site politique pro Marine Le Pen
Huit jours après l’annonce par Nicolas Sarkozy de « la pause dans les réformes », François Fillon déclare dans le JDD « on ne change pas de politique. »
Pendant que les exégètes de la pensée élyséenne annoncent qu’hormis la réforme sur les retraites, la loi sur la dépendance et la reprise hypothétique du débat sur l’identité nationale la pause sera réelle, François Fillon déclare qu’on ne changera rien et que le train des réformes continuera son chemin y compris la réforme territoriale .On peut aussi rajouter à cela les mesures de rigueur budgétaire négociées par Madame Lagarde à Bruxelles.
Voilà la ligne de fracture entre les deux têtes de l’exécutif.
Un Sarkozy obsédé par 2012, et un Fillon obsédé par l’Etat de la France. Fillon n’avait il pas déclaré qu’il était « à la tête d’un Etat en faillite » ?
Les Français détestant le blinbling présidentiel, l’héritier Jean à l’EPAD et les bonus des banques se défient de plus en plus des foucades, de l’autoritarisme, de l’instabilité présidentielle et même de l’instabilité du Président.
Fillon a compris tout cela et a décidé que c’était sur une ligne de rigueur quasi Churchillienne qu’il partirait. Aux yeux des Français, il est celui qui est conscient des dangers qui pèsent sur le pays, celui qui veut poursuivre les réformes pour le sauver. Réformes douloureuses mais nécessaires. Son style peu charismatique mais tranquille et sérieux rassure les Français.
Il sait qu’il a raison et que s’il doit y avoir un clash avec le Président, il apparaîtra aux yeux des Français comme le recours.
Il est significatif de voir en 3 jours, deux anciens premiers ministres se déclarer candidats à la candidature.