'est mécontenter l'o­pinion pu­blique, déjà très méfiante à l'égard du système bancaire », souligne Marie-Christine Jolys, as­sociée chez KPMG. Vice-ve­rsa, tenter de re­gagner les fave­urs de le­urs clients à coup d'inno­vations pro­duits et marketing en­gen­drera des coûts supplémentaires pour les banques, ce qui grèvera le­urs résultats et, partant, leur capacité à ve­rser des dividen­des. Enfin, ces inve­stisse­ments dans la re­lation client sont en to­tale con­tradiction avec la vo­lonté des banques de co­m­primer le­urs coûts.

Certes, en­tre la crise de la dette dans la zone euro, le marasme écono­mique, la volatilité des marchés financiers et une opinion pu­blique hostile, « les plus gran­des banques européennes font face à une situ­ation d'une exceptionne­lle co­m­ple­xité », reconnaît KPMG. Mais, juste­ment, il faut moins que jamais tenter d'être au four et au moulin. En­tre le­urs actionnaires et le­urs clients, les banques vont devoir choisir.

 


 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article