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Allemands et Français ont passé ces dernières semaines non pas à chercher une solution pour sauver la Grèce mais un moyen pour camoufler leurs graves dissensions.
En effet, le problème des Grecs n’est pas la faillite ,mais de ne pas payer trop cher les intérêts de leurs emprunts ce qui est le cas depuis leur déclassement par les agences internationales de notations. En d’autres termes, le peuple grec est d’accord pour redresser le pays, mais il ne veut pas se serrer la ceinture pour verser des intérêts élevés aux banques et engraisser leurs actionnaires. Ce que veut la Grèce, c’est emprunter à un taux normal, rien d’autre.
Le cinéma européen dont on vient d’être témoin lors du dernier sommet est la conséquence de divergences gravissimes entre Nicolas Sarkozy et Angéla Merckel. Cette dernière veut faire mentir le vieil adage cher aux Français, « l’Allemagne paiera » Et bien NON, elle ne paiera pas. Elle paiera d’autant moins, qu’elle voit poindre une attaque spéculative en règle contre le Portugal, que l’Italie est sommée par la Commission de faire des économies et que l’Irlande annonce un plan de sauvetage de ses banques. Décidément les PIGS ne vont pas bien et la facture à payer sera certainement « impayable » d’où la volonté allemande de faire appel au FMI ce dont la France, pour être exact, ce dont Sarkozy ne veut absolument pas. Le recours au FMI c’est le retour en Europe de Dominique Strauss Kahn à un an des élections présidentielles et ça Sarkozy ne peut pas l’accepter.On a donc négocier on aura un peu de Strauss Kahn et finalement on essaiera de ne pas payer.
La zone Euro va connaître d’autres graves turbulences, il serait bien que Nicolas Sarkozy se préoccupe davantage des intérêts à long terme de notre pays et un peu moins de ses intérêts électoraux. La France continuera après 2012
Une fois de plus la presse étrangère salue la victoire d’Angela Merckel qui donne la ligne pour la zone euro alors qu’en France la presse ne parle que d’un succès français. Attendons la suite du feuilleton car si on a bien compris, hier, à l’université Columbia notre cher président expliquait qu’il allait sauver le capitalisme, tous les espoirs sont permis.